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Viol et Castel-Viandes


Ecrit en septembre 2003

 Trophée de l’ADIC

VIOL Frères : l’entreprise Viol Frères, dirigée par une femme, fêtera bientôt ses 40 ans d’activité à Châteaubriant. Pour elle, la reprise de ce qui restait des abattoirs Bridel après le dramatique incendie de septembre 1999 et après la crise de la vache folle, a été un véritable défi. Dans la période 2000/2003 l’entreprise a créé 90 emplois nouveaux (pour monter à 200 salariés dont une vingtaine en contrats de qualification) et a atteint les 18 000 tonnes de viande de bœuf abattues et transformées (1200 bêtes par semaine). En tout 60 millions de francs d’investissement dont 40 en deux ans (2001/2002). Il n’y a que d’un point de vue social que l’entreprise a encore des efforts à faire.


Ecrit le 12 octobre 2004 :

Mlle Viol (entreprise Viol, Castel-viandes) : 20 000 tonnes de viande par an, soit 60 000 têtes de bétail. 210 emplois en CDI, dont une centaine créés ces dernières années. Formation interne : 12 à 13 personnes par an depuis 3 ans, ces personnes se voyant offrir ensuite un CDD d’un an ou un CDI. « Nous avons besoin de « gens du couteau », cela peut être un emploi pour des femmes dans le secteur « piéçage », nous cherchons des salariés volontaires ». « Notre activité ne court pas le risque de délocalisation : la matière première, la main d’œuvre, le transport, les clients sont tous à proximité ». voir plus loin


Ecrit le 20 octobre 2004 :

Castel viandes augmente les capacités de son abattoir

La Lettre de l’API, du 16 octobre 2004 confirme ce qui a été annoncé dans La Mée du 5 octobre 2004 : Castel viandes, nom commercial de Viol frères, étudie la possibilité de reprendre le site de France autruches partie à Carentoir

« Nous n’avons pas de projet précis, nuance Véronique Viol-Lévesques, directrice générale. Mais l’existence de cet atelier prête, il est vrai, à réflexion ». A la recherche de valeur ajoutée, la PME y lancerait la fabrication de produits élaborés. Depuis le rachat en 2000 (La Lettre API du 10/07/00) de Tendriade, l’ancien outil industriel de Lactalis, Castel viandes (découpe et transformation de viande de bovin) a vu son activité se développer fortement. Cette année, les volumes abattus dépasseront les 20 000 tonnes contre 12 700 en 1999. Un investissement de 3,5 M€ va démarrer. L’opération comprend la construction d’un atelier de découpe (1 500 m2), jouxtant l’abattoir, et de bureaux (500 m2) à laquelle s’ajoutera l’installation générale, imposée par les assurances, de sprinkleurs (extincteurs automatiques). Les travaux seront achevés en septembre 2005. L’actuel atelier de découpe sera dévolu à l’activité steaks hachés surgelés.

Le Chiffre d’affaires 2004 devrait s’élever à 70 M€, en hausse de 22 %, à comparer aux 40,1 M€ réalisés en 1999. La grande distribution représente 55 % des débouchés, les industriels près de 40 %. La PME compte 215 personnes (200 CDI) et pense créer 50 emplois durant les cinq prochaines années.


Du sang dans l’herbe


Omerta sur la viande

 Omerta sur la viande, par Pierre Hinard

Éleveur, fils d’éleveurs, ingénieur agronome et ancien créateur de marchés bio à Paris, Pierre Hinard entre il y a dix ans dans la société Castel-Viandes, une importante société d’abattage et de découpe de Loire-Atlantique qui sert tout le gratin de l’agroalimentaire, de McDonald’s à Flunch, d’Auchan à William Saurin. Un parcours excep-
tionnel et très spécialisé, des vertes prairies normandes aux steaks hachés en barquettes, via le monde secret des abattoirs. Pierre Hinard, qui a longtemps voulu croire que la qualité et l’excellence pouvaient trouver leur chemin jusqu’aux rayons des supermarchés, découvre les dessous pas très propres des « usines à viande ». Un temps il a l’espoir de pouvoir améliorer la situation et notamment d’éliminer la remballe, « cette pratique qui consiste à redécouper et remballer de neuf une viande avec une nouvelle étiquette est strictement interdite » et justement, il y a dans les frigos des steaks de 170 g, « préparés il y plus d’un an et demi ! Avec une date largement dépassée puisqu’ils avaient été rappelés des cuisines des restaurants juste après l’intoxication massive qui avait duré jusqu’au début 2007 » « ils ont été décongelés juste pour vérifier l’odeur et la couleur. Ca sent un peu, beaucoup, à la folie » … Pierre Hinard lance l’alerte, il est licencié, en novembre 2008.

Pierre Hinard parle des asticots qui retombent dans la viande hachée, des analyses faussées, des dates truquées, du sang déversé dans les champs. « Face à ces manquements, les services vété-rinaires sont défaillants et les pouvoirs publics pour le moins… distraits. En bout de chaîne, des consommateurs lésés, méprisés ou malades ». Selon Pierre Hinard, six ans après son licenciement, rien n’a changé. Il raconte donc, de l’intérieur, les dérives d’un système qui méprise paysans et consommateurs. Il cite des documents inouïs, et révèle tout le circuit de l’empoisonnement ordinaire. Quelles conséquences pour nous, consommateurs ?

Quelles conséquences pour l’emploi des salariés ? Le livre s’arrache mais Châteaubriant est sous le choc.
(Ed. Grasset, 17 €).

L’article de Libération

L’article de sudinfo.be


Ecrit le 26 novembre 2014

 Haro sur Hinard

Le livre « Omerta sur la viande » de Pierre Hinard, a beaucoup de succès ! Il est cité par La Tribune de Genève, Europe1, Le Point, 20minutes, Le Nouvel Obs, Ouest-France, Agro-media, Youtube, L’Eclaireur et beaucoup d’autres….

Selon Benoit Chabert, l’avocat de Castel Viandes, ce livre NE DOIT PAS ETRE LU. « Pourquoi pas le brûler comme faisaient les inquisiteurs ? » dit notre ami Borgone !

Dépéchez-vous à le lire !