Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Personnes âgées, ORPAC > la CGT et l’urgence révolutionnaire

la CGT et l’urgence révolutionnaire

Ecrit le 11 février 2015

Une assemblée générale, c’est toujours un moyen privilégié de se retrouver : les retraités CGT n’ont pas failli à la règle avant de partager une galette répu-blicaine. « La période que nous traversons est très complexe, l’avenir indécis, c’est pourquoi il est indispensable de débattre ensemble et de rappeler nos revendications » a dit Serge Adry.

  • - transformer le système fiscal après un grand débat citoyen,
  • - réhabiliter l’impôt sur le revenu en taxant davantage les revenus du capital,
  • - réduire le poids de la TVA
  • - revoir les critères de la taxe d’habitation.
  • - un rattrapage de 300 €/mois pour tous les retraités
  • - revaloriser les pensions et retraites au 1er janvier de chaque année
  • - relever les pensions à 75 % de la retraite initiale
  • - rétablir la demi-part pour le calcul de l’impôt.

Photo : R. Guyomarch, S.Adry, JP Lévêque

Ce sont des propositions réalistes pour que le pouvoir d’achat des retraités soit maintenu et amélioré. « La France ne doit pas devenir la Grèce de l’Europe de l’Ouest. C’est pourtant ce que préparent le gouvernement et le patronat en bloquant les pensions, au risque de faire sauter la sécurité sociale et le système de retraite par répartition, issus de la Libération. Les pensions des retraités sont bloquées depuis avril 2013. Les retraités sont ainsi les premiers cobayes du quinquennat de Fr. Hollande, de ses gouvernements successifs et de sa majorité parlementaire, celle-ci osant soutenir une politique de régression sociale jamais vue auparavant. »

Aux patrons, en revanche, on offre le crédit-d’impôt-compétitivité-emploi (CICE), soit un cadeau d’une dizaine de milliards d’euros. Et de nouveaux allègements de charges de l’ordre de 41 milliards d’ici 2017. Le gouvernement affirme que ces aides permettraient de réduire le chômage. Cela fait des années que les différents gouvernements donnent de l’argent au patronat. A-t-on vu une diminution du chômage ?

Le chômage et la précarité explosent, plus de 6 millions de chômeurs en France, et 5 millions de pauvres. On peut ajouter le gel des pensions de retraite, l’augmentation ridicule des petites retraites ( 8 € / mois) et l’augmentation de la durée des cotisations retraite (172 trimestres pour ceux qui sont nés en 1973).
A quand la prochaine surenchère ?

La situation des retraités se dégrade : diminution du montant des pensions, augmentation du reste à charge au niveau des soins. Le problème de la perte d’autonomie ne sera pas résolu avec les mesurettes annoncées. Les 0,3 % ponctionnés sur les pensions pour financer l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie) sont largement insuffisants. A quand un financement par les employeurs sachant que les études démontrent que les conditions de travail jouent un rôle sur la santé des retraités ?

L’année 2014 a vu aussi une hausse des impôts des retraités, en supprimant la demi-part veuves, la majoration de pension accordée aux retraitées ayant eu ou élevé au moins 3 enfants pendant 9 ans. Cette mesure s’applique aux régimes de retraite de base et aux régimes complémentaires.

Le système fiscal français est injuste et inefficace : les plus riches bénéficient de taux d’imposition moins importants que les plus modestes. Grâce à leurs conseils fiscaux, ils profitent de toutes les niches et aides publiques leur permettant, malgré leur accumulation de biens, de ne pas payer d’impôt ! Un scandale !

Face à cela, nous ne pouvons avoir une retraite paisible, bien méritée, après des années de travail dans des entreprises qui n’ont pas été souvent à la pointe du progrès social. Donc les retraités seront de nouveau dans les manifestations prévues en 2015 pour la défense de notre système de santé et de retraite. L’histoire sociale le prouve : rien n’a jamais été obtenu sans lutte.

