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Châteaubriant, quartier Ville aux Roses

Les éléments du Contrat-Ville

Ecrit le 15 avril 2015

A Châteaubriant, il y a peu de conseils municipaux, mais quand il y en a, on en a pour son argent ! Le Conseil du 8 avril 2015 a battu les records, 4h30 min, commencé à 18h15 et fini à 22h45. Des personnes, dans le public, ont tenu jusque là ! Et l’opposition s’est montrée à la hauteur en conservant son calme.

Il y avait trois gros sujets à l’ordre du jour, le contrat-ville, le compte-administratif et le budget-primitif. Pour ne pas noyer nos lecteurs, nous allons donc traiter le premier, réservant les deux autres pour la semaine prochaine.

Les quatre axes du Contrat Ville

1300 quartiers prioritaires ont été définis par l’Etat comme entrant dans le cadre de la politique de la ville. Parmi eux, le quartier de La Ville aux Roses en raison de sa pauvreté (Relire à ce sujet La Mée du 01/04 ou le site internet du journal). Le contrat doit être signé pour six ans. Après les difficultés initiales, la préparation s’est ’’bien déroulée’’ et, selon la municipalité, pourra servir de modèle pour d’autres territoires ! Bien déroulée ?? Sauf que les élus minoritaires, élus par 40 % de la population, n’ont pas été associés à la réflexion, malgré leurs demandes répé-tées. « Vous avez eu la volonté de nous exclure. Pourtant nous aurions pu apporter des éléments positifs au débat » dit Châteaubriant au cœur.

Marie Humeau, pour La Voie Citoyenne, commente : ’’le rapport que vous nous présentez comporte peu de chiffres et d’indicateurs, pourtant fournis par l’Etat, sur la précarité du quartier. Nous relevons des éléments d’explication surprenants : la non-domiciliation fiscale des cadres supérieurs qui justifierait les faibles revenus des Castelbriantais.’’.

Voici le contenu de ce projet de contrat : autour de quatre piliers :

  • 1 - Cohésion sociale (* Sport, * Animation / Action sociale, * Prévention / Santé, * Education)
  • 2- Développement économique ;
  • 3- Renouvellement urbain et cadre de vie.
  • 4- Gouvernance et citoyenneté

 Cohésion sociale

Le sport

Le sport - Eh oui, c’est le plus important pour la municipalité de Châteaubriant ! ’’Pour nous, en matière de cohésion sociale, l’essentiel c’est plutôt l’éducation et le lien social. Le sport est seulement un des moyens favorisant le lien social’’ dit Bernard Gaudin.

Les habitants interrogés disent :

  • - le besoin de transmettre des valeurs aux plus jeunes,
  • - la volonté d’apprendre à être ensemble, à se respecter, à accepter les différences,
  • - la nécessité que les actions aillent dans un premier temps vers les habitants,
  • - l’attente de moments de rencontres  , de temps de convivialité.

Le groupe de travail complète :

  • - améliorer la lisibilité pour les habitants, de l’offre sportive proposée tant sur le quartier que sur la ville,
  • - donner envie aux habitants du quartier de pratiquer une activité sportive,
  • - créer plus d’interactions entre le domaine sportif et ceux de l’éducation, de l’animation et de la Santé,
  • - les pratiques sportives mixtes et féminines à développer,
  • - l’accompagnement des clubs pour l’élaboration de leurs projets et la mobilisation des fonds et en particulier ceux proposés par le Centre National pour le Développement du Sport.

Santé-Prévention

Pas de gros problème au quartier Ville aux Roses. Les éléments statistiques de la Police Municipale et de la Gendarmerie décrivent un quartier sans difficulté particulière en termes d’incivilités, de cambriolages ou de violences faites aux personnes. Vigilance à porter cependant sur les violences en lien avec la consommation d’alcool et en particulier sur les violences intra-familiales ainsi que sur l’isolement. Le rapport parle même de ’’la détresse psychologique des personnes seules’’ et signale les demandes relevant de la psychiatrie, avec un taux de suicide supérieur à la moyenne régionale.

La parole des habitants :
– nécessité d’aller vers les habitants (sans attendre qu’ils se manifestent),
– une meilleure connaissance des aides dont les habitants peuvent bénéficier,
– l’importance de maintenir une offre de santé de proximité.

Le groupe de travail complète :

  • - une meilleure articulation entre les dispositifs et une meilleure collaboration entre les professionnels pour que les habitants s’approprient les nombreux services et actions existant en terme de soins et de prévention,
  • - la vigilance sur la problématique liée à l’alcool et les violences induites,
  • - le maillage des acteurs, la coordination des dispositifs et la prévention sur les questions liées aux violences faites aux femmes dans le cadre familial, avec un accompagnement adapté pour les femmes d’origine étrangère.

