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Un aéroport électoral

Ecrit le 4 novembre 2015

 Une annonce rapide

Eh bien voilà : on a appris que le Préfet des Pays de Loire a lancé un appel d’offres, le 26 octobre 2015 pour ’’travaux de débroussaillage, de rétablissements d’accès et de clôtures de la desserte routière de l’aéroport du grand ouest.’’ c’est-à-dire pour Notre Dame des Landes.
Il annonce que les travaux commenceront en 2016.

On peut s’interroger sur cette annonce si rapide. Nous sommes à six semaines des élections régionales que le PS a tous les risques de perdre, étant donné la situation économique nationale et surtout la façon dont la grande presse et même la presse militante [type L’Humanité] n’a cessé de mettre l’accent sur les difficultés en négligeant les avancées positives.

Annoncer Notre-Dame des Landes présente donc un avantage et un risque :
– un avantage : répondre à la Droite qui insiste sur l’impuissance du gouvernement sur ce dossier et qui fait croire que l’aéroport apportera des emplois et un meilleur développement économique. Il n’est pas sûr cependant que cet ’’avantage’’ ramène des électeurs vers la liste de gauche.
– un risque : couper un peu plus les ponts du PS avec les écologistes. Qu’en pensent les écologistes figurant sur la liste de Christophe Clergeau ?

 Des questions

Du côté des opposants à l’aéroport (1), la question principale est celle-ci : « Faut-il gaspiller l’argent public et détruire une zone humide pour déplacer un aéroport très performant ? » et ceci en pleine période de réflexion sur le climat.

Lors des questions au gouvernement au Sénat le 15 octobre dernier, Manuel Valls a réaffirmé sa volonté de poursuivre le projet d’aéroport de Notre-D-des-Landes, en reprenant les affirmations péremptoires de groupes d’influence ayant un intérêt purement financier et spéculatif à voir le projet se réaliser.

« Non, Monsieur Valls, les nuisances aériennes n’augmentent pas sur Nantes » dit l’ACIPA, « Non, M. Valls, le trafic en mouvements ne croît presque pas » dit l’ACIPA en rappelant que les avions sont de moins en moins bruyants.

« Non, M. Valls, le lac de Grandlieu n’est pas menacé par les avions mais par les problèmes de qualité d’eau, ce qui n’a rien à voir ».

« Non, M. Valls, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas « bon pour l’environnement ». Comment le serait-il alors qu’il détruit des zones humides, que l’absence de compensation est un secret de Polichinelle, et que l’énergie gaspillée pour sa construction pourrait largement être déployée à moindre frais pour réaménager l’aéroport existant ? »

Qu’est ce qui est le plus inquiétant, que le Premier ministre ne connaisse pas le dossier ou qu’il fasse mine de ne pas le connaître pour favoriser les lobbies du béton ?

Au lieu de discuter les arguments économiques et environnementaux, certains candidats aux élections régionales et les pouvoirs en place - gouvernement et préfecture - préfèrent semer la peur et parler de zone de non droit à éradiquer. « Toutes ces manœuvres ont pour objectif d’éluder le débat sur le fond du dossier pour entraîner l’opinion publique sur des questions de droit commun et de faits divers, bien marginales en regard de l’importance des enjeux ».

« Tous nos travaux, toutes nos études démontrent l’incohérence de ce projet, nous demandons donc toujours l’annulation de la Déclaration d’Utilité Publique et la prise en compte des vraies données techniques du projet de Notre-Dame-des-Landes et du réaménagement de Nantes Atlantique » disent les opposants (1)

(1) ACIPA / CéDpa / Coordination / Copain44 / ADECA / Atelier Citoyen.


NOTES:

PS : en réunion publique le 9 novembre à Châteaubriant, Christophe Clergeau a dit qu’il était favorable à cet aéroport mais que les cinq écologistes de sa liste étaient contre. Et que, pour autant, ils allaient tous travailler ensemble sur les autres dossiers.