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Mée-disances du 6 mai 2015

Écrit le 06 mai 2015

 Le coût de la pollution

 
La Tribune.fr du 29/04 : Le chiffre donne le vertige. La pollution de l’air coûte chaque année aux économies européennes 1.435 milliards d’euros, dénonce l’Organisation mondiale de la santé (OMS) correspondant pratiquement à un dixième du produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de l’Union européenne en 2013. Dans pas moins de 10 pays, le coût de la pollution est d’ailleurs égal ou supérieur à 20 % du PIB national. En France, il représente 47,76 milliards d’euros, soit 2,3% du PIB.
 
L’évaluation calcule le coût économique des quelque 600.000 décès prématurés et maladies provoqués en 2012 par la pollution dans les 53 pays du Vieux Continent. L’étude souligne que 482.000 de ces décès sont dus à l’air extérieur, à l’origine de maladies cardiaques, respiratoires ou coronariennes, d’accidents vasculaires cérébraux ainsi que de cancers du poumon. En plein air, plus de 90 % des citoyens de la région sont en effet exposés à des niveaux annuels de particules fines supérieurs aux recommandations de l’OMS. 117.200 autres décès sont dus à la pollution de l’air intérieur.
 
[…] Pour la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe « Il est rentable d’atténuer les effets de la pollution de l’air sur la santé. » Elle espère notamment se servir de cet argument pour convaincre les représentants des pays européens, réunis autour de ce sujet du 28 au 30 avril 2015 à Haïfa (Israël), à faire davantage d’efforts. La Commission européenne a notamment menacé la France d’un renvoi en justice si elle ne prend pas des « mesures ambitieuses, rapides et efficaces » pour limiter la pollution aux particules fines dans dix agglomérations, et ainsi respecter la législation de l’UE. Un « avis motivé » qui peut être suivi d’un renvoi de la France devant la Cour de justice de l’Union européenne si le pays « ne réagit pas dans un délai de deux mois ».

 Rappelés à l’ordre

 
FranceTV-Info du 27/04 : 600 médecins ayant porté unilatéralement la consultation à 25 euros au lieu de 23, Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, les a rappelés à l’ordre. Le principal syndicat de généralistes, MG-France, a en effet invité les médecins à augmenter de deux euros le tarif de leur consultation, sans attendre l’ouverture d’une négociation prévue avec l’assurance maladie en 2016.
 
Cet appel lancé fin mars concerne « moins de 0,4% des feuilles de soins des généralistes » et environ 600 médecins. « Cette pratique, si elle reste très limitée, n’en est pas moins inacceptable car elle fait peser un reste à charge injustifié sur les assurés », commente Nicolas Revel, qui dit avoir « demandé aux caisses primaires » d’adresser un courrier aux médecins récalcitrants « pour les rappeler à leurs obligations conventionnelles ». « À l’issue de cette étape, s’il devait y avoir de nouvelles cotations à 25 euros, nous serions amenés à appliquer les sanctions prévues par les textes », assure-t-il.

 Prêts étudiants

 
Le Monde.fr du 28/04 : Le système des prêts étudiants, pierre angulaire de l’architecture universitaire américaine, est devenu incontrôlable. Avec 1160 milliards de dollars cumulés (1069 milliards d’euros) à la fin 2014, la dette étudiante a dépassé celle des cartes de crédit ou des prêts automobile. Les trois quarts des étudiants commencent leur carrière lestés d’une dette de 30 000 à 100 000 dollars et plus de 10 % d’entre eux finissent par se déclarer en faillite.
 
Jusqu’à la fin des années 1980, le système libéral américain, qui reposait sur des établissements largement financés par les frais de scolarité, auxquels s’ajoutaient des bourses de l’État, s’est révélé tellement efficace qu’il a été progressivement copié par la plupart des pays développés avec plus ou moins d’ampleur. Il a permis de financer une recherche au premier niveau mondial et des infrastructures, matérielles et pédagogiques, qui continuent de faire pâlir d’envie les habitués des facs françaises et de leurs équipements hors d’âge. Mais ce cercle vertueux, qui voulait que l’employeur, par la paie qu’il octroie à sa nouvelle recrue, finance l’excellence universitaire américaine, s’est transformé en cercle vicieux. Il piège le jeune diplômé dans une trappe d’endettement parfois insupportable.
 
Depuis plus de vingt ans les frais de scolarité ont augmenté deux fois plus vite que les coûts de santé, dont l’inflation est pourtant montrée du doigt. En cause, le retrait de l’État du financement de l’enseignement supérieur et l’explosion des investissements. Mais aussi l’afflux d’étudiants à la recherche de la clé d’entrée dans la classe moyenne. Les déceptions sont légion de jeunes licenciés d’une université sans grande réputation, qui ont pourtant dépensé 60 000 dollars pour un diplôme leur ouvrant les portes… d’un emploi de serveur au fast-food du coin. On a connu investissement plus rentable. Cette situation est hautement dangereuse pour trois raisons. D’abord, elle ruine la classe moyenne, qui, du fait de son endettement précoce, ne peut plus consommer ailleurs, notamment dans l’immobilier. D’où la mollesse de la reprise dans ce secteur. Ensuite, elle constitue pour l’État et la stabilité du système financier une nouvelle menace, avec la hausse en cours des défauts. Enfin, elle est un frein de plus en plus rédhibitoire à la mobilité sociale. Les enfants de familles aisées ont accès aux universités les plus prestigieuses et les plus chères, de moins en moins accessibles aux jeunes des classes défavorisées. L’ascenseur social est bloqué et l’université, supposée élever les plus méritants au-dessus de leur condition, devient la plus impitoyable des machines à trier.

 Passeport canin

L’ Obs du 28/04 : Contre les crottes de chiens, les grands moyens : créer une base de données ADN des chiens ! C’est le projet fou de la ville du grand Londres au nom prédestiné de Barking (aboyer, en anglais). Le but ? Mieux traquer les propriétaires indélicats qui omettraient de ramasser les déjections dans les parcs et autres lieux publics.

Le conseil municipal de Barking and Dagenham entend interdire à compter de cet été l’accès de ses 27 jardins publics aux quadrupèdes qui n’auront pas été préalablement répertoriés dans le fichier. Les maîtres négligents pistés grâce à la génétique appliquée aux animaux se verront infliger une amende de 80 livres (111 €).

Le conseil veut inclure dans le bail des locataires de résidences municipales l’obligation d’enregistrer l’ADN de leur chien.

« Dans leur écrasante majorité, les propriétaires de chiens à Barking et Dagenham se montrent socialement responsables mais malheureusement, un petit nombre d’égoïstes jugent qu’ils peuvent se dispenser de nettoyer après le passage de leurs chiens », a commenté un responsable municipal. Il a qualifié de « passeport canin pour le XXIe siècle » cette innovation venue des États-Unis.

 Vœu pieux

 
Challenges.fr du 29/04 : Le Pape François s’est prononcé pour la fin des différences de salaires entre les hommes et les femmes, estimant qu’il s’agissait d’un « scandale » que les chrétiens ne devaient pas cautionner. « Pourquoi est-il admis que les femmes doivent gagner moins que les hommes ? Non ! Elles ont les mêmes droits. Cette distorsion est un pur scandale », a dit le souverain pontife.

Les chrétiens, a-t-il ajouté, doivent « soutenir le droit à un salaire égal pour un travail égal ».
 
Selon l’agence Eurostat, les femmes travaillant dans les pays de l’Union européenne étaient payées 16% de moins en moyenne que les hommes en 2013.