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Artistes : Malika et Jean-Claude Pondevie
Exposition « Traces humaines »

Ecrit le 8 mars 2006

 La restauration des œuvres d’art

Très intéressante exposition à la Maison du département  , sur la conservation des œuvres d’art ... où l’on s’aperçoit que celle-ci est bien compliquée tant entrent en jeu de nombreux facteurs : nature de l’objet, degré d’humidité, support, etc. Jacques SANTROT, conservateur du Musée DOBREE en a fait une excellente présentation illustrée d’exemples accessibles à tout public.

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Le rôle d’un musée : mettre les œuvres d’art
à la portée de tout le monde. Le musée Dobrée
recèle 150 000 collections, certaines collections
pouvant contenir des centaines d’objets
(quand il s’agit d’une collection de monnaies,
ou de haches de pierre).

La conservation des œuvres d’art peut être préventive,
ou curative. La restauration vise à rendre
les œuvres plus lisibles, plus stables.

Tant de choses menacent les collections :

les catastrophes (inondations de caves, incendies, guerre) ou le quotidien (poussière, insectes, vibrations) et surtout l’homme (malveillance, négligence, incompétence). On ne conserve pas les bois secs de la même façon que les bois gorgés d’eau. On ne traite pas les tissus de la même façon que les toiles peintes..

Les œuvres sur papier sont sujettes aux moisissures, aux polluants gazeux ou solides (suie, poussières), aux agents biologiques (bactéries, insectes) ou aux vertébrés nuisibles (rongeurs). Il existe des papiers acides, des encres corrosives, des reliures trop serrées. La lumière modifie la couleur du papier ou de l’encre. « Il faut toujours manipuler les livres anciens avec précaution, dit Jacques Santrot, et ne pas les tirer par leur coiffe ».

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Jeanne d’Arc
Gravure de Jeanne d'Arc
extraite du livre
"Les vies des Femmes célèbres"
manuscrit d'Antoine Dufour
et Jean Pichore
pour Anne de Bretagne
1504-1506

Les œuvres en bois sec peuvent être détériorées
par gonflement ou rétractation.
Les bois gorgés d’eau (comme une pirogue trouvée
dans la Loire), risquent, lors d’un séchage brutal,
d’être déformées.

Les matériaux organiques ne supportent ni l’excès d’humidité, ni la sécheresse : témoin ce tam-tam africain dont le cuir desséché est devenu cassant. Les tapisseries se déforment sous leur poids.

Les altérations des tableaux sont souvent liées à celles des supports. Quand le bois gonfle, la couche picturale forme des craquelures. Quand le bois se rétracte, la couche picturale se soulève. Il arrive aussi que les insectes xylophages du châssis traversent la toile et s’envolent en laissant ... des trous. La peinture elle-même peut blanchir ou jaunir.

La céramique court le risque de fentes ou d’écaillage et la poussière s’incruste. Les agrafes de bronze se corrodent, les agrafes de fer s’oxydent et compriment la céramique en faisant sauter l’émail.

Le verre, par nature, est le résultat d’un équilibre instable entre les matériaux qui le composent. L’humidité est son principal ennemi. Il peut se troubler, s’opacifier, s’iriser, s’écailler ou pleurer. Des chocs thermiques répétés peuvent provoquer des micro-fissures.

Les métaux réagissent différemment : le fer rouille, le cuivre verdit, le zinc blanchit, l’argent noircit. Les objets à base de plomb sont affectés par les bois très tanniques (chêne, châtaignier) ...

Alors la conservation des œuvres d’art exige de bonnes connaissances, et un grand respect. « Il y a des livres anciens que je n’ai jamais ouverts » dit Jacques Santrot. Des gants de coton, des mousses inertes pour envelopper les objets, des instruments de mesure de l’humidité ambiante ... c’est à ce prix que l’on peut admirer les chefs d’œuvres du passé et espérer les transmettre aux générations futures.

Châteaubriant, Maison du département  , jusqu’au 10 mars 2006-


Ecrit le 22 mars 2006

  Traces humaines

La Loire-Atlantique, de la Préhistoire aux Vikings

A partir du 23 mars 2006 le Musée Dobrée (Nantes) propose l’exposition « Traces Humaines » : spécialement orientée vers les collégiens et les lycéens, cette exposition se veut pédagogique. Grâce à une galerie supplémentaire de près de 700 m2, la surface consacrée à l’archéologie est doublée, pour mettre en valeur un panorama renouvelé de l’aventure humaine en Loire-Atlantique.

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Pour cette illustration de l’histoire de notre territoire, des origines à l’an Mil, des artistes ont contribué au projet : des panoramas peints évoquent le climat, la faune, la flore, l’habitat et les activités humaines aux différentes périodes préhistoriques et historiques tandis que des scènes avec des sujets facilitent la compréhension des gestes et de l’usage des objets exposés.

Chaque époque est illustrée par de nombreux objets, des armes et des monnaies permettant d’évoquer la vie quotidienne, la production, les échanges et les croyances des populations qui se sont succédé sur notre territoire.

