Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Grappillages et Mée-disances > Mée-disances du 8 juillet 2015

Mée-disances du 8 juillet 2015

Ecrit le 8 juillet 2015

 Le pastis de la politique

En matière de petites phrases, « Môssieu Charles » (Pasqua), était inégalable !

En voici quelques-unes, livrées dans un petit SAC :
 
« Il faut terroriser les terroristes ».
« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ».
« À l’Assemblée, on tue au poignard. Au Sénat, on empoisonne avec le sourire ».
« La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles ».
« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien ».
« En politique, il faut toujours se faire payer comptant et payer soi-même à terme ».
« La démocratie s’arrête là où commence l’intérêt de l’État ».
 
L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, décédé le 29 juin, laisse derrière lui d’immenses zones d’ombre qui participent à sa légende…

 Cachez ce sein...

 
leMonde.fr du 01/07 : Vous ne pouvez pas aller manifester ? Embauchez quelqu’un pour y aller à votre place ! C’est la bonne idée qu’a eue le Comité juif orthodoxe d’action politique lors de la contre-manifestation qu’il aorganisée lors du défilé en faveur du mariage homosexuel, dimanche 28 juin à New York.
 
Des journalistes du quotidien The New York Times été intrigués par l’allure de plusieurs hommes portant de larges pan-cartes clamant que « le judaïsme interdit l’homosexualité » et autres slogans du même acabit. Confinés derrière une barrière, ils sont vêtus du châle de prière juif, mais sont en réalité des travailleurs mexicains payés pour protester...
 
Heshie Freed, membre du groupe juif orthodoxe basé à Brooklyn, explique que ces hommes ont en effet été engagés pour grossir les troupes de leurs mani-festants en remplacement d’étudiants juifs qui auraient normalement dû participer à l’événement. « Les rabbins ont dit que les “yechivah boys” [les jeunes gens étudiant la Torah, le Talmud et le judaïsme] ne devaient pas venir, à cause de ce qu’ils pourraient voir au défilé. »
 
Ils auraient en effet risqué de croiser plusieurs couples homosexuels en train de s’embrasser – au risque de les choquer. Bloqués par les policiers au croisement de la 5e avenue et de la 15e rue, les contre-manifestants ont égale-ment reçu des jets de bouteilles d’eau de la part des pro-mariage homosexuel...
 
Si l’initiative   a de quoi surprendre, ce n’est pourtant pas la première du genre. Une société de services américaine, Crowds on Demand, propose en effet de fournir une foule, soit pour accompagner une célébrité, soit pour organiser des manifestations de soutien à la cause de son client. Un journaliste de Vice avait rencontré son créateur Adam Swart à Los Angeles en 2013. Pour cet entrepreneur, la démarche va de soi dans une société de communication et n’est qu’un moyen d’« attirer l’attention ».

SOS Jean-Marie est toujours là

 Le Pen reste président d’honneur du FN  

Le tribunal de grande instance de Nanterre a annulé la décision du bureau exécutif du Front national de suspendre son fondateur, en conflit ouvert avec sa fille Marine. Le FN   a aussitôt annoncé qu’il faisait appel de cette décision, rendue pour un vice de forme.

L’ancien président du parti d’extrême droite, âgé de 87 ans, avait été suspendu début mai après avoir réitéré des propos polémiques, notamment sur les camps d’extermination nazis. Le tribunal a déclaré « nulle et de nul effet » cette délibération.
« L’association Front national devra rétablir M. Le Pen dans tous les droits attachés à sa qualité d’adhérent et, le cas échéant, à celle de président d’honneur », précise-t-il dans sa décision.

 La droite en campagne contre l’ISF

 
Libération.fr du 01/07 : Alors que l’ISF rapporte de plus en plus d’argent aux caisses de l’Etat, les poids lourds à droite se positionnent pour... sa suppression. S’ils arrivaient au pouvoir, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé ont en effet annoncé la disparition de l’ISF. […] Pourtant, lorsqu’il était au pouvoir, Nicolas Sarkozy a refusé de supprimer cet impôt, face à la grogne de sa majorité. Le risque politique était trop important. Il a seulement allégé l’ISF, en 2011, en faisant passer le seuil de perception de 800 000 à 1,3 million d’euros. Mais si l’ISF est jugé contre-productif par les trois prétendants à la primaire 2016, il apporte de plus en plus de recettes à l’Etat. En 2014, la barre des 5 milliards d’euros a été franchie pour la première fois, et les prévisions pour 2015 sont encore meilleures. Le gouvernement prévoit en effet 5,6 milliards d’euros de recette pour cette année. Un chiffre qui pourrait même être revu à la hausse dans les prochains mois.
 
Ces bons résultats sont notamment dus à la lutte contre les exilés fiscaux menée par le gouvernement socialiste. Depuis la circulaire Cazeneuve du 21 juin 2013, la France incite les détenteurs de comptes non déclarés à se présenter sponta-nément à l’administration fiscale pour régulariser leur situation. La cellule de régularisation des avoirs non déclarés récupère ainsi les milliards d’euros rapatriés par les exilés qui rentrent en France. Ce qui profite mécaniquement à l’ISF... et au budget de l’État. 

 Demande d’asile

 
Le Monde.fr du 03/07 : Dans un bref communiqué du 3 juillet, la présidence de la République a opposé une fin de non-recevoir à Julian Assange, le cofondateur de WikiLeaks, qui demandait à Paris de l’accueillir, car « sa vie est en danger » .
 
« La France a bien reçu la lettre de M. Assange. Un examen approfondi fait apparaître que compte tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande. La situation de M. Assange ne présente pas de danger immédiat. Il fait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt européen. » […]
 
Le premier ministre Manuel Valls avait d’ores et déjà laissé entendre qu’il n’était pas favorable à un éventuel accueil de M. Assange en France.
 
Sur le site animé par des défenseurs de M. Assange, l’ancien juge Baltasar Garzon, qui dirige l’équipe juridique de WikiLeaks, s’étonne de la réponse de l’Élysée : « Je tiens à préciser très clairement que Julian Assange n’a déposé aucune demande d’asile en France. Il s’est contenté de réagir aux déclarations de Christiane Taubira, ministre de la justice, et d’un appel de la société civile à l’accueillir en France ». […]
 
L’Équateur lui a accordé, il y a plus de trois ans, l’asile politique, mais il ne peut quitter les locaux de l’ambassade du pays à Londres sans être arrêté par la police britannique. Julian Assange y vit donc depuis tout ce temps, sous surveillance policière permanente.[…]
 
Il y a dix jours, WikiLeaks a révélé que trois présidents de la République française avaient été mis sur écoute par la NSA américaine. Plusieurs élus et responsables politiques, dont Eva Joly – signataire de l’appel de quarante personnalités françaises à accueillir Julian Assange et Edward Snowden en France –, ont vivement critiqué la décision de l’Élysée. SOS Racisme saluait d’un message sarcastique l’accélération des procédures de traitement des demandes d’asile. […]
 
Ndlr : doit-on en conclure que François est enfin content d’être écouté… par la NSA ?