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Mée-disances du 18 mars 2015

Ecrit le 18 mars 2015

 Meilleur apprenti de France

 
Libération.fr du 09/03 : Il faut croire que la peur de la préférence étrangère vire au trouble obsessionnel compulsif, au Front National. En témoigne l’émotion suscitée par la récompense décernée à Armando Curri, jeune Albanais sans papiers, distingué meilleur apprenti de France. […] Pour Florian Philippot, ce n’est pas une première : « Je suis assez choqué que sur les cinq dernières années, pour ce prix du meilleur apprenti de France, quatre fois sur cinq on ait nommé un clandestin… Il n’y a pas de Français meilleur apprenti de France ? C’est très idéologique […] »
 
Chaque année, la société des meilleurs ouvriers de France récompense, dans plus de 90 métiers, les apprentis les plus talentueux, triés parmi plus de 6000 candidats. Armando Curri fait partie des 338 lauréats nationaux de la cuvée 2015. Ni plus ni moins. Et tous ont été honorés au Sénat. Les années précédentes, quelques jeunes en situation irrégulière avaient aussi été récompensés aussi. A chaque fois, parmi des centaines d’autres. […].
Dès lors, il est tout à fait mensonger de dire comme Florian Philippot que « dans 80% des cas, on nomme meilleur apprenti de France un clandestin ». Depuis cinq ans, quatre jeunes en situation irrégulière ont donc reçu une distinction de meilleur apprenti de France… parmi quelque 1500 autres lauréats. Soit un pourcentage ébouriffant de… 0,25%. Si le concours répond à un objectif « idéologique », ou de « discrimination positive », la société des meilleurs ouvriers de France, qui organise le concours, a encore des efforts à faire.

 Même pas raciste

 
« Ça n’a pas d’importance. L’important n’est pas ma personne, a déclaré la ministre de la Justice. Je pense qu’il vaut mieux avoir la décence de ne pas en parler en particulier quand on a mené des combats rudes dans sa vie et qu’on a eu le temps de se forger une capacité à résister. Voilà on n’est pas à plaindre ».
 
Christiane Taubira évoquait les mots écrits sur Facebook par une adjointe de Robin Reda, le maire UMP de Juvisy, et rapportés par le site du Parisien : « C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France ». […]
 
Ces propos ont été condamnés par l’opposition socialiste et qualifiés de « maladroits » par le maire UMP, qui rejette tout racisme de la part de son adjointe : « Sur le fond, le commentaire en lui-même n’est pas raciste, a estimé le maire de Juvisy sur le site du quotidien. Christiane Taubira a été une activiste de l’indépendance de la Guyane contre la France. Elle a milité pour que Cayenne ne soit plus la France. Mon adjointe fait référence à ce passé et à cette vérité historique »…..

 Primaires UMP

 
Libération.fr du 09/03 : L’ancien chef de l’Etat a promis aux militants un catalogue de mesures « très fortes » élaborées par le parti. […] Il s’exprimait devant quelques centaines de nouveaux adhérents de l’UMP. L’occasion pour lui de minimiser la primaire qui doit l’opposer, fin 2016, aux autres candidats de droite à l’élection présidentielle. Ultra-sarkozystes par définition, les nouveaux militants de l’UMP ne sont naturellement pas enthousiasmés par cette compétition. Ils regrettent aussi que cette primaire ouverte à tous les électeurs qui souhaiteront y participer les prive du plus précieux de leurs pouvoirs : celui de plébisciter « leur » candidat à l’Elysée. « Il y a bien des arguments contre les primaires. Vous n’étiez pas enthousiastes, moi non plus. Mais je veux apaiser le parti », leur a dit Sarkozy.