Grâce à l’aménagement du jardin, près de 450 m2 de cette exposition sont rendus, pour la première fois, accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Peut-on suggérer aux Communautés de Communes du Pays de Châteaubriant   d’organiser une visite pour les jeunes ? Musée ouvert du mardi au dimanche, de 14h30 à 17h30. Tél 02 40 71 03 50

Le cavalier namnète Argiotalus, à Worms, sous Tibère

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Le plus ancien témoignage archéologique du nom de la cité des Namnètes est la stèle d’Argiotalus, fils de Smertulitanus, un Gaulois de la région de Nantes, cavalier auxiliaire dans l’armée romaine. Cette stèle a été trouvée en 1666 à Worms (Allemagne), où elle est toujours conservée. Son existence est découverte par le chanoine Durville, archéologue nantais, qui publie l’article « Le plus ancien soldat Nantais inhumé chez les Boches au Ier siècle », dans L’Écho de la Loire (17 septembre 1922), puis, en 1927, la photographie du monument, obtenue par le capitaine de Lisle du Dreneuc, fils du précédent conservateur et officier dans l’armée d’occupation. La directrice du musée de Worms, Mathilde Grünewald, a récemment accepté de faire réaliser par son collaborateur, Michael Adam, un moule de ce fragile monument dont la réplique, réalisée par Armand Vinçotte (laboratoire Arc’Antique, Nantes), est désormais exposée à Nantes.

A sa mort, Argiotalus servait depuis dix ans dans l’aile Indiana des Gaulois, une unité de 500 cavaliers supplétifs (auxiliaires étrangers) qui porte le nom de son premier commandant, le Trévire Iulius Indus, ainsi récompensé d’avoir combattu pour l’armée romaine, à la tête de ses cavaliers restés loyaux, contre ses compatriotes insurgés et leurs chefs, Iulius Florus, un Trévire, et Iulius Sacrovir, un noble éduen (bourguignon). Cette révolte date de 21 et l’unité fut alors stationnée à Worms, sur le Rhin, avant de contribuer à la conquête de la Bretagne insulaire par l’empereur Claude, à partir de 43.

L’enquête menée à propos de cette stèle suggère que notre Namnète est né, à Condevicnum-Nantes ou dans la cité des Namnètes, avant la fin du règne d’Auguste, entre 1 et 13 de notre ère, qu’il est mort à Worms sous Tibère, entre 31 et 43, et qu’il a peut-être fait partie des fidèles du Trévire Iulius Indus lors de la révolte de 21. Elle constitue actuellement la preuve archéologique la plus ancienne de l’existence de la cité et du nom des Namnètes. Il est heureux que, quelque 1970 ans après la mort d’Argiotalus, le musée Dobrée et leur patrie d’origine puissent rendre hommage aux deux plus anciens habitants du territoire départemental dont le nom soit connu.

Jacques Santrot
Conservateur en chef
Directeur du musée départemental Dobrée

Textes des panneaux :

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Ecrit le 2 août 2006 :

  Malika et jean-Claude Pondevie

 Au delà des apparences

Les Castelbriantais commencent à connaître Jean-Claude Pondevie : il est l’architecte de la médiathèque   intercommunale et sera celui de la future Ecole de Musique. Son épouse, Malika, d’origine algérienne, organise, inlassablement soutenue par l’Unesco, des colloques et concerts pour rapprocher les deux rives de la Méditerranée et rappeler les imbrications des cultures juive, chrétienne et musulmane.

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Malika et jean-Claude Pondevie
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Oeuvre de Malika Pondevie

Jean-Claude et Malika Pondevie sont aussi photographes, sur leurs temps de vacances. Un même art, mais des moyens différents. L’un utilise l’appareil photo traditionnel, l’autre a adopté l’appareil numérique. Le premier travaille en noir et blanc, la seconde préfère la couleur. Les deux artistes affectionnent les mêmes lieux mais les voient de façon tout à fait différente.

Jean-Claude Pondevie aime traquer la vie qui se cache sous des apparences diverses. Ici un voile, là un rideau en lamelles et toujours, derrière, une silhouette. La vie au delà des objets inertes.

Malika Pondevie cherche aussi les manifestations de l’humanité. Un mur de graffitis, des sacs d’ordures multicolores, un vieux frigo dans l’abri d’un sans-domicile-fixe : tout est recherche de l’émotion qui a animé les habitants de ces lieux.

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Oeuvre de Jean-Claude Pondevie
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Oeuvre de Malika Pondevie
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Oeuvre de Malika Pondevie

A voir à la Médiathèque   de Châteaubriant , place de l’église, jusqu’à la fin de l’été. Tél 02 40 81 03 33


Ecrit le 5 décembre 2007

 Livre : traces humaines

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Les grands travaux et les progrès de l’archéologie bouleversent notre con-naissance du passé. Les « traces humaines », recueillies en Loire-Atlantique, mises en valeur par le musée départemental Dobrée, font rêver la jeunesse et donnent des racines communes à une population redevenue nomade. Un ouvrage de 70 pages pour les jeunes … et les autres.

Disponible (10 €) au Musée Dobrée à Nantes - Tél 02 40 71 03 50


 Note du 15 janvier 2009

 Les œuvres d’art à la loupe

Quatorze chefs-d’œuvre du musée du Prado à Madrid, l’une des plus grandes pinacothèques du monde, sont disponibles, depuis mardi en haute résolution sur l’application Google Earth. La mise en ligne sur le site d’images satellites du géant américain de l’Internet concerne Le Jardin des délices, de Jérôme Bosch, Les Ménines, de Velasquez, Les Fusillades du 3 mai, de Francisco Goya, Les Trois Grâces, de Rubens ou encore Le Chevalier à la main sur la poitrine, du Greco. Chaque tableau a fait l’objet de centaines de clichés à très haute résolution, chaque cliché se concentrant sur une partie infime de l’œuvre. Mille six cents clichés ont été ainsi nécessaires pour le seul Jardin des délices ou encore La Descente de croix de Roger van d


NOTES:

Découvrez l’exposition Traces Humaines