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Mée-disances du 01 juillet 2015

Ecrit le 01 juillet 2015

 Labo mauvais payeur

 
Libération.fr du 24/06 : Le conseil d’orientation de l’Office national d’indem-nisation des accidents médicaux (Oniam) a annoncé qu’il allait se substituer à Servier pour indemniser des patients victimes du Mediator, et cela sur des dossiers dont les experts avaient reconnu le droit à l’indemnisation. Jusqu’à présent, Servier payait. A ce jour, 8 787 demandes d’indemnisation ont été reçues par l’Oniam. « Le collège d’experts a émis 4 389 avis d’indemnisation, dont 1 388 avis à la charge des laboratoires, et 2 634 rejets pour des pathologies non imputa-bles au Mediator. » Aucun problème. En mai 2014, le nouveau PDG de Servier s’était alors montré très clair : « Dans le cadre de l’Oniam, nous avons indemnisé, nous indemnisons, et nous indemniserons tous les patients qui ont souffert du produit. » 

Voilà donc que pour la première fois, le labo refuse, et cinq victimes n’ont pas touché leur indemnisation. Comme le veut le système mis en place, c’est l’Oniam qui va se substituer à Servier, pour ensuite se retourner judiciairement contre le labora-toire.« Depuis le début, Servier cherche à bloquer, et dès qu’il le peut, il grippe la machine », a réagi la Dr Irène Frachon, à l’origine de la découverte de l’affaire.

 Pas vu, pas pris

Libération.fr du 23/06 : Pour François Heisbourg, Président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres, les écoutes des présidents fran-çais ne sont pas surprenantes . D’autant qu’Edward Snowden avait révélé qu’une soixantaine de chefs d’État ou de gouver-nement étaient espionnés par la NSA, dont notamment la chancelière allemande Angela Merkel. En principe, on n’est pas censé s’espionner entre pays amis et surtout pas au niveau des chefs d’État ou de gouvernement. Cela ne veut certes pas dire que cela ne se fait pas, mais il ne faut pas se faire prendre. C’est la seule règle.

La vraie question est celle de l’ampleur du risque pris par rapport aux bénéfices attendus. Ainsi, pour en revenir par exemple à Angela Merkel, il était absurde, au vu des potentielles conséquences, d’espionner le vieux Nokia de la chancelière, alors même que la plupart des informations politiques susceptibles d’être ainsi recueillies peuvent l’être avec de bons contacts au sein de son équipe, de son parti (CDU-CSU) et de la classe politique allemande. En revanche, de telles écoutes sont parfaitement justifiées lorsqu’il s’agit d’un pays hostile ou ennemi, a fortiori dans le cas d’une société fermée où la quête de l’information est très difficile.
 
La décision de telles écoutes  dépend des pays. Interrogé à propos de l’espionnage du portable d’Angela Merkel, Barack Obama avait rétorqué à la fois qu’il n’était pas au courant et que cela avait été arrêté. Le président américain est en effet protégé par un fusible  : le directeur national du renseignement, qui chapeaute l’ensemble de la communauté du rensei-gnement américain et ses 17 agences, dont les plus connues sont la CIA, la NSA et le FBI. [...] En Allemagne en revanche, le service de renseignement fédéral dépend directement de la chancellerie au travers son secrétaire général. Il est donc impossible pour la chancelière de prétendre qu’elle n’est pas au courant. D’où le choc créé par le récent scandale d’écoutes d’entreprises françaises et allemandes, dont Airbus, par le BND, pour le compte des Américains de la NSA. Ces écoutes ont duré jusqu’en 2011 et avaient commencé au moins cinq ans plus tôt. […]
 
La France fait-elle des choses similaires   ? Bien sûr que non puisqu’elle n’a jamais été prise sur le fait. Tant qu’il n’y a pas de preuves précises, on peut imaginer tout ce que l’on veut...

 Zemmour

 
L’Express.fr du 25/06 : Le procureur a requis 5000 € d’amende contre Eric Zemmour, jugé pour incitation à la haine raciale après une chronique sur RTL, le 6 mai 2014 dans laquelle il expliquait que « les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent ». […]

Reste à prouver la véracité de ces faits. Car les derniers rapports de l’Observatoire national de la délinquance et de la répression pénale (ONDRP) ne font pas écho aux analyses de Zemmour sur l’explosion de la délinquance étrangère, fait remarquer la présidente. Et de rappeler que 72% des vols ont été commis par des Français.

 Sextoys casher

 
LaTribune.fr du 25/06 : Selon la loi juive, une femme peut demander le divorce si elle n’est pas satisfaite sexuellement par son mari. Pour aider les couples « licites » (c’est-à-dire hétérosexuels et mariés) à vivre une sexualité épanouie, le rabbin orthodoxe Natan Alexander s’est lancé dans la vente de sextoys casher. Son site bebetter2gether.com (mieux vivre ensemble) propose des vibromasseurs, boules de geisha, anneaux péniens et autres lubrifiants dans le respect de la Halakha (la loi juive). Concrètement, le rabbin ne commercialise pas de préservatifs ni d’objet destiné à des pratiques sexuelles non permises.

La Tour Eiffel, La Statue de la Liberté, Le Colisée… ornent les sex-toys casher vendus par ce rabbin. Les emballages des produits et le site sont épurés de toute image indécente et propos vulgaires.

Oh my Gode !

 Succès militaires

 
Lexpress.fr du 26/06 : L’armée colombienne a procédé à des milliers d’exécutions de civils maquillés en guérilleros, entre 2002 et 2008, pour produire de bons bilans dans la lutte contre les groupes armés, Un système mis en place pour « faire du chiffre, obtenir des jours de repos, des récompenses ou des primes », Repérées dans les quartiers les plus misérables du pays, les victimes étaient parfois enlevées, parfois attirées contre la promesse d’un emploi. Abattues, elles étaient ensuite affublées de vêtements de guérilleros et présentées comme tuées au combat. 

Les premiers soupçons et les premières enquêtes sur ces meurtres remontent à plusieurs années en Colombie. Plus de 180 bataillons et unités tactiques sont concernés, 3000 enquêtes ont été ouvertes par la justice colombienne, mais ce sont presque toujours des militaires de grades subalternes qui ont été condam-nés, alors que « de plus en plus de preuves font apparaître que de nombreux officiers supérieurs de l’armée y ont une responsabilité ».

L’ONG Human Rights Watch a obtenu des enregistrements et des transcriptions de dépositions faites devant des magistrats par des militaires impliqués. Les témoins affirment que leurs supérieurs, y compris des généraux et des colonels, étaient au courant des crimes ou les avaient planifiés, ordonnés ou facilités. Mais les membres de la hiérarchie militaire ont pour la plupart échappé à la justice. Mieux, ils ont « accédé aux premiers échelons du commandement militaire, y compris l’actuel commandant-en-chef de l’armée de terre et le commandant-en-chef des forces armées ». […]

Les soldats qui ont témoigné sur ces pratiques ont été moins chanceux. Ils ont été menacés, harcelés, assassinés, pour certains. Il s’agissait de les contraindre à retirer leur témoignage ou les punir. L’ONG cite le cas de Nixón de Jesús Cárcamo, qui avait évoqué des menaces, retrouvé mort dans le centre de détention de la 11e brigade militaire, ou d’un autre témoin dont la femme a été violée par des inconnus en 2013 après qu’il ait refusé de revenir sur son témoignage.