 Animation et cohésion sociale

La parole des habitants :

  • - les animations collectives ne sont pas forcément la priorité des habitants et en particulier des adultes,
  • - nécessité d’aller vers les habitants, de les écouter pour leur permettre d’agir, d’intégrer la proximité dans l’offre de services et d’animations,
  • - favoriser l’émergence de temps et de lieux de rencontre et de convivialité,
  • - envie de partager sa culture, ses origines et de transmettre ses valeurs, exprimée par plusieurs adultes.

Le groupe de travail élargit la réflexion :

  • - favoriser un accompagnement et une offre de proximité, des lieux et temps de rencontre, en s’appuyant sur la dynamique associative,
  • - travailler sur la mobilisation et la participation des habitants pour les rendre acteurs,
  • - mieux communiquer sur l’offre existante et y accompagner les habitants,
  • - mettre en valeur le quartier, ses habitants et leurs initiatives pour valoriser l’image que les habitants ont d’eux-mêmes et l’image qu’ils véhiculent de leur quartier.

 Education

Une partie des jeunes entre 15 et 17 ans du quartier Ville aux Roses sont déscolarisés et beaucoup arrêtent leur scolarité dès le Brevet des Collèges.

Les habitants disent :

  • - un besoin de comprendre les filières scolaires pour mieux accompagner les enfants,
  • - un souhait d’accompagnement dans les démarches administratives et pratiques pour la recherche de stage,
  • - une volonté de transmission des savoirs-faire et des savoir-être entre les habitants, entre les générations.

Les enjeux repérés par le groupe de travail :

  • - le renforcement de la maîtrise et de la pratique de la langue française,
  • - un soutien à la parentalité pour certaines familles,
  • - l’accompagnement des jeunes pour nourrir une ambition professionnelle,
  • - le besoin de développer l’appétence culturelle dans les foyers,
  • - le soutien à la scolarisation ou à la socialisation des enfants avant 6 ans, en luttant contre l’absentéisme.

 Le cadre de vie

La parole des habitants :

  • - une attente de moments de rencontres  , de temps de convivialité,
  • - un besoin d’espaces de jeux et de rencontres   au cœur du quartier,
  • - le respect des lieux et des équipements communs,
  • - les difficultés de mobilité.

Les souhaits du groupe de travail :

  • - favoriser la mixité de la population et la diversité de l’habitat,
  • - accompagner et encourager des habitants à sortir du quartier,
  • - organiser des événements ou animations pour faire venir d’autres personnes extérieures au quartier,
  • - mieux associer les habitants aux réalisations et aménagements,
  • - améliorer la sécurité des enfants pratiquant le vélo,
  • - informer et mobiliser les habitants sur la gestion des déchets et des encombrants,
  • - valoriser le partenariat et les relations entre les acteurs associatifs locaux, les institutions et les bailleurs sociaux.
  • - améliorer le maillage viaire et la signalétique avec une vigilance particu-lière sur le stationnement des véhicules professionnels.

 Emploi

La parole des habitants :

  • - davantage de mobilité pour avoir accès à l’emploi.
  • - mieux connaître les cursus scolaires et l’offre de formation en lien avec des secteurs qui recrutent.

Le groupe de travail propose :

  • - Accompagner les jeunes de 15-35 ans vers un niveau de formation supérieur
  • - Favoriser la création d’activité pour générer l’envie et le goût d’entreprendre, l’autonomie financière chez les femmes et les jeunes,
  • - Favoriser l’insertion professionnelle pour permettre la poursuite d’études (dont alternance).

’’Les habitants expriment des attentes en matière d’espaces de jeux, de rencontres  . Cela rejoint les propositions que nous avions faites lors de la campagne électorale autour de la médiation sociale et d’un lieu d’accueil pour les jeunes, notamment. Encore une fois, nous sommes prêts à travailler avec vous sur ces sujets’’ dit Bernard Gaudin.

 Gouvernance

Les souhaits des habitants :

  • - être écoutés et pouvoir agir sur le quartier,
  • - moduler les formes que prennent les consultations ou les échanges pour permettre la participation et l’expression du plus grand nombre.

Le groupe de travail souhaite :

  • - développer la participation des habitants pour qu’ils s’approprient les projets, les réalisations, les actions,
  • - renforcer le lien et les échanges entre les institutions et les acteurs du quartier,
  • - prolonger la qualité des échanges et la dynamique consolidées lors de l’élabo-ration du diagnostic social.

