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Focast (05)

(texte du 9 janvier 2002)-

Focast : plus de directeur industrie
La valse continue

Selon la Tribune du 3 janvier 2002 : le groupe métallurgique Valfond détient 97,82 % du capital de la société française Waeles (fonderie, métaux), au terme de l’Offre publique de retrait lancée sur les actions Waeles, cotées au Second Marché. De ce fait le groupe Valfond va pouvoir retirer Waeles de la Bourse, ce qui lui laissera les mains libres pour vendre l’entreprise quand il voudra.

Rappelons que Waeles (1837 salariés) est un groupe spécialisé dans la transformation des métaux. Son activité s’articule autour de 3 métiers : fonderie de métaux ferreux (40%) ; fonderie d’alliages légers (32%) ; usinage (28%). Le groupe travaille à 90% pour le secteur automobile. Son PDG est Frédéric Roure, celui qui était aussi PDG du groupe Valfond avant d’être remercié par l’Union des Banques Suisses le 15 novembre 2001.

Le groupe Valfond (qui est propriétaire de la fonderie Focast de Châteaubriant), vient aussi de remercier son Directeur de la division industrie, M. Philippe Dizier (qui était aussi directeur de l’usine Sadefa de Fumel) et de le remplacer provisoirement par le directeur financier de Sadefa. Décidément, chez Valfond, ça déménage ! Mais ça ne sent pas bon.


(écrit le 16 janvier 2002) :

Focast : le cercle des poètes disparus

Hervé Guillaume : (PDG du groupe Valfond) : « Je demande une étude pour délocaliser Focast » ........................Viré !

Christian Gaillard (Directeur de Focast) : « Si le groupe Valfond nous aide dans le projet, nous y arriverons » ..........Départ !

Frédéric Roure (PDG du groupe Valfond) : « Nous allons réindustrialiser Focast sur le site actuel » ............... Viré !

Philippe Dizier (directeur de la division industrie) : « L’avenir de Focast n’appartient qu’à lui-même. Valfond n’est qu’une garantie financière » ................................................. Viré !

« Il est évident que dans le groupe Valfond mieux vaut fermer sa g.... sous peine de retourner s’occuper de ses affaires personnelles. En attendant la suite, continuons à travailler car, quel que soit le PDG du groupe ou de la division, une chose est sûre, ce n’est pas eux qui réaliseront le carnet de commande » dit un tract CFDT affiché dans l’entreprise le 4 janvier 2002.

Info : une étape importante et obligatoire a eu lieu à la fin du mois de décembre puisque toutes les pertes de Focast ont été effacées (absorbées) par le groupe Valfond. Pour que Focast soit plus facile à vendre au plus offrant ?


(écrit le 30 janvier 2002 :

Promesses pour Focast

Le secrétaire du Comité d’Entreprise de la Fonderie Focast était présent lors du Comité de groupe qui s’est tenu à Lyon le mercredi 16 janvier 2002. Ce comité était présidé par Ron Hobss, nouveau PDG du groupe Valfond et actionnaire du groupe.

En ce qui concerne la situation de Valfond : tous les sites hors division industrie vont avoir un début d’année difficile, après le recul pris par les grands donneurs d’ordre automobiles (Volvo, Renault, PSA ...)

Pour la division Industrie :

SADEFA (à Fumel) : on y verra plus clair après la mise en place du plan Amiante

FOCAST : D’après Ron Hobss : « Je suis beaucoup plus confiant pour Châteaubriant où la situation devient intéressante grâce à la collaboration du management et des salariés. J’ai donné mon accord par téléphone pour investir chez Focast, en collaboration avec les pouvoirs publics »

Communiqué CFDT affiché dans l’entreprise le 21 janvier 2002


Histoire de fours

(note du 26 février 2002)

Bonne nouvelle « la DAI » est revenue signée !

La DAI c’est la demande d’autorisation d’investir. Sans elle, une entreprise ne peut rien entreprendre pour moderniser ses installations.

