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Nous revenons de Palestine

Ecrit le 4 novembre 2015

Un groupe de Castelbriantais a séjourné en Palestine. Ils disent :

Nous revenons de Palestine Israël sans inconvénients pour nous malgré une situation qui se dégradait.

Nos rencontres   ont été très riches, contredisant souvent l’interprétation des médias sur le conflit israélo-palestinien. Oui nos rencontres   avec toutes les catégories sociales et pour la première fois avec des représentants des églises a été un plus.

Aujourd’hui, à la suite de ce séjour, nous sommes presque sans voix. Ce fut une découverte, un choc pour celles et ceux qui découvraient pour la première fois la situation en la côtoyant réellement. Pour les autres, impossible de s’habituer à une telle injustice. Il faut le voir, constater toutes les humiliations infligées aux Palestiniens. Quand le mot de résistant sera-t-il employé face à l’occupant ?

L’humiliation permanente, les contrôles, les restrictions de circulation, la spoliation des terres, la destruction des maisons, l’emprisonnement, plus grave la vie des Palestiniens ne comptent pas et les enfants ne sont pas épargnés. Que les Palestiniens acceptent la soumission, l’esclavage et même la mort en silence et surtout qu’ils partent.

Oui nous avons vu des enfants sortant des écoles se rebeller contre l’occupant en jetant des pierres sur les véhicules militaires ou les soldats, ce sont des enfants qui ne résistent plus à l’insupportable.

Et que dire de ceux et celles qui sont tués en rentrant tranquillement de l’école, nous en avons été témoins à Bethléem.

Les premières violences sont l’occupation et la colonisation, les provocations viennent de l’armée israélienne d’occupation et des colons.

Nos rencontres   avec des hommes d’église, leur analyse de la situation nous ont « scotchés », pour eux le conflit n’a rien à voir avec une guerre de religion, seuls les groupes extrémistes ont intérêt à l’utiliser, n’y mélangeons pas un conflit créé par une occupation ne respectant pas les conventions de Genève. Les révolutions dans le Moyen Orient aussi logiques soient elles, ne peuvent y être comparées.

Signé : Louis David


Ecrit le 4 novembre 2015

Lycée en deuil

Moustafa Adel al-Khalib, élève du lycée Ibrahimieh de Jérusalem Est a été tué par la police israélienne. Shireen témoigne : des circonstances de sa mort :
« Le garçon était en terminale scientifique. Il allait prier à la mosquée Al Aqsa, il a été arrêté par la police israélienne qui lui a demandé de donner tout ce qu’il avait sur lui. Il a sorti son portable et la police a cru que c’était un objet pointu et elle a tiré et l’a tué. La police a dit qu’il avait un couteau mais il n’en avait pas, il y a des gens qui ont vu tout ce qui s’est passé, ces mêmes personnes disent que ce sont les israéliens qui ont déposé un couteau ».

Depuis l’année 2000 au 11 octobre 2015, 1958 enfants palestiniens âgés de 0 à 17 ans ont été tués en Palestine. Cela est insupportable et inadmissible. L’asso-ciation Pays De Loire Gaza-Jérusalem a tissé des liens d’amitié depuis 20 ans avec le lycée Ibrahimieh. C’est pourquoi il est demandé à toutes celles et à tous ceux qui ont accueilli, rencontré ces jeunes et leurs professeurs de manifester leur soutien face à ce drame.