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Mée-disances du 14 octobre 2015

Écrit le 14 octobre 2015

 Égalité femmes-hommes

 
Lexpress.fr du 06/10 : Booster la croissance mondiale ? Rien de plus simple ! Pour y arriver, il suffirait de traiter à égalité les femmes et les hommes dans le monde du travail. C’est en tout cas ce que prétend un rapport publié par McKinsey Global Institutes. D’après cette étude, si les « salariéEs » étaient traitées à égalité avec les « salariés », elles pourraient rapporter 28 000 milliards de dollars sur 10 ans, ce qui représente le quart du produit intérieur brut mondial.
 
Problème : d’après les auteurs de l’étude, il n’est pas très raisonnable d’espérer que les femmes et les hommes soient véritablement égaux, d’ici 10 ans, dans tous les pays du monde. Mais d’après les économistes de Mc Kinsey, si chaque pays du monde mettait les droits des femmes au travail simplement au même niveau que le pays de sa zone géographique qui est le plus performant sur cet indice, c’est tout de même la jolie somme de 12 000 milliards de dollars qui viendrait approvisionner les caisses de l’économie mondiale, d’ici à 2025. 
 
L’Inde serait le pays dans lequel ces efforts en faveur de l’égalité seraient les plus bénéfiques. Son économie progresserait alors de 60% à 16% suivant le scénario appliqué (alignement de tous les pays du monde sur le mieux disant, ou alignement par zone géographique). L’Amérique latine, la Chine et l’Afrique sub-saharienne pourraient aussi voir leurs économies « boostées » de manière significative si ces pays se décidaient à traiter à égalité les hommes et les femmes. 
 
Aujourd’hui, dans le monde, les femmes représentent la moitié de la population en âge de travailler, mais elles ne produisent « que » 37% du PIB mondial. Cette différence s’explique par des causes multiples, entre les pays qui maintiennent les femmes éloignées du monde du travail, ceux qui ne les laissent pas étudier, et ceux dans lesquels à travail et formation identiques elles touchent un plus faible salaire et n’ont pas les mêmes perspectives de carrière. La France, par exemple. 

 Paradis fiscaux

 
Les Echos.fr du 06/10 : les 500 plus grandes entreprises américaines détiennent plus de 2.100 milliards de dollars de profits hors du territoire des États-Unis. Le but : échapper au fisc à qui elles devraient environ 620 milliards si elles rapatriaient cet argent. L’étude menée par deux ONG s’appuie sur les documents financiers déposés par les entreprises elles-mêmes à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de Wall Street. Elle montre que près des trois quarts des entreprises du classement « Fortune 500 » des plus grosses entreprises américaines par le chiffre d’affaires ont des filiales dans des paradis fiscaux comme les Bermudes, l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas.
À lui seul, le groupe Apple détient 181,1 milliards de dollars dans trois paradis fiscaux à l’étranger, un montant supérieur au PIB du Koweït. Rapatrier cet argent sur le territoire américain rapporterait 59,2 milliards de dollars au fisc. Le conglomérat General Electric, lui, possède 119 milliards dans 18 paradis fiscaux, le géant des logiciels Microsoft 108,3 milliards dans cinq filiales et le groupe pharmaceutique Pfizer 74 milliards dans 151 succursales.
 
« Au moins 358 entreprises, soit près de 72% du ’Fortune 500’, possédaient des filiales dans des paradis fiscaux fin 2014 », explique également l’étude. Sur les 2.100 milliards de dollars d’avoirs à l’étranger, les deux tiers, sont aux mains d’un petit groupe de 30 entreprises seulement. Les deux ONG appellent le Congrès américain à « prendre des mesures fortes pour empêcher les entreprises d’utiliser des paradis fiscaux à l’étranger, ce qui permettrait de rendre le système fiscal plus juste, de réduire le déficit et d’améliorer le fonctionnement des marchés ».
 
