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Châteaubriant, le contrat-ville, enfin

Ecrit le 21 janvier 2015

La Mée a fait état ) du blocage du maire de Châteaubriant par rapport au ’’Contrat-Ville’’. Nous maintenons nos informations. La presse locale de Châteaubriant ne les a pas reprises, attendant d’avoir des réponses aux questions qu’elle a posées aux intéressés. Mais les réponses ne sont pas venues et, de ce fait, les lecteurs n’ont pas été informés. Cependant ces questions, même non-publiques, ont secoué le cocotier et le maire de Châteaubriant s’est décidé à faire quelque chose. Une réunion a donc eu lieu en sous-préfecture le 14 janvier 2015 qui a abouti à un communiqué commun :

 Communiqué commun

Une nouvelle réunion de travail s’est tenue le mercredi 14 janvier 2015 à la Communauté de Communes du Castel-briantais sous la présidence conjointe de Véronique SCHAAF et d’Alain HUNAULT en présence de plusieurs élus municipaux et intercommunaux, de nombreux repré-sentants de la Préfecture et des Services de l’Etat, des représentants d’associations et des techniciens des collectivités.

Les échanges, très constructifs, ont permis de valider d’ores et déjà un certain nombre d’aspects administratifs :

Le portage du contrat de ville sera assuré par la ville de Châteaubriant, la Communauté de Communes le contractant également pour ce qui relève de ses compétences.

Le territoire d’observation sera étudié avec précision en fonction des conclusions du diagnostic social. D’ores et déjà, il pourrait intégrer les communes en Zone de Revitalisation Rurale situées sur le canton de Saint-Julien de Vouvantes mais également d’autres communes sur lesquelles des besoins sociaux précis auraient été identifiés.

Calendrier : Le contrat cadre sera pré-senté au printemps au Conseil Municipal de la Ville de Châteaubriant et au Conseil Communautaire. Son élaboration fera l’objet d’un travail concerté avec l’en-semble des partenaires. Une prochaine réunion de travail est d’ores et déjà fixée le jeudi 29 janvier prochain pour partager les éléments du diagnostic. Ceux-ci s’appuieront sur quatre piliers :

La cohésion sociale avec le diagnostic social déjà engagé, le projet de centre socio-culturel, le travail entrepris autour des questions de mixité sur le quartier, notamment avec l’évolution du Multi accueil du Petit Castel ou encore avec le projet de création d’une antenne du Foyer des Jeunes Travailleurs.

Un travail partenarial très fort sera conduit tant avec l’Education Nationale qu’avec les acteurs associatifs du quartier tels que l’Association Rencontres   et l’Association Culturelle Turque.

Le classement des établissements scolaires en Réseaux d’Education Prio-ritaire, concourra à mobiliser des crédits pour développer de nouvelles opérations notamment autour des pratiques culturelles.

Le renouvellement urbain et le cadre de vie : cet axe de travail permettra de poursuivre et d’amplifier l’action déjà largement engagée par Habitat 44 pour l’amélioration des bâtiments et des parties communes.

Le développement économique et l’em-ploi : sur ces questions, Pôle Emploi et la Maison de l’Emploi joueront tout leur rôle. L’ensemble des partenaires réfléchira également aux moyens de mise en œuvre d’une présence renforcée au cœur du quartier, au plus près des préoccupations de la population.

Gouvernance et participation citoyenne Cette démarche de consultation de la population telle qu’elle a déjà été engagée avec le recueil de paroles du diagnostic social prévoira toutes les conditions à l’expression et à l’appropriation des pro-jets par les habitants du quartier.

Le niveau d’équipement de très grande qualité, souligné par les participants (Médiathèque  , Conservatoire  , équipements sportifs, multi-accueils…) constituera un appui précieux aux nouvelles initiatives conduites dans le cadre de la politique de la ville.

Considérant ce niveau d’équipement, la situation de son établissement et les nombreux projets déjà engagés par les collectivités sur le quartier, M. PANNETIER, Proviseur du Collège de la Ville aux Roses, a proposé de qualifier ce quartier prioritaire comme un quartier prioritaire « haut de gamme ».

C’est le défi que se sont lancé l’ensemble des partenaires présents.
(fin de communiqué)

 Commentaires

Lors de la cérémonie des vœux, le 12 janvier 2015, le maire de Châteaubriant a indiqué qu’il y a eu plusieurs réunions de travail sur ce contrat-ville, au cours du deuxième semestre 2014. Il a raison mais il ne précise pas qu’il y était absent et que ’’ses collaborateurs et notamment les techniciens compétents n’ont pas été autorisés à y participer’’. Mais, bon, cette fois c’est fait, tant mieux.

