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L’entreprise à l’heure du numérique

Écrit le 30 septembre 2015

La CCRN   (Com’Com’   de la Région de Nozay) réunit régulièrement ses entreprises pour des informations variées. Cette fois, il s’agissait des Portes Ouvertes organisées par l’association des entreprises de la zone de l’Oseraye à Puceul. Autour d’un cocktail ’’Sur le pouce’’ à partir de produits du terroir, Mme Hélène Mori (de la Chambre de Commerce et d’Industrie) a présenté les enjeux du numérique et quelques dispositifs locaux.

Gag : elle devait projeter une vidéo. Le vidéo-projecteur était là, mais le réseau n’y était pas, illustrant ainsi les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises pour accéder au Haut Débit.

« Le numérique, dit-elle, est partout mais 50 % des entreprises n’ont pas encore compris l’intérêt de disposer d’un site internet ». Le numérique, c’est beaucoup plus large que ça, il apporte des changements dans l’entreprise :

– il transforme les attentes des clients. Ceux-ci savent ce qu’ils veulent avant d’acheter et ils demandent les avis de leurs pairs. C’est à l’entreprise de savoir leur proposer davantage.

– il transforme les modèles économiques, par exemple AirBnB est le plus grand hôtel du monde sans avoir investi dans une seule chambre.

– il modifie les possibilités de développement : e-commerce, objets connectés, réseaux sociaux personnels ou professionnels.

– il développe le ’’collaboratif’’ : celui qui a une imprimante 3D peut la mettre à disposition d’autres personnes.

L’informatique chez Condi-Atlantique

Pour Hélène Mori, une entreprise qui a réalisé sa transformation numérique est :
– connectée
– intelligente (ayant accès aux indicateurs-clés)
– plus agile : en donnant à la machine des tâches qu’on faisait naguère à la main (Ndlr : Hum ! Hum ! Ce n’est pas sûr qu’on y gagne en temps mais on y perd en emplois)
– plus sociale, en utilisant des outils de communication internes et externes qui contribuent à la valeur de l’entreprise. (Ndlr : Hum ! Hum ! Le social n’est pas que la communication, et la valeur de l’entreprise devrait contribuer à la valorisation des salariés, mais …).

 Quatre raisons

Pour Hélène Mori, et la CCI, il y a quatre raisons de se lancer :
– plus on attend, plus c’est compliqué
– changer pour ne pas être en retard par rapport aux concurrents
– gagner en rentabilité
– innover, développer son offre, fidéliser les clients, mobiliser les salariés.

Reste à savoir comment passer au numérique, sans être trompé par les nombreux margoulins existant dans ce secteur d’activité. Hélène Mori et Olivier Colin ont donc présenté plusieurs outils :
– le chèque numérique, proposé par la Région Pays de Loire, avec un volet conseil et un volet investissement.
– le dispositif Flash Diag proposé par la Chambre de Commerce,
– le Diagnostic de performance numérique (DPN) lancé par la Chambre de Commerce, avec financement de la Région,
– la Route du Web destiné aux commerçants et restaurateurs,
– le BIM : modélisation informatique du bâtiment,
– le CAPEA Numérique proposé par la Chambre des Métiers….

« Ces questions du numérique doivent vous poser question » a conclu Olivier Colin, cependant que Jean-Claude Provost, vice-président chargé des questions économiques, parlait des entre-preneurs en citant Joseph Schumpeter pour qui « l’entrepreneur est un homme dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la tendance à la routine et réaliser des innovations ». Ce n’est pas un manager, car le manager gère et fait fructifier l’existant, tandis que l’entre-preneur crée, sait saisir les opportunités qu’offre le présent pour inventer l’avenir. Il anticipe et propose des solutions nouvelles. Il innove, change les règles du jeu.

[La Mée a visité : AB VAL Composite, Condi Atlantique et Clean Attitude. Nous en reparlerons].

 Libres

Anticiper, proposer des solutions nouvelles … c’est ce que ne font pas la Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers en se cantonnant frileusement à l’utilisation de logiciels propriétaires, sans jeter un regard sur les logiciels libres. Ceux-ci, pourtant, sont massivement utilisés dans le monde (mais sans bénéficier de publicité ce qui fait que c’est mal connu). Par exemple c’est un système Linux qu’utilise la recherche spatiale, c’est un système Linux qui équipe la Gendarmerie Nationale. Le système Android des smartphones, tablettes et objets connectés, est basé sur le noyau Linux et Microsoft va lancer sa propre distribution Linux !

 Volkswagen

Gros scandale du côté de l’entreprise Volkswagen. Le 20 septembre 2015, l’entreprise a reconnu avoir massivement trompé les contrôleurs aux États-Unis sur les niveaux d’émission polluante de ses véhicules diesel, et ce depuis 2009, en utilisant un logiciel interdit. Exemple : selon le rapport de l’organisation ICCT, les niveaux émis par certains véhicules (la Jetta et la Passat) sont jusqu’à 35 fois supérieurs aux normes. Volkswagen a modifié son calculateur moteur pour réduire les émissions de gaz polluant mais uniquement lorsque la voiture était soumise aux tests de l’administration américaine. C’est tordu ! L’affaire a fait perdre plusieurs dizaines de milliards d’euros en Bourse au groupe, menace la réputation de l’industrie allemande. Des pays comme les États unis et la Suisse suspendant la vente des modèles 2016 potentiellement truqués.

Ce type de fraude n’aurait pas pu être détecté par un contrôle classique, le fonctionnement des programmes équipant les voitures relevant du secret industriel. Si les logiciels des voitures Volkswagen avaient été libres, librement accessibles, cette fraude massive aurait été repérée bien plus tôt. Il est même probable qu’elle n’aurait pas eu lieu.