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Scierie Bourdaud à Nozay

Ecrit le 1er novembre 2006 :

Scierie Bourdaud :

 des grumes au bois d’œuvre

Le Sous-Préfet de Châteaubriant, quand il visite les entreprises locales, a la bonne idée d’accepter la présence de la presse. Voici donc, le 24 octobre, la découverte de la scierie Bourdaud à Nozay, située à « La Grande Haie », en bordure de la Départementale 771, sur le site d’une ancienne carrière de schiste (la célèbre Pierre Bleue de Nozay) avec vue imprenable sur les étangs de loisir.

« Mon grand-père exploitait la carrière et faisait un peu de bois. Mon père a créé l’entreprise actuelle en 1936 faisant de l’exploitation forestière et de la preùmière transformation mais conservant une petite activité de carrier. Désormais la Maison Bourdaud ne fait plus que du bois » explique M. Jean Bourdaud. Actuellement l’entreprise est gérée par sa fille Pascaline Bourdaud et son époux M. Bruno Gorrée.*

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Jean Bourdaud, Pascaline Gorrée, Bruno Gorrée et le Sous-Préfet

Autrefois l’entreprise ne faisait que de la première transformation : scierie. C’était au temps où il y avait encore en France une industrie du meuble. Mais cette activité a subi la concurrence asiatique : « Il nous a donc fallu nous positionner sur d’autres dérivés du bois, moins faciles à concurrencer et susceptibles d’apporter de la valeur ajoutée » explique Pascaline Gorrée. « Nous proposons des carrelets lamellés-collés sur mesure avec parement et contre-parement de différentes épaisseurs ». Débouché : les portes d’intérieur, les portes d’entrée et les menuiseries extérieures.

L’entreprise réalise, à la demande, des pièces de chêne chanfreinées et percées ; des avivés pour parquet, en chêne ; des fonds de wagons, en pin, pour les ABRF. Ce sont là des pièces « nobles » qui représentent environ 25 % de la production. Le reste c’est du bois vendu brut de sciage pour des utilisations en charpente ou caisserie. « Nous avons la capacité et le personnel pour réaliser ce qui nous sont demandées » dit Mme Jeannette Bourdaud. Les commandes pouvant être très diverses, l’entreprise n’a pas de stocks d’où, pour les clients, un certain délai de livraison.

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La machine à coller les parents et contre-parements

 Sciage, usinage

Le bois arrive dans l’entreprise en « grumes » c’est-à-dire en gros troncs d’arbres débarrassés de leurs branches. Pour le stockage l’entreprise a acheté, en 2002, 12 500 m2 de terrain, situé de l’autre côté de la D 771, s’ajoutant aux 55 200 m2 existants.

Une grue, un tapis roulant : les grumes sont acheminées vers l’atelier de sciage où des machines, commandées par ordinateur, coupent les troncs à la dimension voulue : soit en longues pièces (jusqu’à 11 mètres) de section rectangulaire, soit en planches de différentes épaisseurs. Certaines machines sont équipées d’une, deux, voire quatre lames de scie. Le débitage se fait progressivement car l’entreprise ne gâche pas le bois.

Une partie du bois est traitée de façon spéciale : usinage (chanfrein, perçage), rabotage, séchage, traitement par immersion (un traitement de préservation et un de coloration), réalisation d’éléments en lamellé-collé. Cinq séchoirs accueillent le bois de qualité et celui qui nécessite un traitement de prévention (fongicide, insecticide, anti-termite(.

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Atelier de sc

Une autre partie du bois passe directement à la scierie : deux lignes produisant 10 000 m3 de sciage par an).

« Nous transformons 25 000 m3 de grumes par an, dont 50 % donne du bois d’œuvre » explique Mme Pascaline Gorrée.

« Nous nous approvisionnons à 55 % en résineux et à 45 % en chêne ». Les résineux, pin sylvestre, pin maritime, pin Douglas, sont achetés dans un rayon de 150 km. Le chêne vient de plus loin, région parisienne voire région centre. « Les importations de bois résineux des pays scandinaves ont fortement diminué courant 2006. Compte-tenu de certaines difficultés d’approvisionnement en bois exotiques, l’industrie du bois redécouvre actuellement la notion de proximité et la nécessité de traiter les forêts de façon durable » dit M. Gorrée.

L’entreprise vend à Nantes, St Nazaire ou Rennes et sur l’ensemble du territoire français et en Europe. « Mais le coût des carburants augmente le prix du bois » dit Mme Bourdaud.

 Economie d’énergie

Une partie de la production est venue en « bois vert » c’est-à-dire comprenant une part d’humidité. Une autre partie est vendue ou transformée en « bois sec » : l’entreprise Bourdaud dispose d’un hangar de séchage, 3000 m2, couvert, et chauffé l’hiver. « Nous utilisions le gaz mais, compte-tenu de son prix, nous avons préféré installer une chaudière à bois » dit M. Gorrée. « Nous sommes auto-suffisants à 100 % avec les sciures, les écorces, les chutes de tronçonnage de grumes. Une unité de broyage permet d’obtenir des morceaux de dimension convenable ».

 L’avenir ?

L’entreprise emploie 48 personnes, dont 6 femmes. « Nous pourrions employer davantage de femmes car certains postes ne demandent pas de force physique ».

Tous les deux ans l’entreprise investit à hauteur de 20 % de son chiffre d’affaires. « Nous allons augmenter nos capacités de collage, ce qui va nous conduire à recruter 2 à 3 personnes »

Bref une entreprise qui tourne bien et qui innove sans cesse pour suivre l’évolution des demandes des clients et pour optimiser au mieux la production et la gestion économique et sociale.

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Lames de

Vocabulaire

Délignage :
Opération de sciage d’un bois (déjà débité par une scie de tête) destinée à rendre ses bords parallèles.

Tronçonnage :
Opération par laquelle on découpe perpendiculairement au fil du bois, des arbres abattus, des grumes ou même des sciages en longueurs déterminées.