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NDDL, Publicité, pressions, contre-pressions

Ecrit le 10 février 2016

 Publicité et pressions

Ca chauffe à Nantes dans les rédactions de la presse régionale. En cause un grand placard publicitaire : une pétition de la Région Pays de Loire, sur un quart de page, (60 000 € ?) le 5 février, appelant à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame des Landes. Les journalistes ont été tenus à l’écart de la décision de passer cette publicité qu’ils n’ont découverte qu’au moment où les secrétaires d’édition ont commencé le maquettage des pages. Ce qui est drôle, c’est que Ph  . Grosvalet (Président du Conseil Départemental) et J. Rolland (mais de Nantes), favorables à l’aéroport ne se sont pas associés à l’initiative   de Bruno Retailleau !

La publicité de M. Retailleau
Coût : 60 000 euros

Presse Océan a publié une mise au point « A nos lecteurs » cherchant à dédouaner la rédaction de la « pub » : la direction a dû faire cette concession pour ne pas se prendre une grève spontanée.

Les syndicats CFDT/Ouest-France, SNJ/ Ouest-France, Le Courrier de l’Ouest, Le Maine libre, Sud/Presse Océan ont publié dès le 5 février, le communiqué suivant :

 La pub de trop

Les directions (…) ont fait le choix, ce vendredi 5 février, d’accepter l’argent du Conseil Régional des Pays de Loire, et donc du contribuable, pour porter un message clivant et provocant sur le dossier délicat du projet d’aéroport à Notre-Dame-des Landes. Il s’agit d’une publicité « exigeant l’évacuation de la Zad ». Elle doit être publiée à nouveau mardi [9 février] et être reprise sur le site Internet d’Ouest-France et de Presse Océan. Dans des conditions déjà difficiles et tendues, les journalistes d’Ouest-France et de Presse Océan s’emploient depuis des années à traiter ce sujet avec rigueur, équilibre et impartialité. Dans le cadre de cette couverture, des menaces ont pourtant déjà été proférées et du matériel dégradé.

L’amalgame et la confusion que provoque cette publication payante du Conseil Régional se confirme dès ce jour sur les réseaux sociaux et lors des appels téléphoniques dans les rédactions. Dans les deux titres de presse concernés, les organisations syndicales représentatives de journalistes dénoncent cette confusion des genres, la mise en cause de l’indépendance des journalistes et le danger qu’elle leur fait désormais courir physiquement.

Ces organisations demandent aux directeurs de publication des journaux le retrait de ces publicités des prochaines publications papier et Internet.
[fin de communiqué]

Dans un texte du 6 février, le Club de la Presse de Nantes, estime que « face à cette actualité très politique, [les journalistes] ont fait preuve d’un grand professionnalisme en exigeant qu’il soit indiqué en en-tête le mot « publicité » (et non « publi-communiqué », comme le souhaitait la Région), mais aussi en réaffirmant leur indépendance et le respect des différentes opinions dans différents encarts explicatifs. A nos yeux, ces initiatives prouvent l’honnêteté professionnelle de ces équipes. (…) Aucune menace sur la personne des journalistes, quel que soit le contexte, n’est acceptable ».

[Ndlr : Signalons qu’à Ouest-France, la couverture des élections régionales en Pays-de-Loire était suivie de très, très près par Rennes qui mettait sous pression les journalistes pour faire plaisir à Retailleau]


Ecrit le 2 mars 2016

 C’est quoi ce boulot ?

Contre-publicité

Une trentaine de personnes avec affiches, tracts, ballons et petit-déjeuner, ont pris le Tram-train de 7h21 ce 22 février 2016. offrant le petit-déjeuner aux voyageurs et affichant sur les vitres leur détermination et en disant :
« Retailleau, rends les 60 000 € » en réponse à la dépense de publicité du Président Retailleau.


Ecrit le 2 mars 2016

Le 23 février 2016, des riverains de la ZAD se sont exprimés devant la presse. « Cela suffit ! Nous ne voulons plus être spectateurs des mises en scène anti-ZAD de M. Retailleau et du couple Lamisse qui d’ailleurs n’habite plus là depuis des années, ni des mensonges grossiers de M. Valls et consorts sur les soi-disant activistes ultra violents qui rackettent, volent et détruisent.

Nous ne bénéficions pas des 60 000 euros d’encart publicitaire payé par le conseil régional mais nous pouvons néanmoins témoigner de notre réalité d’habitants. Déambulations champêtres ponctuées de rencontres   enrichissantes, petit café offert ou simple bonjour, on se sent chez nous et en sécurité sur la ZAD.

Pour beaucoup d’entre nous c’est l’occasion de redécouvrir notre bocage et sa richesse, de renouer avec un territoire et ses habitants »

NDDL, 27 février 2016
NDDL, 27 février 2016

Le 27 février 2016 a eu lieu la plus grosse manifestation pour la sauvegarde du bocage de Notre-Dame-des-Landes et pour le soutien à celles et ceux qui font vivre cette ZAD. Les organisateurs saluent « les plus de 60 000 personnes qui se sont déplacées, parfois de très loin (68 cars venus de toute la France), pour apporter leur soutien à cette lutte emblématique contre un projet inutile - basé sur des mensonges, des secrets et des manipulations - écologiquement et économiquement intenable ». « Les nombreux messages de soutien venant de partout (Allemagne, Italie, Turquie, Belgique, Grande-Bretagne, Québec...) prouvent, s’il en était encore besoin, que la lutte de Notre-Dame-des-Landes rejoint désormais des préoccupations globales de choix de société ».