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Mée-Disances du 16 mars 2016

Écrit le 16 mars 2016

 Un bébé vendu

De tuitec.com du 9/03 : Non, vous ne rêvez pas, ça s’est passé la ville de Tong’an (province de Fujian) en Chine : un jeune homme de 19 ans a vendu sa fille de 18 jours contre la somme de 23 000 yuan (environ 3200€), via un réseau social chinois et ce, afin de s’acheter un iPhone et une moto ! Évidemment, ce n’est pas passé inaperçu aux yeux de la justice chinoise qui a condamné le jeune couple à 3 ans de prison ferme pour le père et 2 ans et demie avec sursis pour la maman.

 L’humanité à la carte

De latribune.fr : Les transhumanistes de la Silicon Valley en rêvent : l’humanité saura-t-elle faire naître des enfants « à la carte », qui vivront des centaines d’années sans problème de santé ? La mise au point de nouveaux scalpels biologiques, ouvre la voie à l’accélération du bricolage des génomes animaux, mais aussi humains. C’est ce qui a été fait pour la première fois par les chercheurs chinois. Des expérimentations sur embryons qui relancent la question de l’amélioration des performances physiques et intellectuelles de l’espèce par la science.

On commence par des manipulations sur les animaux :
« Trois expérimentations récentes ont augmenté les capacités intellectuelles de souris en modifiant leur ADN avec des segments de chromosomes humains. Et des manipulations génétiques multiples ont été réussies chez deux petits singes. Demain, comment empêchera-t-on certains de commander un chien plus intelligent ? Alors que le respect de l’animal est de plus en plus souvent revendiqué, comment devrons-nous les considérer lorsqu’ils auront un QI proche d’un humain ? »

Toujours sur un modèle de science-fiction, ces perspectives d’édition génétique nous mènent cette fois du côté de La Planète des singes.

 Petit garçon précoce

NouvelObs.com du 10/03 : un petit garçon de 4 ans a tiré par accident sur sa mère, grande militante du port d’armes ; Jamie Gilt conduisait sur une route de Floride quand son fils a tiré depuis le siège arrière du véhicule. « L’arme a été achetée légalement par la victime et l’enfant l’a saisie sans qu’elle le sache », a expliqué la police, en rappelant que laisser une arme chargée à portée de main d’un enfant constitue un délit selon les lois de Floride.
 

La police n’a pas encore pu interroger la mère, âgée de 31 ans, pour éventuellement l’inculper. Jamie Gilt défend ardemment les armes sur les réseaux sociaux. Sur sa page Facebook, elle s’était vantée que « tous chez nous savent tirer » : « Même mon garçon de quatre ans peut tirer maintenant avec un fusil de petit calibre ». Elle y posait aussi avec diverses armes et munitions, et y défendait vigoureusement le deuxième amendement de la Constitution américaine, qui autorise le port d’armes, ainsi que le puissant lobby des armes à feu. Illustrée par la photo d’une jeune femme coiffée d’un chapeau de cowboy et tenant un fusil, une autre page Facebook, intitulée « Jamie Gilt et le bon sens des armes », a été inondée le lendemain de messages d’internautes soulignant l’ironie de l’accident.

 Bagage à main

Lexpress.fr du 10/03 : Une jeune femme a été interpellée à son arrivée à l’aéroport de Roissy après avoir embarqué à Istanbul en Turquie avec une enfant de 4 ans non enregistrée. 
 
Cette jeune femme, dont la nationalité n’a pas été précisée, « résidente régulière en France », « aurait engagé une procédure d’adoption envers cette petite fille haïtienne ». « Elle était vraisemblablement en zone de correspondance à Istanbul, et avait donc franchi normalement les contrôles avec l’enfant, lorsqu’on lui a refusé d’embarquer avec elle ». 
 