On peut noter cependant que, dans l’histoire, le dossier prend du retard. Le contrat-cadre aurait dû être signé fin décembre 2014, et, maintenant, aucune date n’est fixée. Il est question de présenter le contrat « au printemps ». C’est vague. Notons que le dernier conseil municipal date du 19 novembre 2014, le prochain est attendu pour la fin février. A Châteaubriant, pour certains dossiers, on est toujours pressé de faire traîner les choses. Ce fut le cas pour le Plan d’Occupation des Sols du temps du maire Xavier Hunault, et aussi du SCOT   (Schéma de Cohérence Territoriale) que devait faire Alain Hunault. Pour ce contrat-ville, il essaiera aussi de faire traîner les choses. Mais ce n’est peut-être pas de sa faute : ne serait-il pas atteint de phobie administrative ?

Le diagnostic social : c’est vrai, il est en cours, mais il ne devrait pas être rendu avant le mois de juin. Et comme « le territoire d’observation sera étudié avec précision en fonction des conclusions du diagnostic social », eh bien on attendra ! Encore heureux que le quartier ne soit pas à feu et à sang !

 Physionomie d’un quartier

Revenons donc sur ce quartier de la Ville aux Roses. Un quartier bien tranquille, avec des logements corrects et non dégradés. Très peu de graffitis, des espaces verts. Bien quoi, au niveau urbanisme. Mais au niveau social ?

– l’un des deux quartiers les plus pauvres du département. [Il est vrai que la ville de Châteaubriant est la dernière zone des Pays de Loire en matière de revenus].

– pas de maison de jeunes, pas de centre socio-culturel. Si les habitants veulent se rencontrer pour discuter, il faut aller demander une salle en mairie où, comme pour tout le monde, on ne leur dit pas si la salle demandée est libre et on leur demande d’attendre une quinzaine de jours pour une réponse. Les seuls lieux de rencontre sont le café, et la salle-cultuelle turque.

– la municipalité sait bien l’importance d’un local ! Elle en a attribué un beau au Conseil Municipal de jeunes (33 mem-bres) avec babyfoot, machine à café et même une éducatrice ! Mais les autres jeunes de la ville ? Bernique !

– il y a des locaux sportifs, mais ils sont réservés aux activités sportives et aux jeunes inscrits dans les clubs.

– il y a une association socio-culturelle dynamique : l’association Rencontres  , mais dans un local exigu. Cette association n’est rentrée en grâce qu’à la veille des Municipales de 2014. Espérons qu’il lui sera donné, enfin, les moyens de poursuivre son bon travail.

– il y a des locaux aménageables ! Mais il manque une volonté politique. Ce serait bien de faire un chantier participatif, [comme cela s’est fait dans la région de Nozay], invitant les jeunes à participer à la construction d’une extension au ’’Centre Bretagne’’, à l’aménagement de la salle nord, en échange d’un salaire. Et en définissant avec eux le contenu d’une réelle politique socio-culturelle. On rêve ?


Ecrit le 28 janvier 2014

 Communiqué de La Voie Citoyenne

L’ambition du contrat-ville est de mobiliser les services de l’État et des collectivités pour répondre à la problématique de sortie de la pauvreté. Les actions concernent l’emploi des jeunes, l’accompa-gnement des familles en particulier des mères isolées et l’amélioration des conditions de vie des habitants du quartier. La méthode de travail retenue par l’État est basée sur la concertation. Elle intègre les associations et les habitants avec la mise en place de conseils de citoyens. Nous pensons que les contrats ville sont des opportunités dont il faut se saisir pour ouvrir des perspectives d’avenir. Nous sommes donc satisfaits que le Maire accepte enfin de s’engager dans la démarche et parle de : cohésion sociale, présence humaine renforcée au cœur du quartier, travail partenarial, participation citoyenne. Nous espérons que tous ces termes deviendront réalité.

Signé : Bernard Gaudin, Marie Humeau, Nelly Boucherie
Elus de ’’La Voie citoyenne’’


 Communiqués de Châteaubriant au Cœur

Monsieur le maire de Châteaubriant est furieux ! Lui qui fait tout pour museler ses oppositions, il s’exaspère de voir que celles-ci s’expriment par communiqués, et à répétition encore. Et ça le pique, comme les moustiques !

1) Le groupe « Châteaubriant au cœur » ose faire un commentaire sur le futur Dojo de Châteaubriant, en écrivant : « Nous venons d’apprendre par voie de presse que le Dojo était privé d’une subvention de 400 000 €. Pourquoi ne pas l’avoir annoncé lors des vœux à la population ? (…) En qualité d’élus, nous n’avons pas été tenus informés, alors que l’information est tombée le jour du dernier Conseil Municipal [19 novembre 2014]. Est-ce bien normal ? Cette pratique politique dissimulatrice est malsaine. Travaillons ensemble : il y a toujours plus d’intelligence dans plusieurs têtes que dans une !

Le Dojo représente plus de 9000 euros pour chacun des 235 adhérents au club de judo. Or cette dépense nous concerne tous, et il faut également payer le centre aquatique. Une question s’impose : pourquoi engager de telles dépenses alors que l’on sait depuis des années que les aides de l’Etat vont baisser ? D’une part, il est évidemment possible de construire moins cher. D’autre part, n’est-il pas grand temps de rénover nos trottoirs et nos routes ? C’est un peu moins bling bling mais touche chacun d’entre nous ».

