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Drame inexpliqué à Nantes

Ecrit le 7 janvier 2015

Courrier des lecteurs :

Drame inexpliqué, Nantes

Mardi 23 décembre 2014, vers 19h00, place Royale (piétonne) à Nantes. Il y a foule autour des chalets du ’Marché de Noël’. Surgit une voiture volontairement lancée à 70 km/h, fauchant 10 personnes (décès d’un jeune de 25 ans le 24) avant d’emboutir un chalet. Puis le conducteur se poignarde, se mutilant gravement. Des faits. Quel était le message à trans-mettre ?

« Compassion » ! La clique politique débarque, impuissante. MM. les ministres Valls et Cazeneuve expriment leur « solidarité et compassion ». C’est mieux que rien, mais pas grand-chose. Merci d’être venus, à bientôt. Les médias, avides de vendre, font des ’placards’ plutôt qu’un petit article.

Question : Une commerçante des chalets dit, le 24, « l’esprit de Noël s’est envolé ». La police fait son boulot habituel, et trouvera, ou pas, une explication ...

Un gars a pété les plombs, sans être repéré. Là est la vraie question, la grave question de la souffrance psychique, sans être aucunement liée à la folie. Imaginons un auto-cuiseur avec sa soupape bloquée. La raison cède devant l’intense souffrance, il y a passage à l’acte. Outre les victimes, tous les témoins, même éloignés, vivront des mois difficiles. La Justice passera, sereine, avec ses qualités et ses défauts. [ndlr : pas question de justifier cet acte, mais d’y réfléchir posément].

« Esprit sain dans un corps sain » : si, en France, le corps est proprement soigné, le psychique est délaissé. Violences, incivilités, intolérances, égoïsmes, mal-être généralisés deviennent préoccupants. L’isolement, la solitude, les ’bulles’ spirituelles conduisent à surdimensionner des soucis passagers. Mais qui est apte à les détecter ?

Être là au mauvais moment : revoyons la responsabilité sous un autre angle. Vous marchez sur le trottoir, il pleut et le vent souffle par bourrasques. Vous marchez vite, en rasant les façades. Vous ne savez pas que, une seconde avant votre prochain pas, un joli pot de géranium, bien fleuri et bien lourd, vient, sous la force du vent, de basculer du cinquième étage de l’immeuble que vous frôlez frileusement. Évidemment, le pot n’avait rien prémédité du tout. Mais le coup de vent, le petit balcon étroit de fenêtre, le geste à l’arrosage d’hier qui l’a décalé vers la rue … . Inéluctablement, le choc a lieu. Vous êtes gravement blessé, vous quittez la vie le lendemain, entouré de votre famille. Drame banal et inextricable. Syndrome de peur pour vos proches. Qui ou quoi est responsable ? Peut-être le pot, le géranium, le vent, l’arroseur, le balcon, la pluie, l’immeuble ?

Signé Pascal