La jeune femme aurait donc « décidé de cacher l’enfant dans un sac pour embarquer à bord d’un autre vol, après avoir acheté un autre billet ». « Une fois à l’intérieur de l’avion, elle l’a placée à ses pieds, sous une couverture, mais la petite fille a eu envie d’aller aux toilettes et elles ont été remarquées par des passagers ». 
 
Air France a indiqué « qu’un adulte aurait voyagé accompagné d’un enfant [sans titre de transport] qu’il aurait dissimulé dans un sac ». La compagnie a « demandé la présence des autorités françaises à l’arrivée du vol ». 

La jeune femme a été placée en garde à vue, mais le parquet de Bobigny a décidé de ne pas engager de poursuites. La jeune femme et la petite fille étaient toujours « en attente à Roissy », le temps que les autorités terminent leurs investigations. 

 Hosties sans gluten

LaCroix.com du 10/03 : À l’heure où le régime sans gluten fait de plus en plus d’adeptes sur des critères diététiques, on en oublierait presque les personnes souffrant de « maladie cœliaque ». Ne tolérant pas le gluten, elles doivent suivre un régime très strict. Or cette intolérance est incompatible avec l’eucharistie. Car selon le doit canonique, le pain d’autel doit être « de pur froment » : le blé est la seule céréale autorisée et aucun autre ingrédient ne peut y être ajouté.
 
En 1982, la Congrégation pour la doctrine de la foi a certifié que les hosties sans gluten n’étaient pas valides, puisqu’il faudrait ajouter des ingrédients permettant la panification. Mais en 1995, l’Église a assoupli sa position à travers une lettre du cardinal Joseph Ratzinger autorisant les hosties « partiellement privées de gluten ». À condition qu’aucune matière étrangère n’y soit ajoutée et que rien ne puisse « dénaturer la substance du pain ».
 
Ces deux types d’hosties existent et circulent aujourd’hui en faibles quantités : celles sans gluten du tout, bien qu’interdites par l’Église, et celles au taux minimum autorisé, tout juste suffisant pour permettre la panification (0,01 %). […] Mais ces hosties spéciales ne règlent pas le problème des plus intolérants, qui ne supportent pas le gluten. C’est alors la communion sous l’espèce du vin qui s’impose. L’Église considère que « même sous une seule des deux espèces, on reçoit le Christ tout entier ».

 Fraude à l’assurance-chômage

Selon Le Canard enchaîné du 09/03, Pierre Lachaize semblait bien connaître les mécanismes de la fraude aux allocations chômage. Cet ancien directeur des systèmes informatiques de l’Unédic avait notamment la charge de la base de données « Aude » recensant les bénéficiaires indemnisés et visant à empêcher les abus. Plus embêtant, il aurait lui-même continué à percevoir 4982 euros d’allocation par mois, en plus de son salaire, plus d’un an après son recrutement en septembre 2012. Un oubli ? Peu probable, selon l’hebdomadaire. Car une fois embauché, Pierre Lachaize aurait pris soin d’actualiser sa situation auprès de Pôle emploi. Sauf qu’il aurait déclaré n’avoir décroché qu’un contrat de 15 heures, payé 1050 euros par mois. 
 
Cette arnaque ne semble pas avoir indigné l’Unédic. Un mois après la découverte des abus, le directeur informatique a certes été mis à pied à titre conservatoire  , mais il a pu bénéficier d’une rupture conventionnelle. Une porte de sortie moins humiliante qu’un licenciement pour faute, et surtout plus lucrative : Pierre Lachaize aurait obtenu 160 000 euros d’indemnités avec seulement 14 mois d’ancienneté. L’Unédic refuserait de dire s’il lui a été demandé de rembourser ses allocations. 
 
L’informaticien qui a découvert la fraude à partir de la base de données des personnes indemnisées ne s’en est pas si bien sorti. Ce « lanceur d’alerte » a, lui, écopé d’un licenciement. Motif, selon l’Unédic citée par le Canard : il n’avait « pas fait une demande de consultation du fichier à sa hiérarchie »...