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Mée-disances du 25 février 2015

Ecrit le 25 février 2015

  Immunité parlementaire

 
leJDD.fr du 19/02 : Patrick Balkany bientôt sous contrôle judiciaire ? Pour cela, il faudrait la levée de son immunité parlementaire. Les juges d’instruction du pôle financier, qui ont mis en examen le député UMP pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, soup-çonnent notamment le couple Balkany d’être les véritables propriétaires à l’insu du fisc français de deux villas, l’une à Saint-Martin aux Antilles, l’autre à Marrakech. […] Première adjointe à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Isabelle Balkany a été mise en examen fin mai 2014 pour blanchiment de fraude fiscale et s’est vu imposer une caution d’un million d’euros. Quant à Patrick Balkany, réélu maire de la ville en 2014, il a été mis en examen le 21 octobre 2014 pour blanchiment de fraude fiscale et pour corruption passive dans un autre volet du dossier.
 
Dans une demande transmise la semaine dernière au parquet national financier, les juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon ont demandé la levée de l’immunité parlementaire pour pouvoir imposer un contrôle judiciaire à l’élu. Après le parquet national financier, la requête doit passer par le parquet général de Paris puis par la Chancellerie avant d’arriver au Parlement où le bureau de l’Assemblée nationale décidera s’il faut lever l’immunité. La dernière levée d’immunité, fin janvier, concernait le député UMP Philippe Briand, qui a été le trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012. Il en aurait fait lui-même la demande pour répondre aux questions des magistrats du pôle financier dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

 Combien tu gagnes ?

 
Lexpress.fr du19/02 : Bien à l’abri dans leurs enveloppes cachetées, les fiches de paie figurent parmi les secrets les mieux gardés des entreprises. Seuls 37% des salariés français savent combien gagnent leurs collègues, d’après un sondage Harris Interactive. Hors avantages prévus par des accords collectifs, quels employés ont eu droit à des augmentations individuelles, des primes ou des bonus ? L’écrasante majorité des entreprises ne pipent mot au-delà de leurs rares obligations légales, dans un bilan social par exemple. 
 
Rares sont celles qui dérogent à la règle : outre la PME Thermador connue pour sa transparence intégrale des salaires, « seules quelques start-up la pratiquent, souvent parce qu’elles se sont co-créées avec leurs collaborateurs ». Ailleurs, les salariés qui parviennent à glaner des informations le font par des moyens détournés : 58% les doivent à des « collègues très ouverts à la discussion sur ces questions de salaire et d’avantages sociaux », 16% à des commérages et 6% à des documents découverts par hasard.

77% des sondés estiment que les employeurs devraient être obligés de communiquer davantage sur les salaires. Un sur deux y voit une solution efficace pour faire disparaître les inégalités entre hommes et femmes et 52% un moyen d’instaurer un traitement plus juste entre les équipes. […] 42% des salariés sondés jugent que des salaires plus transparents renforceraient la confiance entre em-ployeurs et employés. Les entreprises ne semblent pourtant pas prêtes à s’engager dans cette petite révolution. « Il faut du courage managérial pour cela car la transparence oblige souvent à remettre à plat toute la politique salariale. Elle a souvent évolué en fonction de tel ou tel dirigeant, qui a fait progresser certaines carrières et pas d’autres. » D’où des inégalités qui, révélées au grand jour, deviennent bien difficiles à justifier. 

 Risque sismique ignoré

 
Commentant le rapport d’enquête sur les tremblements de terre causés par les forages de gaz dans le nord du pays depuis 1963, le quotidien néerlandais NRC Handelsblad conclut que, « jusqu’en 2013, la sécurité des habitants de Groningue n’avait aucune importance » pour les parties impliquées dans les forages. Le rapport du conseil néerlandais de sécurité fustige le « bastion fermé » des entreprises et des autorités impliquées dans l’extraction, pour lesquelles « les bénéfices [du gaz] étaient privilégiés au détriment de la sécurité publique ».
 
Ce « bastion » comprend la Compagnie Pétrolière Néerlandaise (la NAM) – dont Shell et ExxonMobil détiennent chacun 50 % des parts –, GasTerra, le commer-cialisateur du gaz, la compagnie d’énergie d’Etat EBN et le ministère des Affaires économiques. Ce dernier est « le seul partenaire public impliqué dans l’extraction, et dans ce rôle il a la responsabilité de défendre l’intérêt public, dont la sécurité », rappelle le rapport. Or, « en omettant de demander des comptes aux autres partenaires », malgré les multiples tremblements de terre et les avertissements répétés des experts géologues depuis 1986, ni ce ministère et son Autorité de surveillance minière, ni l’institut météorologique qui dépend du ministère de l’Environnement et des infrastructures, n’ont assumé cette responsabilité. […]

Le gisement de gaz naturel de Groningue, le plus grand d’Europe occidentale, a été découvert en 1959. L’extraction, commencée en 1963, a fortement contribué à la prospérité du pays en rapportant un total de 265 milliards d’euros aux caisses de l’État néerlandais. Plus de 1 000 tremblements de terre ont été recensés depuis. Leur intensité augmente et ils génèrent de plus en plus de dégâts, notamment pour les habitations. C’est seulement en 2013 que le gouvernement a reconnu le lien entre les forages et le risque sismique. Le 9 février 2015, le ministre de l’Économie a annoncé une réduction des extractions, un renforcement des habitations à risque et de nouveaux critères de construction antisismique.

 Singe fortuné

 
Lexpress.fr du 19/02 : Brajesh Srivastava et sa femme Shabista, habitants dans l’état de l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde, ont désigné leur singe de compagnie comme unique héritier.

Les époux, qui ont été chassés de leurs familles respectives après s’être mariés contre leur avis, racontent qu’ils étaient pauvres quand ils ont adopté le singe en 2004, et qu’ils sont devenus riches depuis.

Ils assurent qu’ils lui doivent leur réussite et veulent être certains qu’on s’occupera de l’animal s’il se retrouve « orphelin ». 
 
« Les gens diront peut-être qu’on est fous, et pourraient même se moquer de nous. Mais nous savons combien Chunmun compte pour nous », déclare Shabista, âgée de 45 ans. « Nous n’avons pas d’enfants et Chunmun est comme un fils pour moi. Je veux être sûre que, même si nous mourrons, sa vie n’en sera pas affectée, et qu’il continuera à vivre dans les mêmes conditions ». 
 
Âgé de 10 ans, Chunmun pourrait très bien survivre au couple, les singes ayant une espérance de vie qui peut atteindre 35 à 40 ans. Les époux ont créé une fondation pour prendre soin de l’animal après leur mort. 

Shabista est une avocate à succès et Brajesh, âgé de 48 ans, possède plusieurs entreprises, dont une chaîne de télévision et une usine de farine, toutes nommées Chunmun. Ils sont propriétaires de leur maison et possèdent des terrains et des économies. 
 
Chunmun a sa chambre dans la maison du couple, avec air conditionné. Il la partage avec sa compagne, une femelle appelée Bitti que le couple a également adoptée. Les deux singes adorent la cuisine chinoise et ont l’habitude de boire du thé et du jus de mangue, selon Shabista, qui organise chaque année « l’anniversaire de mariage » des deux singes, invitant des centaines d’amis à leur fête. 

Après la mort de Chunmun, l’argent du fonds pourra être consacré à la protection des singes en Inde, où ces animaux sont souvent maltraités.