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2015, une CFDT offensive en matière de santé

Ecrit le 4 février 2015

Les retraités et préretraités CFDT de Châteaubriant et région se sont réunis en Assemblée Générale le 27 janvier 2015.

Après les événements tragiques que la France a vécus, ils appellent tous les citoyens à ’’refuser les pièges des amal-games et les instrumentalisations d’où qu’ils viennent. Face à la haine, notre message est celui de la paix, de la démocratie, de la liberté de penser et de la liberté d’expression et la lutte contre toutes les formes de totalitarisme’’.

En 2014 la persistance de la crise et des restructurations, l’augmentation du chô-mage et de la pauvreté, ont entraîné un climat de tension dans la société ’’et certains exploitent cette situation à des fins politiques. Ils cultivent la peur, le mensonge, le rejet de l’autre en désignant des boucs émissaires’’. …

 L’Union locale des Retraités réaffirme ses priorités revendicatives :

La CFDT Retraités revendique le tiers-payant généralisé et dénonce le boycott de la carte vitale par certains médecins libéraux qui se placent hors la loi. Pour des raisons financières, 25% des Français renoncent aux soins médicaux. Le tiers-payant généralisé est un droit pour chacun. Les indemnisations et rémunérations des médecins par l’assurance maladie ne se limitent pas au seul tarif de la consultation. Ils en perçoivent aussi d’autres liées aux objectifs de santé publique.

La CFDT Retraités revendique la mise en œuvre, sans délai, de la loi sur le vieillissement. Elle reste mobilisée pour que les engagements du gouvernement ne restent pas sans suite.

Pouvoir d’achat des retraités dans la solidarité. Le pouvoir d’achat des retraités est mis à l’épreuve des solidarités qu’exige la situation financière dégradée des comptes publics et sociaux. Les retraités prennent largement leur part dans cette solidarité : stagnation des pensions de base et complémentaire, mesures fiscales comme la fiscalisation de la majoration de pension pour enfant.

La CFDT Retraités est opposée à toute autre mesure qui serait prise sans un juste partage par tous des efforts. Elle a déjà obtenu du gouvernement un coup de pouce en faveur des pensions les plus modestes, mais ce geste est insuffisant.

La CFDT Retraités exige d’autres mesures de protection des retraités les plus modestes.

  • - Une politique fiscale plus juste et plus solidaire
  • - L’accès aux soins de qualité partout et pour tous. ’’Nous dénonçons les dépassements d’honoraires, les restes à charge insupportables pour beaucoup de retraités qui n’ont plus les moyens d’avoir une mutuelle complémentaire. Nous dénonçons la fermeture programmée à Châteaubriant du cabinet dentaire mutualiste par Harmonie Mutuelle’’.

L’Union Locale des Retraités de Châteaubriant se réunit deux fois par mois, elle participe régulièrement au Conseil d’Administration du Clic   de Châteaubriant. Le Clic   c’est le Centre Local d’Information et de Coordination du pays de Châteaubriant  . Il est de plus en plus sollicité. Le nombre de personnes âgées sur le pays est en hausse comme partout en France et représente un peu plus de 22 % de la population.

  Les pleureuses et les riches

En 2014 la Cfdt a eu 50 ans et a tenu son 48e congrès à Marseille. Le Secrétaire national Laurent Berger a rappelé sa vision d’un syndicalisme moderne :
C’est :

  • - Un syndicalisme qui ne se paye pas de slogans faciles.
  • - Un syndicalisme qui prend à bras le corps le présent dans toutes ses difficultés et toutes ses attentes.
  • - Un syndicalisme qui prend le risque de s’engager pour faire de l’avenir une promesse de progrès pour tous.
  • - Un syndicalisme européen, soucieux du devenir de la société.
  • - Un syndicalisme qui revendique sa préoccupation de l’intérêt général, de la justice sociale et de la solidarité sans lesquels on ne peut faire société.

« Nous comptons d’abord sur nous-même et sur l’implication des salariés et retraités. Nous n’avons pas besoin de critiquer les autres pour exister. Nous n’avons pas d’ennemis mais des combats à mener : ils se nomment chômage, inégalités, injustices sociales et pauvreté.

Mais comment s’étonner que des salariés perdent confiance dans leurs organi-sations syndicales quand certains disent qu’ils n’obtiennent jamais rien et que ce que les autres négocient ne sont que des reculs ? »

« Le discours des pleureuses fait le jeu des extrêmes de droite comme de gauche pour lesquels les coupables sont toujours les mêmes, les solutions ailleurs et plus tard ».

Il faut aussi que le patronat cesse la surenchère permanente et prenne ses responsabilités. « Ils veulent toutes les aides possibles et la réduction des droits du travail mais refusent de s’engager sur les contreparties. La compétitivité, ce n’est pas qu’un problème de coût du travail. C’est aussi un manque d’investissement, d’anticipation, de montée en qualité des produits, des compétences… et c’est aussi trop souvent une faiblesse du dialogue social. »

Dans une France où il y a 5 millions de demandeurs d’emplois, où la précarité se développe, ces derniers mois on a vu manifester les riches ! « Les notaires, les avocats, les pilotes de ligne et maintenant les médecins : c’est indécent de la part de catégories sociales favorisées ».

 Santé

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Yves Le Gall, Amand Chatellier

L’accès aux soins de qualité partout et pour tous est une nécessité pour la population et particulièrement ceux qui ont des difficultés financières et de déplace-ment qui parfois se cumulent.

« Le Groupe Santé du Conseil de Développement a continué le travail que nous avions initié en 2010 inter-syndicalement avec la Confédération paysanne et la CGT » dit encore Yves Le Gall. Il faut en effet prendre en compte le vieillissement de la population, ce qui crée des besoins d’accès aux soins plus importants. Et en même temps notre région perd des médecins généralistes tandis que les spécialistes se rapprochent de Nantes. « Quand un médecin part en retraite, comme cela s’est produit à Moisdon, c’est un millier de clients qui doivent chercher un autre médecin … alors même que les médecins actuels sont surchargés ». Et n’oublions pas que la disparition d’un médecin entraîne presque automatiquement celle d’une pharmacie« La situation actuelle n’est pas dramatique mais si on ne fait rien …. ». Alors on nous parle du tram-train pour aller à Nantes (64 km) et comment fait-on la nuit ? Le dimanche ?

Les syndicalistes souhaiteraient des élus plus mobilisés à ce sujet et des médecins acceptant de travailler ensemble. « Un premier pas, serait de créer des réseaux entre les médecins : mêmes pratiques, mêmes logiciels ». Il faudrait aussi que les études médicales comportent des stages obligatoires en milieu rural et en cabinet de généraliste.

« Il y a des bibliothèques et un accueil périscolaire dans chaque commune, pourquoi pas un lieu de consultations décentralisées qui servirait à des permanences de médecin, infirmier, kiné, etc » dit Amand Chatellier.

On nous parle de Maison de Santé. Mais rien n’est engagé à ce sujet. On sait que c’est coûteux et que les médecins ont du mal à travailler ensemble. On nous parle aussi d’un IRM à l’hôpital mais là encore rien n’est fait ! Les radiologues privés de Châteaubriant ne sont même pas au courant et, quand on leur en parle, ils disent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour faire tourner un tel équipement….-