La DAI de la fonderie Focast est revenue signée du PDG M. Ron Hobss, le 21 février pour un montant de 24 millions de francs dont 15 cette année.

De plus l’assemblée générale des actionnaires, qui va décider la « recapitalisation », aura lieu le 6 mars prochain, ce qui veut dire que les dettes de Focast seront effacées.

La CFDT est satisfaite mais marque son étonnement sur la façon dont se déroulent les choses : deux fours à induction, destinés à remplacer les antiques cubilots, sont arrivés (et sont stockés dans les anciens bâtiments de l’usine Provost en attendant d’être installés)...

...Voui mais ... la direction a appris qu’on trouvait des fours moins chers en Turquie. Alors la voiture, le train, l’avion ... les commerçiaux ont couru, volé et fouillé pour dénicher ces fameux fours. C’est vrai, ils sont moins chers. Bon ça.

... Voui mais ... la direction a appris qu’on trouvait des fours moins chers en Inde. Alors la voiture, le train, l’avion, ...courront, voleront et fouilleront les commerciaux pour dénicher ces fameux fours. Trouveront-ils ? suite au prochain numéro.

S’ils les trouvent, promis, ils nous offriront sans nul doute ...un vin d’honneur ... avec des petits fours ?


(texte du 13 mars 2002)

Valfond négocie une porte de sortie

Voici une information publiée lundi 11 mars 2002 par la lettre économique « API » des Pays de Loire :

« Valfond connaîtra son avenir le 31 mars : c’est la date butoir donnée par l’Etat à UBS, l’actionnaire suisse du groupe spécialisé dans la fonderie et le décolletage, pour trouver un accord concernant ses dettes fiscales et sociales qui s’élèveraient à plusieurs centaines de millions d’euros. Ces négociations ont été confirmées par un courrier de la préfecture de l’Orne aux syndicats du site d’Argentan. Un « mandataire ad hoc », chargé de cette délicate mission, aurait été nommé récemment dans la plus grande discrétion par le tribunal de commerce de Lyon. L’assemblée des actionnaires qui devait avaliser des mesures prises fin décembre concernant l’effacement des dettes de certaines filiales [ via des abandons de créances dont Focast à Châteaubriant (44) et Sadefa à Fumel (47) ] a été reportée à plusieurs reprises »

Suite à cette information, nous avons interrogé le secrétaire du Comité d’Entreprise de Focast qui nous a expliqué qu’il n’y avait pas de crainte à avoir, ni pour Focast, ni pour Sadefa, qui sont à jour de leurs cotisations sociales. En revanche il n’en serait pas de même dans le secteur « véhicules légers » comme à Argentan, Les Ponts de Cé, MSP Rezé, etc. Affaire à suivre.


(Ecrit le 3 avril 2002) :

Mandataires ad-hoc

Nous avons déjà évoqué le 13 mars dernier, les dettes fiscales et sociales du groupe Valfond. La Fonderie Focast, qui est une filiale du groupe Valfond, est à jour, elle, de ses cotisations sociales, mais il n’empêche que la situation générale du groupe, au bord du dépôt de bilan, est très inquiétante. Voici à ce sujet ce qu’écrit la lettre API (actualité économique de l’Ouest) du 23 mars 2002, sous la signature de Jacques Le Brigand :

Valfond compte 5400 salariés en France dont 1200 en Pays de la Loire. Depuis le renvoi du PDG, Frédéric Roure, à l’automne dernier et son remplacement par Ron Hobbs, les dirigeants du groupe de fonderie et d’usinage s’enferment dans un mutisme complet. Mais en coulisses les événements s’accélèrent. Le dossier est épluché par le Comité Interministériel de restructuration industrielle (CIRI) qui planche sur une « re-structuration financière nationale ». Et l’actionnaire UBS-Capital a obtenu la nomination de « mandataires ad-hoc », ultime étape avant un dépôt de bilan.

