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Mée-disances du 4 novembre 2015

Ecrit le 04 novembre 2015

 L’impasse de la voiture électrique

 
leMonde.fr du 24/10 : A l’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique. Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.
 
Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorée délibérément par le gouvernement. La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans…
 
Comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ». La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !
 
Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :

– le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit environ 70 milliards d’euros.

– le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.
 
En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. La voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire... à 80 % nucléaire !

Il est hors de question de promouvoir la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

 Phoque-you !

France 3 du 20/10 : Dans la Baie de Somme et la Baie d’Authie, près de 700 phoques se prélassent sur les bancs de sable. Ils sont un atout touristique pour la région. Mais leur présence n’est pas acceptée par tous. Le phoque ne peut plus être chassé. C’est une espèce protégée depuis 1972. L’animal reprend donc ses aises sur la côte picarde. 650 phoques cohabitent avec les humains, pour le plus grand plaisir des milliers de touristes qui affluent pour les observer. Pour les pêcheurs, le phoque est un sérieux concurrent. Mais, même si chaque mammifère engloutit 2 à 6 kilos de poissons par jour, la pollution et les changements climatiques pourraient aussi y être pour quelque chose.
 
Ndlr : les phoques viennent de rejoindre la longue liste des indésirables…

Des paroles et des actes :
Marine Le Pen se décommande.

 Neuilly préfère le tennis

 
leMonde.fr du 22/10 : En 2004, la ville de Neuilly a acquis un terrain constructible avec ses neuf courts (6 700 m2) au prix fort de 12 millions d’euros. La gestion en est assurée par le très chic Tennis Club Neuilly Saint-James, ce qui permet à 350 habitants de jouer moyennant une cotisation de 850 euros par an, et aux écoliers de s’y entraîner. En 2006, puis en 2012, la chambre régionale des comptes avait jugé le loyer payé par le club (1 000 € par mois) très modique, ne couvrant même pas les frais financiers, et ne profitant qu’aux membres de ce club « statutairement peu ouvert ». Dix ans plus tard, le loyer est inchangé : « Je ne peux pas le modifier, les autres clubs sportifs ont les mêmes conditions », se défend le maire.
 
Mais la polémique porte surtout sur l’aménagement futur de ce terrain, une denrée rare dans cette commune huppée. La ville avait, pourtant, en réponse à la CRC, affirmé que son usage sportif était « une solution transitoire et qu’une étude était lancée en vue d’une opération mixte logements-équipements sportifs ». Or, le 15 octobre, le maire sollicitait et obtenait l’accord du conseil municipal pour déposer un permis de construire sans en préciser la teneur. Une seule élue, Marie Brannens (EELV), a consulté le projet en se déplaçant au service de l’urbanisme et a découvert qu’il n’y est plus question de logements, a fortiori sociaux dont la ville manque cruellement, mais seulement d’équipements sportifs très coûteux à réaliser. « C’est un gâchis foncier, déplore-t-elle, car on pourrait développer un projet intelligent, combinant logements et équipements sportifs. Neuilly, très peu endettée, en a largement les moyens. »

 Tomber la chemise

 
LeFigaro.fr du 22/10 : « Tomber la, tomber la chemise » : c’est évidemment sur les paroles de la chanson de Zebda que les salariés d’Air France se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale, pour manifester contre les licenciements prévus par la compagnie et montrer leur solidarité avec leurs camarades arrêtés après les violences. L’ambiance était bon enfant, et on était loin de la tension qui avait accompagné le Comité d’entreprise du 5 octobre : sono et chanson, avec comme refrain « on lâche rien, on lâche rien ». « Relaxez les salariés, poursuivez les patrons », proclamaient les pancartes. Dans le viseur des manifestants, pêle-mêle : les patrons « qui ne font aucun effort », la taxe Chirac sur les aéroports, les entreprises low-cost « gavées de subventions » et les compagnies du Golfe « qui rachètent la France ». […]

 Trou noir à Chicago

 
Ouest-France du 20/10 : Derrière les murs d’un entrepôt des quartiers ouest de la ville de Chicago, des citoyens américains sont ’’interrogés’’, en secret, depuis onze ans. On connaissait les ’’black sites’’ de la CIA, lieux de torture installés clandestinement en Pologne, en Roumanie, pour soutirer des informations aux individus soupçonnés d’actes terroristes… Des prisons secrètes existeraient également sur le territoire américain. Spencer Ackerman a mené une enquête au long cours, publiée en février dans le Guardian : il révèle l’existence d’Homan Square, nom donné à un entrepôt du West Side de Chicago, utilisé comme centre d’interrogatoire par le Chicago Police Department. Celui-ci dément les accusations et décrit le lieu comme un avant-poste de la lutte antidrogue.
 
D’août 2004 à juin 2015, 7 000 personnes y seraient passées, selon de nouvelles informations publiées par le quotidien britannique. Gardes à vue qui s’éternisent, passages à tabac, droits constitutionnels foulés au pied. Aucun registre n’atteste la présence de ces ’’suspects’’, noirs pour la majorité d’entre eux, qui, juridiquement, ’’disparaissent’’ plusieurs heures ou plusieurs jours, sans pouvoir contacter d’avocat. Vingt-deux personnes ont confié au Guardian avoir été détenues dans ce lieu sinistre. Brian Jones, arrêté en mai 2012, alors qu’il manifestait contre un sommet de l’Otan, a été maintenu enfermé, menotté dans une cage métallique. Angel Perez, 33 ans, raconte avoir été méthodiquement humilié avant d’être abusé sexuellement dans une salle d’interrogatoire, le 21 février 2012.
Selon le Guardian, Homan Square est toujours utilisé comme lieu de détention.

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