Une nouvelle attaque sur le pouvoir d’achat des retraités concerne la CSG à taux réduit qui sera soumise à de nouvelles conditions. A compter du 1er janvier 2015, ce n’est plus le montant de l’impôt payé, mais celui du revenu fiscal de référence qui permettra de déterminer leur taux de la contribution sociale généralisée (CSG). Un certain nombre de retraités, réduisant leur impôt par divers moyens (notamment l’emploi d’un salarié à domicile) seront soumis au taux de 6,6 % (et non plus 3,8%) et ne seront plus exonérés de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) : une hausse d’impôt de plus ! (1)

« Pouvoir d’achat, droit aux transports de proximité, logements adaptés, droit à la santé, aux services publics, aux loisirs et à la culture. Ce sont nos revendications à débattre sans oublier que nous entrons en campagne électorale (pour les départements) et que dans nos territoires, nous devons peser sur les projets des diverses listes. Ne laissons pas faire ! La nécessité de lutter pour la sauvegarde et l’amélioration de notre système de retraite et de santé, est d’une urgence révolutionnaire » a conclu Serge Adry.

Regis Guyomarch, au nom de l’Union Locale CGT a parlé de la loi Macron « danger », du projet de confier aux agents de la Poste le soin de faire passer le permis de conduire « On ne comprend pas ce qui nous arrive », du travail le dimanche, des attaques sur la médecine du travail, etc. « Quand il le faudra, nous serons tous ensemble, les actifs avec les retraités. C’est notre responsabilité »

Puis un responsable INDECOSA 44 a donné une information sur cette organisation de défense du consommateur. « En tant qu’adhérent CGT, vous êtes adhérent Indecosa. N’hésitez pas à nous saisir, tous les mardis de 10 h à 12 h à l’Union Locale CGT, 1 rue de la gare à Châteaubriant - Tél 02 40 81 04 82 » - http://www.indecosacgt44.fr/

  Activités de loisirs

Le collectif des retraités CGT organise :

  • - des après-midi détente : à l’union locale CGT, 1 rue de la gare - Cartes, jeux de société, palets, boules, sortie-pêche etc. Les prochaines : 25 février, 25 mars, 29 avril, 28 octobre, 25 novembre.
  • - pique-nique le 28 mai
  • - sortie-voyage en autocar, le 26 juin , route de la Sardine à St Gilles Croix de vie
  • - fête des retraités le 17 septembre à la Bégraisière.
  • - et tous les mardis 10-12 h au local CGT avec, quand c’est le moment, aide pour remplir les déclarations de revenus.

Contacter le secrétaire, Serge Adry, au 02 40 81 04 82.


Ecrit le 25 février 2015

 LOI MACRON et 49-3

L’Union Locale CGT réunie le jeudi 19 février 2015, condamne le passage en force : devant le risque que le projet de loi Macron ne soit pas voté à l’Assemblée Nationale, le gouvernement à dégainé l’article 49-3 de la Constitution, empêchant le vote. Après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du MEDEF, sans concertation ni négociation avec les acteurs sociaux, le gouverne-ment passe à nouveau en force en contournant la Représentation Nationale . Encore un déni de la démocratie !!

Le projet de loi Macron est une loi réactionnaire donnant plus de liberté pour les patrons et moins pour les salariés Citons en particulier la réforme des licenciements économiques, du travail du dimanche et de la justice prudhomale. Les salariés perçoivent de plus en plus la nocivité de ce projet de loi et les reculs pour leurs droits. Au lieu de passer en force, le gouvernement ferait mieux d’entendre les salariés.

Des alternatives aux politiques d’austérité existent .

Pour créer des emplois, il faut agir pour une réindustrialisation de notre pays et le développement des services publics, pour une autre répartition des richesses, pour l’augmentation des salaires et des pensions.

Dans le cadre du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi), la CGT sait que 420 entreprises sur le territoire castelbriantais ont bénéficié de 3,3 millions d’euros. Où SONT LES EMPLOIS CREES ?

La CGT poursuit son processus d’action. Comme il est annoncé une journée

nationale interprofessionnelle, l’Union Locale CGT de Châteaubriant appellera à la mobilisation des salariés avec les organisations syndicales signataires de cet appel.

Le 20 février 2015, pour la commission exécutive, le secrétaire : Guyomarch Régis


NOTES:

(1) [Ndlr] c’est à la suite d’un rapport du député (PS) du Val d’Oise, Dominique Lefebvre, et de l’inspecteur général des finances, François Auvigne, pour qui ce taux réduit de 3,8 % « permettait à des personnes ayant des revenus élevés mais des réductions d’impôt importantes de bénéficier d’un taux de CSG inférieur à celui applicable à des personnes aux revenus plus modestes ».