Ils sont chargés de négocier un accord avec les principaux créanciers de Valfond au premier rang desquels figurent l’Etat et l’URSSAF : les dettes s’élèveraient à plusieurs dizaines de millions d’euros, voire davantage. Il s’agit d’impayés accumulés au titre de la TVA et des cotisations sociales. Avec pour date butoir de validation du plan d’apurement, le 31 mars.

Le temps presse. Volvo a déjà retiré ses moules, ce qui n’arrange pas les affaires des deux usines lavalloises (670 salariés) où une vingtaine de jours de chômage partiel sont prévus. A Châteaubriant Focast (260 salariés) ne doit la levée de ces mesures qu’à la commande surprise d’un autre sous-traitant du secteur. C’est pourtant la filiale la plus mal en point de la région : sur les deux derniers exercices la fonderie enregistre une perte cumulée de 6,5 millions d’euros environ. Une augmentation de son capital social de plusieurs millions d’euros est à l’ordre du jour. Focast n’intéresse pas pour l’instant les repreneurs à l’affût. Le groupe Arche (770 salariés, 77 M€ de chiffre d’affaires 2001 consolidé) lorgne les usines d’Argentan (409 salariés) et des Ponts de Cé (220 salariés). Un autre celles de Laval. Commentaire d’un délégué syndical : « Nous sommes à la fin d’un épisode qui a commencé au début des années 1990. Les yeux restaient fermés car cela arrangeait tout le monde. Il fallait ménager la fonderie déjà déclinante pour permettre à l’industrie automobile de disposer des pièces nécessaires. La question qui se pose dorénavant est de savoir ce qui se passera en cas d’éventuelle disparition de Valfond »

De son côté, le journal l’Usine Nouvelle, dans sa parution du 28 mars écrit ceci, sous la signature de Jacques Le Brigand et Laurence Demoulin :

Grand malade de la sous-traitance, Valfond n’est plus maître de son destin. Alors que les tribunaux de commerce de Nanterre et Lyon ont nommé des mandataires ad-hoc, ses clients du secteur de l’automobile, au premier rang desquels PSA Peugeot Citroën et Renault, étudient avec l’actionnaire principal UBS Capital un plan de restructuration de la division « véhicules particuliers » du groupe de fonderie et d’usinage. L’avenir de chacun des sites est conditionné au soutien qui lui sera accordé, en terme de capitaux, de la part de l’actionnaire, et en termes de commandes de la part des clients.

L’Etat s’est lui aussi saisi du dossier, notamment par le biais du Comité interministériel des restructurations industrielles (Ciri). Un plan d’échelonnement des dettes fiscales et sociales - très élevées - est en préparation, sous l’égide de la Commission des chefs de services financiers des Hauts-de-Seine, où se trouve le siège social de Valfond.

En parallèle, des négociations sont en cours avec des acquéreurs potentiels. Mais nul ne sait aujourd’hui quel sera le résultat de ce qui ressemble à l’opération de la dernière chance.


Texte du 25 juin 2002 :

5500 licenciements}

Les organisations syndicales seront reçues à leur tour au ministère jeudi 27 juin 2002 et rencontreront le PDG vendredi 28 juin. Elles refusent d’être tenues à l’écart « de décisions honteuses et clandestines » entre UBS, les clients, les banques et l’Etat.

« L’Etat dispose d’un levier majeur dans cette discussion puisqu’il détient des créances fiscales et sociales représentant plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Etat doit jouer son rôle et prendre en considération l’avenir de 24 sites industriels et de 5500 salariés, de centaines de sous-traitants et de fournisseurs » « L’intérêt des salariés et des populations doit être préservé, autant que celui des actionnaires et des clients responsables de cette débâcle »

La situation actuelle menace directement Focast qui est menacée de disparition avec ses quelque 200 salariés. Les syndicats appellent les salariés et la population à se mobiliser pour qu’émergent des solutions industrielles durables.

L’Etat a été mis au pied du mur. Le sous-Préfet et le Maire de Châteaubriant ont été tenus au courant. Le député de la circonscription se doit d’intervenir autrement qu’en paroles. Il faut empêcher que des mauvais coups se réalisent avant ou pendant les congés.