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Soirée Germaine Tillion

Ecrit le 25 février 2015

 Germaine Tillion : les images oubliées

“Lorsqu’on éclaire un monde, même affreux, on le domine” disait cette grande dame qui entrera au Panthéon le 27 mai 2015. Une soirée lui sera consacrée, samedi 21 mars 2015 à 20 h à l’église du vieux bourg à Nozay (participation libre)
– 20 h, concert unique avec les chanteuses de l’opéra de Nantes offrant des extraits de l’opérette “Le Verfügbar aux Enfers” écrite, clandestinement, par Germaine Tillion au camp d’extermination de Ravensbrück, utilisant le rire et la dérision come arme contre la terreur et l’absurdité. Un écho particulier à notre époque …
– 21h15 : projection du film « Les images oubliées de Germaine Tillion », des images datant des années 30, prises dans les Aurès, en Algérie, témoignant d’un monde disparu et de problèmes toujours actuels : la place de la femme, le rôle de l’éducation. On peut en voir des extraits ici 


Ecrit le 4 mars 2015

Encore une histoire de femme ! La compagnie Campagn’art, en partenariat avec l’association Germaine Tillion, l’Université Permanente Nantes et l’Asphan   Nozay, propose une soirée extraordinaire, le 21 mars. Cette soirée était prévue de longue date. Les attentats terroristes de ce début d’année lui donnent un relief particulier.

Germaine Tillion est née en mai 1907. Jusqu’en 1934 elle poursuit une formation à l’institut d’ethnologie puis à l’Institut international des langues et civilisations africaines. Elle est alors envoyée en Algérie où elle partage, pendant près de deux ans, la vie et les déplacements d’une tribu nomade, dans les Aurès, massif montagneux de l’Est algérien. Elle rentre ensuite à Paris pour perfectionner sa connaissance de la langue berbère, puis retourne dans les Aurès continuer ses recherches. Elle revient à Paris en juin 1940, cinq jours avant l’occupation de la capitale par les troupes allemandes. A la fin du mois, elle entre en contact avec le colonel en retraite Paul Hauet avec lequel elle organise des premières actions de résistance. Les arrestations se succèdent dans ce réseau dont sept membres sont fusillés au Mont-Valérien en février 1942. Germaine Tillion a de plus en plus de responsabilités. Arrêtée le 13 août 1942, elle sera envoyée à Ravensbrück en octobre 1943. Sa mère y mourra. Le camp de Ravensbrück est libéré le 27 avril 1945.

 Le droit de rire

Dans la Résistance, Germaine Tillion revendique le droit de rire « Nous pensons que la gaieté et l’humour constituent un climat intellectuel plus tonique que l’emphase larmoyante. Nous avons l’intention de rire et de plaisanter et nous estimons que nous en avons le droit. ». Au camp de Ravensbrück, pour remonter le moral de ses camarades d’infortune, mais aussi pour leur transmettre quelques informations essentielles à leur survie, elle compose une ’’opérette revue’’ racontant leur existence sur un mode humoristique. C’est ’’le Verfügbar aux Enfers’’ avec des chansons empruntées au répertoire musical de l’époque : airs d’opérette, numéros de cabaret, comptines populaires. L’humour fait partie des valeurs de la Résistance. Par ailleurs, la jeune ethnologue, dès qu’elle a le sentiment de comprendre le monde qui l’entoure, s’empresse de communiquer à ses camarades son nouveau savoir : elle les aide à survivre .

Des extraits de l’opérette ’’Le verfügbar aux Enfers’’ seront donnés par trois chanteuses de l’opéra de Nantes, avec un accordéonniste (mise en scène Henri Mariel). Puis sera projeté le film de François Gauducheau ’’Les images oubliées de Germaine Tillion’’ suivi d’un échange avec Augustin Barbara, ethno-sociologue


Ecrit le 11 mars 2015

 Soirée du 21 mars

Après la guerre, Germaine Tillion continue ses enquêtes sur les horreurs du nazisme, puis celles du stalinisme. De retour en Algérie à partir de 1954, elle sʼoppose aux attentats contre les civils pratiqués par le F.L.N. comme à certaines actions de lʼarmée française notamment la torture utilisée par certains de ses membres. Elle sʼengage en créant « les centres sociaux » destinés à enrayer la « clochardisation » par lʼinstruction des jeunes algériens.

Auteure de nombreux ouvrages, lʼethnologue se montre toujours vigilante sur les droits humains et fondamentaux, privilégie encore le dialogue et envisage les perspectives offertes à lʼhumanité.

Une soirée lui sera consacrée, samedi 21 mars à 20 h à l’église du vieux bourg à Nozay (participation libre)
– 20 h, concert unique avec les chanteuses de l’opéra de Nantes offrant des extraits de l’opérette “Le Verfügbar aux Enfers”
– 21h15 : projection du film « Les images oubliées de Germaine Tillion ». On peut en voir des extraits ici

Télécharger le document : Les valeurs de la Résistance entrent au Panthéon , format pdf de 159.8 kilo octets

A la fin : échange avec Augustin Barbara, ethno-sociologue qui a eu la chance de bien connaître Germaine Tillion. Celle-ci a notamment guidé sa thèse de Doctorat sur les mariages mixtes, ouvrant ainsi la porte à de riches recherches sur les mariages interculturels, les enfants de la double culture, la difficile quête d’une identité. Réservations pour la soirée : 02 40 79 34 29

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