Il leur a toutefois réservé une annonce potentiellement lourde de conséquences. Au début de l’année 2016, les militants seront appelés à ratifier le projet de l’UMP : « Dix à quinze mesures très fortes, que nous aurons fait adopter par la totalité de ceux qui pourraient être candidats aux primaires ». Les potentiels participants à la primaire ont découvert avec étonne-ment ces nouvelles conditions. Il n’en a jamais été question, ni en bureau politi-que, ni dans les débats de la commission chargée d’organiser la primaire. « C’est une vaste blague », confiait-on dans l’entourage de l’un des candidats.

 Le président de l’UMP aura du mal à concrétiser cette annonce intempestive qui visait à rassurer les nouveaux adhé-rents s’inquiÉtant de voir le parti affaibli par la dynamique de la primaire. Sarkozy ne se résigne pas à gérer l’intendance de l’UMP tandis que Fillon et Juppé plan-chent sur leurs propres projets d’alter-nance. Le programme de la droite, ce doit être la grande affaire du « nouveau parti » qui doit être fondé le 30 mai prochain.
 
Le 7 février dernier, devant le Conseil national de l’UMP, Sarkozy avait insisté sur le fait que la primaire ne devait « en aucun cas polluer le travail de fond qu’il nous faut engager ». Le 7 mars, en promettant imprudemment que les adhé-rents auraient à valider un projet politique qui s’imposerait aux Juppé, Fillon ou Le Maire, Sarkozy leur a laissé croire qu’ils auraient leur mot à dire sur la sélection des candidats.

 Le cartel des yaourts

 

leMonde.fr du 13/03 : L’Autorité de la concurrence a condamné ce jeudi 12 mars les fabricants de produits laitiers frais sous marques distributeurs (MDD) à une amende totale de 192,7 millions d’euros. Le leader mondial des produits laitiers, la société mayennaise Lactalis, associée au numéro un mondial de l’agroalimentaire Nestlé sont les plus touchés. Ils devront verser au titre de leur société commune, 56,1 millions d’euros. A laquelle Lactalis devrait ajouter 4 millions d’euros pour son activité beurre et crème. La société Senagral, filiale de Senoble, est, elle, condamnée à verser 46 millions. Pour la filiale d’Andros, Novandie, la « douloureuse » s’élève à 38,3 millions. L’addition est lourde aussi pour la coopérative les Maîtres Laitiers du Cotentin, (22,9 millions). Et pour des PME comme Triballat, sanctionnée à hauteur de 1,4 million d’euros. Au total, dix entreprises sont visées par ce jugement, dont Yéo Frais, Laïta, Alsace Lait et Laiterie de Saint-Malo.
 
Yoplait sort indemne de cette sanction collective. Non pas que cet acteur n’ait pas participé aux réunions secrètes d’ententes sur les prix et les marchés. Mais il a décidé de ne pas faire de fleurs à ses concurrents. C’est lui qui, en accord avec son actionnaire majoritaire, l’américain General Mills, s’est rendu dans les locaux de l’Autorité de la concurrence le 12 août 2011, pour dévoiler le pot aux roses. Une procédure de délation qui lui permet de bénéficier d’un régime de clémence et d’échapper à toute amende.
 
Pour appuyer leurs déclarations, les représentants de Yoplait ont transmis aux sages de la rue de l’Echelle, le « carnet secret ». Un document dans lequel un salarié de Yoplait, M. X, consignait précieusement les notes prises lors des réunions ou des échanges téléphoniques avec ses concurrents. […]

 Démission à Ferguson

 
Le Monde.fr du 11/03 : Le city manager de Ferguson (Missouri), John Shaw, a démissionné de ses fonctions le 10 mars après la publication d’un rapport accablant du ministère de la justice américain dénonçant le racisme de la police de la ville, où la mort d’un jeune Noir tué par un policier blanc avait donné lieu à des émeutes.
 
Ce rapport révélait l’inégalité de traitement réservé aux Noirs et l’existence d’une course au chiffre sur ordre de la municipalité, pour que les amendes génèrent du revenu. Le ministre de la justice, Eric Holder, avait appelé les autorités de Ferguson à prendre rapidement des mesures, et laissé entendre qu’il était prêt à démanteler la police de la ville.