L’OCDE de son côté a dévoilé 15 propositions pour empêcher les multinationales d’échapper à l’impôt grâce à une collecte plus aisée de la TVA, un meilleur encadrement des transactions intra-sociétés ou une harmonisation des conventions fiscales.

 Un temps idéal

20minutes.fr du 06/10 : Tous les canaux médiatiques sont bons pour renforcer la propagande du Kremlin. Même la météo. La présentatrice de la chaîne d’info Russia 24 a donc adapté son bulletin du jour à la situation géopolitique du pays. Entre la présentation des précipitations et des températures, la Miss Météo commente une image de bombardements… en Syrie. Le temps serait en effet idéal pour bombarder les ennemis de Bachar el Assad sur place. « Les opérations aériennes continuent et les experts disent que les conditions météorologiques sont idéales », explique froidement la jeune femme. « Octobre est un très bon mois pour survoler la Syrie. La vitesse du vent moyenne y est de 2,4m par seconde. Le vent ne souffle en rafales qu’une fois par mois et il ne pleut que tous les dix jours », poursuit-elle, tableaux à l’appui.

Récemment, la Russie avait été accusée de violation de l’espace aérien turc. Moscou avait évoqué de mauvaises conditions météorologiques : « Un avion russe Su-30 est entré durant quelques secondes dans l’espace aérien turc, alors qu’il rentrait à son aérodrome. Cet incident est le résultat de mauvaises conditions météorologiques dans cette zone. Il ne faut pas y voir un quelconque complot. »

 Massacres à l’école

 
Info Arte du 02/10 : Réagir aux fusillades meurtrières qui frappent les États-Unis ? « Une routine » pour Barack Obama, qui n’a pas caché son abattement devant le nou-veau massacre survenu sur un campus universitaire de l’Oregon. Jeudi 1er octobre, un jeune homme de 26 ans, lourdement armé, y a exécuté neuf personnes. « Comme je le dis à chaque fois que nous assistons à un de ces massacres, nos pensées et nos prières ne suffisent pas », se consterne le président. « Je demande aux Américains de réfléchir à ce qu’ils peuvent faire pour que notre gouvernement fasse évoluer la loi. Pour sauver des vies. Et laisser les jeunes grandir. »
 
Du 1er janvier au 2 octobre 2015, les 39 536 incidents impliquant des armes à feu, recensés par le site Gun Violence Archive, ont tué 9 957 personnes et en ont blessé 20 275, dont 551 enfants de 0 à 11 ans et 1 966 adolescents de 12 à 17 ans. Un record mondial absolu. Parmi ces incidents, 296 fusillades dites « de masse », considérées comme telles si elles ont fait au moins quatre victimes. Les États du Texas, de Californie, de Géorgie et de New York sont les premiers concernés.
 
Dans le monde, plus d’un tiers des victimes de massacres scolaires sont américaines.

 Coming out

 
Libération.fr du 3/10 : Le théologien polonais Krysztof Charamsa a révélé son homosexualité [...]. Agé de 43 ans, il était jusqu’à présent secrétaire adjoint d’une Commission théologique internationale auprès de cette congrégation, précisément chargé de veiller au bon respect du dogme catholique. Le scandale pour le Vatican est d’autant plus grand qu’il intervient à la veille de l’ouverture d’un important synode sur la famille, où l’homosexualité sera l’un des enjeux. […] Le Vatican précise que son statut de prêtre, qu’il pourra difficilement conserver après avoir reconnu vivre en couple avec son partenaire, sera décidé par les supérieurs hiérarchiques de son diocèse.
 
L’homme par qui le scandale est arrivé s’est dit soulagé devant la presse. « Je sors du placard et j’en suis heureux », a affirmé Mgr Charamsa. « À mon Église, je veux dire que je refuse et que je dénonce l’exaspérante homophobie ambiante. Ouvre les yeux à la souffrance des personnes homosexuelles, à leur désir d’amour », a-t-il déclaré, avant de lire un « manifeste de libération » contre « l’homophobie institutionnalisée de l’Église ».