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Grappillages et Mée-disances du 2 décembre 2015

Ecrit le 2 décembre 2015

Voici cette semaine des Mée-disances empruntées au site alternatif rezo.net où on peut lire des points de vue originaux et souvent décapants.

 Gazeuse

Du site ’’passeurs d’hospitalité’’ : Les enfants prennent cher dans la guerre que le gouvernement mène contre les exilé-e-s de Calais. Au moindre problème sur l’autoroute qui surplombe le bidonville – la police bombarde le bidonville de grenades lacrymogènes. Aux premières loges, à un bout du bidonville les familles kurdes, à l’autre bout, juste sous l’autoroute, des familles érythréennes. (...)
Lorsque des familles veulent manifester pacifiquement pour dénoncer les conditions
dans lesquelles elles sont contraintes à vivre, c’est encore la gazeuse qui entre en action, les policiers aspergeant enfants et adultes, comme une provocation, comme s’ils cherchaient la
confrontation. Lorsqu’un bénévole britannique craque et tente de faire passer la frontière à une gamine pour qu’elle rejoigne sa famille, il risque 5 ans de prison et 30 000 € d’amende.
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 Achat cher

La misère ne fait pas vendre. La mort, si. Le tabloïd britannique Daily Mail a acheté pour 50 000 € une vidéo montrant une fusillade lors des attentats de Paris, des images très violentes. Le disque dur sur lequel se trouvaient ces images a ensuite été cassé à la masse.
Le journal ne refuse devant rien. Il a même publié une photo montrant Hasna Aït Boulhacen, cousine d’Abdelhamid Abaaoud [organisateur présumé des attentats de Paris] profitant de la quiétude d’un bain de mousse... Sauf qu’il s’agissait de Nabila, une jeune marocaine filmée durant un séjour en France. Il a dû rectifier cette erreur ... mais cela confirme que, pour lui, le buzz d’une info prime sur l’info. C’est malheureusement une caractéristique de plus en plus fréquente de la presse : publier le sensationnel pour susciter l’émotion des lecteurs en évitant de faire appel à leur intelligence et à leur réflexion.
Le même journal a publié un dessin associant des réfugiés et des rats, une œuvre qui n’est pas sans rappeler la propagande nazie.

 Des joies ... ou pas

La Quadrature du Net recense les articles de presse parlant de possibles abus / dérapages liés à l’état d’urgence. Ce sera utile notamment lorsqu’il sera question de la modification constitutionnelle annoncée par le gouvernement pour une extension / pérennisation de l’état d’urgence. Les faits relatés touchant au numérique sont particulièrement intéressants.
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pouvoirs exceptionnels élargis permettent au gouvernement d’imposer l’assignation à résidence sans l’autorisation d’un juge, de procéder à des fouilles sans mandat judiciaire, de saisir tous les fichiers informatiques qu’il juge pertinents, et de bloquer les sites web considérés comme glorifiant le terrorisme sans autorisation judiciaire préalable. Ces pouvoirs constituent une atteinte aux droits à la liberté, à la sécurité, à la liberté de mouvement, à la vie
privée et aux libertés d’association et d’expression », a déclaré HRW.
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 Stockés Chou blanc

Des Habitant-e-s de Saint-Denis ont vécu un mercredi 17 novembre particulièrement angoissant. L’intervention des forces du Raid et de la BRI contre les terroristes retranchés dans un appartement de la rue du Corbillon a placé la ville sous la terreur et le blocus militaire pendant quelques heures. Les 30 familles qui vivaient dans les appartements de l’immeuble concerné, réveillées à 4 heures du matin par les tirs en continu et les explosions, ont vécu un
cauchemar, obligées de se calfeutrer, de cacher les enfants et de n’avoir plus rien d’autre à faire que de prier pour ne pas mourir. Évacuées en urgence, elles ont quitté leur domicile sans leurs affaires personnelles. Et les dommages collatéraux de cette intervention sont irréversibles : l’immeuble, déjà en piteux état, est quasi détruit, et la plupart des affaires des habitant-e-s sans doute irrécupérables.
Le 24 novembre, le préfet de Dordogne a ordonné la perquisition d’une ferme bio du Périgord vert. À la recherche de « personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste », les gendarmes ont fait chou blanc. « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? », plaisante Elodie après coup. Installés depuis trois ans et demi en
Dordogne, Julien et sa compagne ont une fille de deux ans, vendent des légumes de
saison à Biocoop et le samedi au marché.
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Ces habitant-e-s sont bien des victimes : victimes des terroristes qui ont décidé de venir se cacher dans leur immeuble et d’une intervention, qui, justifiée, les a conduit à perdre leur toit. Mais ni prise en charge psychologique, ni relogement. Un ministre ou le préfet de Seine Saint-Denis ne sont pas allés à leur rencontre. Elles dorment depuis mercredi dernier dans un
gymnase prêté par la Ville. Le préfet à l’égalité des chances a d’abord dit qu’il fallait faire un ’’diagnostic social’’ pour chaque famille. Puis, il a indiqué, lundi 23 novembre, que seules les familles de la cage d’escalier où se trouvaient les terroristes seraient relogées. Et les autres ?
L’immeuble, déjà délabré et en situation de péril, menace de s’effondrer. Et comment retourner sur un lieu qui garde autant les stigmates d’un événement particulièrement traumatisant ?
Où est donc la solidarité nationale ? Pourquoi, ne fonctionne-t-elle pas pour ces familles ? Les pauvres n’ont pas le droit d’être traités en victimes.
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 Libertés

De hrw.org : (Paris, le 24 novembre 2015)
– La France, qui s’est dotée de nouveaux pouvoirs considérables en vertu de l’état d’urgence, devrait s’employer à les exercer de façon aussi parcimonieuse et limitée que possible afin d’éviter d’empiéter sur les droits humains, a déclaré l’association HRW (Human Rights Watch). « Les Droits de l’homme De la Ligue des Droits de l’homme : « Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.
Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à
celles déjà mises en œuvre.
C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur. (...)
Rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.
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 Mort et désespoir

Le projet politique de Daech donne à des milliers de jeunes du sens à leur chemin vers la mort. Il leur propose un destin. À l’espoir de la libération individuelle et collective qui portait les mobilisations passées, ils ont substitué une problématique de fin du monde et de jugement dernier.
Leur libération, c’est de mourir en martyr !
Il nous faut donc réfléchir d’urgence sur ce qui produit un tel désespoir si nous voulons tarir la source de recrutement.
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