 Amendement rejeté

Le groupe La Voie Citoyenne, par la voix de Bernard Gaudin, dit que la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a créé des ’’conseils citoyens’’ devant être mis en place dans l’ensemble des quartiers prioritaires. Le ministère de la ville, en collaboration avec l’association des Maires de France (dont Alain Hunault est membre du bureau), a édité un cadre de référence pour la mise en place de ces conseils citoyens, en précisant en parti-culier la composition : un collège d’habi-tants tirés au sort et un collège associatif. Il propose donc un amendement disant : « Un conseil de citoyens sera créé au sein du quartier prioritaire. Ses missions, sa constitution et son organisation seront con-formes aux préconisations du ministère de la Ville et de l’Association des Maires de France ». Le groupe majoritaire ne se concerte pas à ce sujet. Le maire dit seulement : qui est pour ? Et aucun élu de l’équipe Hunault ne vote pour. L’amendement est rejeté. Mais chacun pourra dire, un jour : « « je n’ai pas voté contre ! » puisque la question n’a pas été posée. Mme Havard, adjointe aux Affaires Sociales a d’ailleurs dit en commission qu’il n’y aura pas de conseil de citoyens. Le rapport présenté au Conseil Municipal contient à ce sujet une magnifique péri-phrase, vague et ampoulée à l’envi : « Créer des modèles permettant l’implication et le pouvoir d’agir des habitants en s’appuyant sur la réalité locale et l’existant, notamment au travers d’une instance répondant aux modalités définies par la loi ».

 Le maire en a assez !

M. Alain Hunault aime les chiffres et les garde en mémoire (voire les invente quand il n’en a pas, mais bon, ne chipotons pas) et il passe une partie de son temps à additionner, soustraire, comparer … C’est ainsi que, dans Ouest-France du 9 avril 2015, il dit qu’il y a eu en 2014, 6 conseils municipaux, 6 conseils communautaires, 24 commissions munici-pales, 26 commissions communautaires et 20 bureaux des maires. Il explique ainsi qu’il ne peut pas faire davantage de conseils municipaux à Châteaubriant !

Le lecteur pas au courant croit que ces réunions s’additionnent. Comme si on pouvait additionner les godasses et les bécasses. Ce n’est pas le cas et, par exemple, il est très rare de voir A. Hunault aux réunions de commissions. Par ailleurs, les maires des 18 autres commu-nes de la Com’Com’  , et ceux des Com’ Com’ voisines, réussissent bien, eux, à faire une dizaine de conseils municipaux par an.

La réalité, c’est que A.Hunault en a assez d’être maire et qu’il se prononce, indirec-tement, contre le cumul des mandats ! En effet, il n’est pas obligatoire que le maire de Châteaubriant soit aussi président du conseil communautaire, président du syndicat de pays, président des maires de l’arrondissement, membre de la Com-mission départementale de la coopération intercommunale, membre de l’association des maires de France … Il aurait bien voulu être conseiller départemental aussi !

Le pauvre, il n’y arrive plus !


Ecrit le 15 avril 2015

 Faiblesses

Selon le document du Contrat-ville, les faiblesses de Châteaubriant sont au nombre de trois :

  • 1- la ville recense des revenus au dessous de la moyenne départementale cependant cette situation est liée aussi à la non-domiciliation fiscale de certains cadres supérieurs,
  • 2- Le plan de desserte du très haut débit ne couvre pas aujourd’hui l’ensemble des zones économiques du territoire,
  • 3- Les formations post-bac sont insuffisamment présentes.

Ouf, on est contents ! C’est pas que les salaires dans les entreprises sont bas, c’est pas qu’on manque d’emplois féminins, c’est pas qu’il y a trop d’emplois précaires et/ou à temps partiel, c’est seulement de la faute de ’’certains cadres supérieurs’’ qui ne résident pas à Châteaubriant.

Les zones économiques, c’est sûr, n’ont pas le Très Haut Débit, les pavillons du quartier ont aussi un débit de connexion très insuffisant. Et ne parlons pas des HLM où, c’est pire, nombre de ménages n’ont pas les moyens d’acheter un ordinateur et pas les moyens de payer une connexion à internet.

Les formations post-bac sont insuffisantes, c’est vrai. Mais ce serait déjà bien si la grande majorité de la population accédait aux formations des lycées….

Et ce serait bien aussi si le quartier disposait de facilités de déplacement. Nous avons déjà dit combien les horaires du CastelBus sont aberrants ! Relevons aussi la nécessité de lieux de rencontre et d’animation, qui inciteraient les habitants à ne pas rester chez eux, cloîtrés, isolés ….

Le texte complet du Contrat ville est ici