Dans un autre communiqué, le même groupe déclare : « Contrat Ville : la municipalité reconnait son erreur »

« La Ville aux Roses a été classée parmi les 700 zones de pauvreté de France. Son collège vient d’être placé en Zone d’Education Prioritaire. Cette triste situation à l’avantage d’être une opportunité pour améliorer la vie des habitants avec l’appui de financements nationaux massifs. Or, la municipalité de notre commune avait fait le choix de sacrifier ce quartier pour raisons politiques. (…) Lors des vœux, M. Hunault a annoncé son revirement. Il accepte enfin la réalité. Nous nous en réjouissons. Il n’est en effet jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs. Nous espérons donc être associés au formidable travail qui nous attend tous pour faire de la Ville aux Roses un quartier dynamique et agréable ».

Le groupe Châteaubriant au cœur proteste également contre la mise en place de la taxe locale sur la publicité extérieure.

« Le maire est-il dépassé maintenant que les sommes versées par l’Etat diminuent alors qu’il a entrepris des projets pharaoniques ? » « Nos entre-prises vont supprimer tout ou partie de leurs publicités. Donc faibles recettes pour la ville et frein au dynamisme de nos entreprises et moins d’emplois »


Ecrit le 28 janvier 2015

 Pas le temps ...

Le dernier conseil municipal de Châteaubriant date du 19 novembre 2014, un nouveau conseil était prévu le 25 février mais il est annulé et reporté au 11 mars « en raison de vacances scolaires et de la nécessité de compatibilité des calendriers entre la communauté de communes et la ville » [sauf que les vacances scolaires se terminent le 22 février … !]

 Contrat … pas pressé

Dans le communiqué commun entre la mairie de Châteaubriant et la Sous-Préfecture, il a été écrit que le projet de Contrat-ville, concernant le quartier de la Ville aux Roses, sera présenté au Conseil Municipal et à la Com’Com’   …. ’’au printemps’’. Bé oui, pas avant le 10 mars ! Pour la politique sociale, pour le dialogue social, pour le mieux-vivre ensemble … il est urgent d’attendre, n’est-ce pas ?


Ecrit le 4 février 2015

 La folle journée

La Folle Journée est un concept nantais se proposant de sortir la ’’musique classique’’ de son cadre conventionnel, en favorisant la formation d’un public nouveau - de jeunes bien sûr, mais de tous les âges - par le bouleversement du rituel immuable et un peu compassé du concert traditionnel. Dans un laps de temps limité, le spectateur navigue entre les différentes salles, chaque lieu ayant une acoustique parfaitement adaptée à chacun des effets musicaux. La profusion des concerts permettant à l’auditeur de renouveler à loisir son « expérience musicale ». Plus de 300 concerts, 1800 musiciens enthousiastes, un public toujours plus nombreux, 150 000 billets vendus, 18 000 disques et 3200 livres …

« Oui mais la musique classique, c’est pour une certaine classe sociale, c’est pas pour nous ». Eh bien non : La Folle Journée a fait des choix différents !

En 2014, plus de 10 000 personnes ont bénéficié d’un tarif préférentiel à 5 €. Mais le prix n’est pas tout ! Si tu ne vas pas à la musique, la musique ira jusqu’à toi ! Les actions développées, pour certaines d’entre elles tout au long de l’année, touchent des publics très diversifiés : publics scolaires, jeunes déscolarisés ou en insertion professionnelle, étudiants, personnes en situation de précarité, personnes handicapées, personnes âgées dépendantes, prisonniers …

Des spectacles sont donnés dans les maisons de quartier (Tiens, Nantes a des maisons de quartier !), musique ’’classique’’ mais aussi transcriptions musicales.

Des groupes de jeunes musiciens amateurs (rock), issus de différents quar-tiers nantais, travaillent l’interprétation d’une œuvre classique dans leur propre style musical, en concertation avec René Martin, directeur artistique de La Folle Journée. Pour 2015, sept groupes de quartier sont programmés, ils ont bénéficié d’une série de répétitions depuis octobre 2014 encadrées par le pianiste Alphonse Cemin et le bassiste Raphaël Schwab, masterclasses, répétitions collectives.

Des concerts ’’hors les murs’’ ont lieu pour les publics ’’empêchés’’ : maisons de retraite, centres hospitaliers, crèches, centre pénitentiaire, foyer d’accueil des sans-papiers et des sans-abris. Les Ateliers de Passions Partagées faisant suite aux Ateliers de Retranscriptions Graphiques sont mis en œuvre depuis trois ans dans de nombreuses structures et associations accueillant des enfants, des publics en situation de handicap ou de précarité et des personnes âgées dépendantes.

Pour le Pays de Châteaubriant   ?… on se prend à rêver ...