Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Agriculture > Les agriculteurs > La PAC en incertitude

La PAC en incertitude

Ecrit le 18 février 2015

 La P.A.C. en incertitude

Les syndicats agricoles FNSEA 44 et JA 44 ont engagé une action autour de la PAC (Politique agricole commune) : « A quelques semaines des déclarations PAC, alors que les agriculteurs sont face à des choix stratégiques d’exploitation, les règles fermes et stabilisées sur la mise en œuvre de la PAC ne sont toujours pas connues ».

C’est l’incertitude concernant les nouvelles règles de verdissement, de condi-tionnalité, d’évolution des aides vaches allaitantes … Dans le cadre du verdissement, les prairies sensibles ne doivent faire l’objet d’aucun retournement.

Une carte départementale a été commu-niquée par le Ministère, réalisée par l’INRA et le Muséum d’Histoire Naturelle. « Mais il ne nous est pas possible d’y visualiser les parcelles concernées » disent les agriculteurs qui s’inquiètent de ’’la sanctuarisation du par-cellaire agricole’’ (prairies permanentes, haies) « Alors que les agriculteurs doivent faire face à la volatilité des marchés et s’adapter à un contexte économique plus fluctuant, les exploitations agricoles se figent complètement »

Des questions se posent aussi sur les aides à la vache allaitante. ’’Nous contestons le principe de priorité principale que le Ministère veut accorder aux nouveaux producteurs, ce qui irait au détriment des producteurs en place pour l’accès aux références libérées’’ (corres-pondant notamment aux exploitants ayant cessé leur activité). Il y a aussi des difficultés autour des DPB (Droits à Paiement de Base) entre fermiers entrants et fermiers sortants, ce qui concerne particulièrement la France où plus de 70 % des terres sont en fermage.

L’agriculture, de nos jours, est bien complexe, par exemple quand on lit : « Les EARL qui viennent de se transformer en GAEC auront des DPB égaux à zéro si leur surface PAC n’est pas strictement la même ». 


Ecrit le 25 février 2015

 A la veille du salon

Une ferme élevant 23 000 porcelets par an – une ferme produisant 50 tonnes de tomates par jour, dans une serre hors-sol – une ferme élevant 1200 taurillons - une autre pour 600 000 poulettes par an produisant 700 millions d’œufs par an. Ce sont là des ’’petites sœurs’’ de la ferme des 1000 vaches. A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, la Confédération paysanne a rendu publique la carte de l’industrialisation de l’agriculture. ’’Certes non exhaustive, elle met cependant en évidence comment, au-delà du symbole des 1000 vaches, une agriculture destructrice se met en place. La Loi Macron (articles 27 à 30) et les récentes annonces de Manuel Valls démontrent clairement que cette dérive correspond à la volonté du gouvernement’’.

« Il y a une réelle intention de livrer notre métier aux mains d’industriels plus soucieux de leurs parts de marché que de l’emploi, de l’alimentation ou de l’environnement. L’exemple de la pieuvre Sofiprotéol (avec sa nouvelle entité Avril) est particulièrement parlant. Producteur d’aliments, fournisseur de conseils et de débouchés, financeur, la société du Président de la FNSEA s’accapare la production et la valeur ajoutée,
au mépris des paysans ».

Mais cette carte n’est que la partie immergée d’un énorme iceberg. Quoti-diennement, les paysans sont poussés par la profession agricole, les banques et les politiques vers l’agrandissement, la modernisation à outrance et la déconnexion de leur métier, accentuant leurs difficultés.

Avec des paysans plus fragiles, qui deviennent les travailleurs à façon de l’agro-alimentaire, et moins soutenus par les pouvoirs publics que les projets industriels, le calcul est vite fait. Sous couvert d’une prétendue compétitivité, le gouvernement fait le choix d’une agriculture de production sans producteurs,
à quoi s’ajoute un déni des préoccupations environnementales et climatiques.

Pourtant, les solutions existent avec l’agriculture paysanne, autonome, reloca-lisée, respectueuse de ses travailleurs. C’est pour eux, avec le soutien d’une large majorité des citoyens, que la Confédé-ration paysanne poursuit son combat.

 Plaqué

Au salon de l’Agriculture, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Pay-sanne est allé porté le point de vue de ses adhérents : « C’est une belle vitrine ici, a-t-il dit, mais il y a des paysans qui souffrent. Tous les deux jours un paysan se suicide. Le nombre de paysans diminue. Est-ce que les politiques agricoles menées sont à même de régler ce problème-là ? On nous dit qu’il faut concentrer, faire des fermes usines, industrialiser l’agriculture ... »

Photo : Laurent Pinatel s’est fait plaquer au sol par le service d’ordre de Fr.Hollande !

 L’agriculture paysanne expliquée aux urbains

Découvrir la vie d’un paysan : voir la bande dessinée : http://urlz.fr/1BC0
Cette BD développée sur un ton humoristique présente de façon simple et pédagogique l’agriculture paysanne et ses six thèmes : autonomie, répartition, travail avec la nature, développement local, qualité des produits et transmissibilité des fermes. La BD retrace l’expérience des parents de Michel qui à travers la rencontre de nombreux paysans de la Conf’ essaient de reprendre la main sur leur mode de production et sur le sens de leur métier.

 Guide « Favoriser l’approvisionnement local et de qualité en restauration collective »

Ce guide s’inscrit dans les actions découlant de la mise en œuvre de la politique publique de l’alimentation présentée par Stéphane le FOLL et plus spécifiquement sur l’importance de l’ancrage territorial de la politique de l’alimentation.

Il vise à donner des clefs aux gestionnaires de la restauration collective publique pour leur permettre de s’approvisionner avec des produits de proximité et de qualité, à l’heure où les consommateurs français souhaitent avoir plus d’informations sur l’origine et le mode de production des aliments

  Obsolescence programmée

Qui n’a jamais été déçu de la durée de vie d’un produit ? Un produit tombant en panne juste après la fin de la garantie ? Faut-il se résigner et accepter la fatalité de l’obsolescence programmée ? La réponse est non, des solutions existent, découvrez-les dans ce petit guide.

Pour mettre un terme au gaspillage organisé des ressources et aux montagnes de déchets générés chaque année, les Amis de la Terre publient le guide citoyen « Comment sortir de l’obsolescence programmée ? ». En attendant le vote de mesures législatives ambitieuses, ce guide est une invitation à tout un chacun pour agir à son niveau