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Dixence, le caoutchouc du succès

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Écrit le 06 avril 2016

15 Février 2006, l’entreprise UFM-Marie est liquidée avec départ immédiat de tous les salariés. C’est alors que deux cadres, MM. Gérard Beloeil (chef du bureau d’études) et Jean-Pierre David (chef d’atelier), décident de créer leur entreprise, avec 9 compagnons, tous actionnaires. Ainsi est née l’entreprise Dixence qui compte maintenant 30 salariés. Son champ d’action : le caoutchouc, ou plutôt les moules servant à couler des objets en caoutchouc. Conception, tournage, fraisage, usinage, assemblage : les salariés font du travail de haute précision. « 

Jean-Pierre David

Nous faisons tout le moule, depuis la conception jusqu’à la mise au point » explique Gérard Beloeil cependant que Jean-Pierre David se lance dans une explication technique sur les propriétés du caoutchouc.

C’est qu’il y a une grande différence entre le plastique et le caoutchouc. Le premier est injecté à chaud, refroidi immédiatement et recyclable puisqu’on peut le fondre à nouveau. Le caoutchouc est une matière vivante, fournie par un arbre, l’hévéa (même s’il y a maintenant un caoutchouc synthétique). Cette matière naturelle peut être ’’cuisinée’’, en y ajoutant divers composants. Il s’agit en effet de réaliser des objets résistant, selon les besoins, à la chaleur, à l’huile minérale, aux produits chimiques. Chaque client peut avoir besoin d’un caoutchouc spécifique.

Le caoutchouc commence à ’’cuire’’ dès 20° , il a même une date de péremption ! Dans les moules, il est cuit à 200°, opération irréversible. [Le recyclage du caoutchouc ne peut se faire que par broyage et inclusion dans divers matériaux pour réalisation de routes].

Le caoutchouc est injecté à 80° dans des moules de plus ou moins grandes dimensions, comportant des empreintes reliées les uns aux autres par des petits chenaux. Après démoulage, il reste une ’’grappe’’ de caoutchouc, inutilisable. L’objectif est donc de réaliser des ’’moules à canaux régulés’’ permettant un ’’zéro déchet’’, économies de temps, de matière et d’énergie. C’est ainsi qu’un client allemand fait travailler Dixence. ’’Le moule est plus cher, dit JP David, mais il est rentable au bout d’un ou deux ans’’. Le client arrive ainsi à réaliser jusqu’à 64 pièces à la fois, sans déchet.

L’entreprise Dixence est renommée pour la qualité de ses moules, « Notre souci est de bien comprendre ce que veut le client ». De ce fait l’entreprise est difficilement délocalisable, « car nous dialoguons beaucoup avec nos clients et nous leur faisons des propositions techniques pour répondre au mieux à leurs besoins ». Il y a ainsi 6 personnes au bureau d’études et l’entreprise est reconnue par les professionnels sur les marchés nationaux et internationaux.

Dixence compte une vingtaine de clients et réalise un moule tous les deux jours, ce qui ne veut pas dire qu’il faut deux jours pour faire un moule. Certains moules peuvent être faits en 15 jours, pour d’autres, plus complexes, 4 à 6 semaines peuvent être nécessaires !

Caroline

L’atelier Dixence est vaste, très propre. Le travail de mouliste est un métier noble. Il y a même une femme ! Caroline était conseillère en insertion professionnelle, précédemment, et ne s’y sentait pas bien. Elle a donc fait un stage de 8 mois à Rennes et a été embauchée par Dixence où elle se plaît beaucoup et où elle a le sentiment d’avoir trouvé son plein épanouissement.

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