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Jouer pour être bien dans sa peau

Écrit le 9 septembre 2015

Ô rage ! Ô désespoir !
Ô jeunesse ennemie ...

À quoi sert le théâtre ? À déclamer des vers, à déclarer sa flamme ou sa haine en alexandrins ? La jeunesse est loin de cela.
Car jeunesse ne sait pas ...

Le Théâtre Messidor, de Châteaubriant, est appelé à intervenir dans les écoles.

(photo OCCE)

1 - avec l’OCCE (Office Central de coopération à l’école), il a participé au projet THEA : la rencontre entre les écritures théâtrales jeunesse d’auteurs vivants et les enfants et adolescents : lire, voir, mettre en voix, mettre en jeu…Huit classes se sont rencontrées à Issé les 2 et 4 juin 2015 dans la belle salle du Bosquet aimablement prêtée par la mairie.

2- au lycée Guy Môquet, un atelier-théâtre se déroule depuis 1996 avec 15-20 élèves

3- à l’IFSI (École de soins infirmiers) un atelier théâtre est animé par le théâtre Messidor : trois séances de 3 heures autour de la respiration, de la prise de conscience de l’espace, du regard, de l’écoute. Objectif : être bien en soi pour être bien avec les autres.

4- Le Conseil Régional mène une opération « Donner de la voix pour trouver sa voie », proposée aux lycées techniques : douze séances de 2 h, l’an dernier c’était à St Barthélémy d’Anjou et à Angers. Trente-deux élèves métalliers, menuisiers, peintres, maçons, ont été mis en scène, avec un lien entre leur métier et la poésie. Objectifs : mise en confiance, reconnaissance de ses atouts. Ces jeunes ont été les premiers étonnés d’eux-mêmes

5- enfin le théâtre Messidor a participé l’an dernier à une action de lutte contre l’absentéisme avec des élèves du lycée Guy Môquet. L’objectif était, par le biais du théâtre, de permettre aux élèves en situation de décrochage et présentant des problèmes de comportement, d’acquérir les codes nécessaires à une insertion sociale et professionnelle. Alexis Chevalier avait l’intention de travailler sur trois thèmes : la notion de peur (peur de soi, peur des autres), la notion de pouvoir et la notion de plaisir (de travailler ensemble, de se retrouver).

Mais ce ne fut pas du tout ça ! Ce fut un espace d’expression individuelle, où chacun (chacune) dans sa narration s’est découvert et a mis en lumière à ses propres yeux les raisons qui déterminent des comportements ou des attitudes sources de conflits ou de souffrances. Chacun a décrit son parcours, sa famille, son personnage préféré, ses valeurs et dit ce qu’il souhaiterait être à l’âge de 25 ans.

« C’est la première fois que je parle comme ça. Je ne peux parler de ça avec personne » dit une jeune fille souhaitant, quand elle sera ’’grande’’ « mener les gens pour les aider à gagner leurs droits ». « Je suis honnête (dit un garçon) comme tout le monde. Tout le monde a fait des conneries. Après, on regrette. Je ne pourrais pas me regarder dans un miroir si je n’étais pas honnête ». « Moi, je serais prêt à me battre pour un enfant qui se fait maltraiter » dit un autre. « Si je n’ai pas mon CAP ? Dans ma tête, je me dis que je vais l’avoir. J’ai que ça dans la tête. Les filles ça viendra après » dit un autre.