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Mée-disances du 20 mai 2015

Ecrit le 20 mai 2015

 « Les Républicains »

 
Lexpress.fr du 15/05 : Le tribunal des référés de Paris examinera la semaine prochaine un recours porté par plusieurs organisations contre le nouveau nom de l’UMP, considérant qu’il n’est pas possible « de privatiser l’idéal républicain ». Critiqué, notamment à gauche, ce changement de nom souhaité par Nicolas Sarkozy doit être proposé au vote des militants de l’UMP les 28 et 29 mai. […]
 
« En décidant qu’elle se dénommerait dorénavant ’Les Républicains’ », l’UMP « a délibérément créé un trouble civil, social et politique majeur en France ». En choisissant ce nom, « ce parti politique cherche à s’approprier de manière exclusive la dénomination de républicains en France aux fins de pouvoir l’opposer de manière déloyale et manifestement illicite aux autres partis politiques ou aux autres Français qui ne seraient pas membres de ce parti », dénoncent les requérants. […]
 
A l’appui de l’assignation, un tweet du 5 mai de l’ancien ministre de l’Éducation de Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, très critique envers l’initiative   de l’ex-chef de l’État : « ’Les Républicains, comme si nul autre ne l’était ! Comble du ridicule, imposture historique et intellectuelle... » 

 Le jeune marié Copé

 
Le Canard enchaîné du 13/05 : Jean-François Copé s’est marié en décembre 2011, et les enquêteurs le persécutent aujourd’hui pour quelques factures des festivités payées par Bygmalion.
Comme s’il était immoral d’aider de jeunes mariés à faire la teuf alors qu’ils ne disposaient, cette année-là, que de 50 000 euros de revenus mensuels pour vivre !
 
Ce cadeau de mariage a été découvert l’hiver dernier par les policiers qui perquisitionnaient les locaux de Bygmalion et de sa filiale Event & Cie. La réalisation d’une vidéo immortalisant la cérémonie, la fourniture de rideaux, d’une estrade et d’une « arche » ont ainsi été offertes par Event et ses prestataires habituels. […]

Pour faire taire les médisants, l’ancien patron de l’UMP a trouvé une réponse formidable : « Pour moi, tout était fourni avec la salle et le traiteur que j’ai payés. J’ignore tout de ces factures. Comment pourrais-je payer si on ne me demande rien ? » a-t-il lâché après avoir admis que la vidéo était « un cadeau de Bastien Millot », alors patron de Bygmalion.
 
Un « cadeau » ?... La société Léni, qui a fourni le matériel de prise de vue et le caméraman, a été choisie quelques semaines après pour travailler sur les meetings du candidat Sarkozy.

Elle a encaissé à ce titre 3 millions d’euros. Et, comme il n’y a pas de petites économies, la facture des rideaux et de l’arche a finalement été rédigée au nom d’UMP Paris. Mais c’était sûrement un cadeau des adhérents…

 Elle obtient sa thèse à 102 ans

 
Lexpress.fr du 15/05 : Ingeborg Syllm, de son nom de jeune fille, soumet une première fois sa thèse de néonatologie à l’Université de Hambourg à 25 ans en 1938. Son sujet est la diphtérie. Mais sa mère est juive et, cinq ans après l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler, les autorités académiques de Berlin invoquent des « raisons raciales » pour rejeter sa thèse. Elle partira aux États-Unis en 1938, où elle termine ses études de médecine et entamera une belle carrière. Avec son époux, Samuel Mitja Rapoport, elle se verra même attribuer un Certificat de mérite de la part du président Truman pour leurs travaux sur la conservation du sang. 
 
Il y a quelques mois, un ami de son fils Tom raconte l’histoire d’Ingeborg Rapoport à l’actuel doyen de l’Université de Hambourg. Ce dernier lui propose de repasser son doctorat en actualisant la thèse. Ce que la centenaire a fait avec brio. Avant Ingeborg Rapoport, le plus vieux diplômé de doctorat avait 97 ans. 

