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Natixis, Pérol et les banques

Ecrit le 4 mars 2009

 Deux bons pour 1.30 €

Le tribunal du travail de Berlin-Brandebourg a confirmé, lundi 23 février, en deuxième instance, le licenciement sans préavis d’une caissière de supermarché pour avoir détourné 1,30 euro. Barbara E. est accusée par la chaîne de supermarchés Kaiser’s d’avoir utilisé à son profit deux bons d’un montant de 48 et 82 centimes, obtenus en échange de bouteilles consignées et oubliés par un client dans le supermarché de l’est berlinois où elle travaillait.

Le tribunal a estimé que son licenciement était fondé, faisant valoir que les faits avaient été confirmés et faisant état d’une « perte de confiance irréparable » entre employée et employeur. La caissière, qui travaille depuis trente et un ans pour la même chaîne de supermarchés affirme que sa participation à des grèves a joué un rôle dans son renvoi.

La Confédération des syndicats allemands (DGB) a dénoncé un jugement qui « tire au canon sur des moineaux ». Un comité de soutien a été créé, et nombre de responsables politiques et de syndicalistes ont pris fait et cause pour elle.

Et pendant ce temps là M. Madoff (du scandale du même nom) est toujours en liberté. On apprend, par le le quotidien « International Herald Tribune » du 10 février qu’il ne serait pas l’objet de poursuites pénales, il ne risquerait plus que des amendes au civil.

Et pendant ce temps là les boursicoteurs responsables de la crise financière mondiale dorment sur leurs deux oreilles. Mais des millions de petits épargnants en France ont été spoliés (affaire Natixis). Mais que fait la police ? Que fait Nicolas Sarkozy ?

 Epargne

Rappelez-vous le discours de N.Sarkozy à Toulon le 25 septembre 2008 (on peut le trouver in extenso sur le site internet de l’Elysée) . Il disait : « je n’accepterais pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révèlerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements »..

Oui mais … souvenez vous de Natixis !

 Natixis

Natixis est la banque de financement et d’investissement commune des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire. Sa cotation en Bourse a été officialisée fin novembre 2006, avec un prix d’introduction de 19,55 euros.

Mais Natixis annonce une perte de 2,8 milliards d’euros en 2008 (notamment en raison de capitaux risqués sur le fonds Madoff) et, le 25 février l’action Natixis ne vaut plus que 1.03 €. Cela veut dire qu’un épargnant qui aurait acheté des titres pour 1000 €, en novembre 2006, se retrouve maintenant avec des bouts de papier valant 53 € !

Et voilà qu’apparaît François Pérol. Diplômé de HEC et de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, il est ancien élève de l’ÉNA. Il en est sorti major en 1990, ce qui lui a permis d’intégrer l’Inspection générale des finances. En 1994, il est nommé rapporteur puis secrétaire général adjoint du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). Chef du bureau des marchés financiers à la direction du Trésor, de 1996 à 1999, puis secrétaire général du Club de Paris, il est promu, en 2001, sous-directeur du financement et du développement des entreprises au Trésor.

En 2002, il devient directeur adjoint du cabinet de Francis Mer, puis de Nicolas Sarkozy, au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Quand celui-ci quitte le ministère des Finances, il fait embaucher François Pérol chez son ami le banquier Guy de Rothschild où il sera associé gérant jusqu’en mai 2007. C’est à cette époque que François Pérol a fait office de conseil chez Rothschild lors de la création de ... Natixis

Mais Natixis va mal. Et la Banque Populaire et la Caisse d’Epargne ont été priées de s’unir . Et qui sera à la tête ? François Pérol !

 Raccourci

A ce sujet certains crient au pantoufflage et accusent N.Sarkozy de mensonge quand il prétend que la Commission de Déontologie n’y voit aucun inconvénient. Car la dite commission ne s’est pas réunie. Mais enfin, bon, faut-il parler de mensonge là où Nicolas n’a fait qu’un « raccourci » ? Un beau raccourci d’ailleurs puisqu’aux dernières nouvelles la commission de déontologie ne se réunira pas !


Ecrit le 4 mars 2009

 Offre d’embauche

Un riche industriel s’adresse à un ami ministre (les riches industriels ont tous au moins un ami ministre) en ces termes :

– Mon fils me désespère. Il n’a pas terminé ses études, ne cherche même pas de travail, passe tout son temps à boire et à rigoler avec ses copains. Ne pourrais-tu pas lui trouver un petit boulot ?

– Aucun problème, répond le ministre. Je le ferai nommer adjoint au service boursier d’une banque amie, avec un traitement de débutant de 16.500 € par mois.

– Non, non. Ce n’est pas cela que je veux. Il faut qu’il comprenne qu’il faut travailler dans la vie et lui inculquer la valeur de l’argent.

– Ah ? Bon. Je le ferai fonctionnaire en chef, à 4.500 euros par mois.

– Non, c’est encore trop. Il doit se rendre compte qu’il faut mériter son salaire.

– Euh... Chef de service alors ? 3.500 euros par mois ?

– Toujours trop. Ce qu’il lui faudrait, c’est une place de petit fonctionnaire, tout en bas de la hiérarchie.

– Alors là hélas, je ne peux rien faire pour toi, répond l’ami Ministre.

– Mais pourquoi pas ?

– Pour ce genre de poste, il faut réussir un concours et avoir un diplôme.

CQFD


Ecrit le 4 mars 2009

 Elysée SA

Le Monde.fr du 24/02 : l’Élysée a annoncé que, grâce à l’intervention de l’État, deux banques privées mal en point, les Caisses d’épargne et les Banques populaires, vont fusionner et former le deuxième groupe bancaire français.

Cette fusion laisse songeur. Pour qu’une telle opération réussisse, deux conditions sont indispensables. Premièrement, qu’elle se réalise dans la clarté. Deuxièmement, que le dirigeant du nouvel ensemble soit capable de mobiliser ses équipes pour que « 1+1 soit supérieur à 2 », selon la formule consacrée.

Or, la fusion annoncée ne respecte aucune de ces deux conditions. Toutes les négociations se sont passées au palais de l’Élysée, transformé pour l’occasion en banque d’affaires. […]

Le choix du dirigeant pressenti est pour le moins curieux. François Pérol n’est pas seulement l’un des plus proches collaborateurs de Sarkozy. Il est l’artisan de cette fusion. Rarement intérêts publics et privés auront été à ce point confondus. Même le sénateur centriste Jean Arthuis juge cette nomination « choquante ». Il est d’ailleurs convaincu que la commission de déontologie ne lui donnera pas son aval. […]

 Le secret bancaire en danger

Courrier international du 24/02 : Face aux déboires de la banque UBS avec la justice américaine, les autorités suisses se retrouvent devant un cas de conscience. Céder ou non aux pressions et accepter de briser un tabou ?

Poursuivie par la justice des États-Unis pour avoir aidé des citoyens américains à échapper au fisc, UBS se croyait sortie d’affaire. Le 18 février, la banque suisse avait en effet accepté de payer une amende de 780 millions de dollars et de livrer les noms de 250 clients. Mais Washington exige toujours des infor-mations sur 52 000 comptes secrets. Après avoir financé son sauvetage l’automne dernier [la banque a perdu 13 milliards d’euros en 2008], voici que les autorités sacrifient au nom de sa survie un secret bancaire réputé non négociable, et « bétonné » pour quinze ans.

L’Union européenne réclame à l’avenir un traitement identique à celui consenti aux Américains [...} Ce coup de Trafalgar ne tuera peut-être pas le principe du secret bancaire, mais il risque heureusement de balayer la distinction que la Suisse entretient entre fraude et évasion fiscale.


Ecrit le 1er avril 2009

 550 000 euros

François Pérol, nommé à la tête des Caisses d’Epargne-Banques Populaires, a reconnu, devant l’Assemblée Nationale, qu’il allait recevoir un salaire de 550 000 euros par an (soit 37 500 €/ mois, mais que peut-il faire de tout cela ?). Il a ajouté que son salaire ne comportait pas de « part variable », autrement dit de bonus « au titre de l’année 2009 ». Il n’a rien dit pour les années suivantes.

Les déficits bancaires : c’est juste du gras !

Les hedge funds vont bien

La caisse d’Epargne offre 15 000 euros