 Ça gaze pour Gattaz

 
Le Canard enchaîné du 13/05 : attention, une affaire Gattaz peut en cacher une autre ! les experts du Medef, sollicités par leur président pour répondre aux attaques odieuses du Parisien (08/05), qui l’accusait de cumuler salaire et mandat social, ont fait une découverte surprenante. En 2013, le total des rémunérations (part fixe plus bonus variant en fonction du résultat) qui ont été versés à Gattaz par sa société, Radiall, a grimpé de 29 % par rapport à 2012. Nouvelle augmentation en 2014 : 8,31 %, soit seize fois l’inflation !

Or, quelques jours après son élection à la tête du Medef, en juillet 2013, Gattaz a abandonné sa fonction de PDG de Radiall pour se consacrer à sa nouvelle responsabilité. Il a pris alors le titre quasi symbolique de président du directoire, et un directeur général a été nommé pour lui succéder dans les fonctions dites « opérationnelles ». Ce changement a été officia-lisé, le 19 juillet 2013, par un communiqué de la société. Travaillant beaucoup moins chez Radiall, Gattaz aurait dû gagner moins. C’est le contraire qui s’est produit. La France a les patrons les plus malins du monde.

 Charlie Hebdo

 
Libération.fr du 15/05 : La journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui a été convoquée à un entretien préalable à un licenciement, mais seulement pour la « rappeler à ses obligations minimales vis-à-vis de son employeur, suite à de nombreux incidents », a indiqué une porte-parole de la direction. « Il ne s’agit absolument pas de procéder à un licenciement », a par ailleurs déclaré sur France Info l’avocat Franck Dremaux, qui représente la direction de Charlie Hebdo. La direction n’a pas voulu divulguer ses griefs envers Zineb El Rhazoui, sociologue franco-marocaine militante anti-islamiste, cible avec son mari de menaces de mort par des jihadistes en février.
 
Dans une interview au Monde, Zineb El Rhazoui a indiqué ne pas comprendre le motif de la convocation. « Je suis choquée et scandalisée qu’une direction qui a bénéficié d’autant de soutien après les attentats de janvier fasse preuve d’aussi peu de soutien envers un de ses salariés, qui est sous pression comme tous dans l’équipe et fait l’objet de menaces », a-t-elle commenté. Par ailleurs scénariste de l’album la Vie de Mahomet, dessiné par Charb, Zineb El Rhazoui vit depuis sous protection renforcée, à Paris. « Mon mari a perdu son emploi car des jihadistes ont dévoilé son lieu de travail, il a dû quitter le Maroc, je suis menacée, je vis dans des chambres d’amis ou à l’hôtel et la direction envisage de me licencier. Bravo Charlie », a-t-elle ajouté.
 
Elle a aussi expliqué ne pas avoir pu travailler normalement depuis les attentats de janvier. « On ne peut pas reprocher aux gens d’aller mal et de ne pas se comporter en bons ouvriers, on vit dans des conditions chaotiques. C’est impos-sible de faire des reportages sous protection policière », explique-t-elle. Ce différend intervient alors que la rédaction est divisée depuis les attentats. Quinze salariés, dont El Rhazoui, sur la vingtaine que compte le journal, réclament une nou-velle gouvernance et un statut d’action-naires salariés à parts égales, disant « refuser qu’une poignée d’individus prenne le contrôle » de l’hebdomadaire.
 
Les contestataires, qui comprennent aussi l’urgentiste Patrick Pelloux, le dessinateur Luz et le journaliste Laurent Léger, estimaient que Charlie Hebdo est devenu désormais un « bien commun ».
Le journal a recueilli près de 30 millions d’euros en dons et ventes depuis l’attentat. Charlie Hebdo est détenu actuellement à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, tué dans l’attaque du 7 janvier, 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l’épaule lors de l’attaque, et 20% par le directeur financier, Eric Portheault.