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Handicap et accessibilité

Ecrit le 04 mai 2016

Afin de mieux insérer les personnes en situation de handicap dans la société en les amenant vers l’emploi, le Conseil Départemental favorise leur recrutement au sein de la collectivité et continue d’attribuer de nombreux marchés publics au secteur adapté et protégé. Le Département atteint désormais 8,97 % de taux d’emploi de personnes en situation de handicap alors qie l’obligation des employeurs publics est d’atteindre la proportion des 6 % de l’effectif total.

Le Département a engagé plusieurs collaborations avec les structures du milieu adapté et protégé, et encourage les personnes en situation de handicap vers le chemin de l’emploi. Il intervient par ailleurs auprès de ses nombreux partenaires, collectivités et entreprises, pour inciter à agir dans un contexte économique difficile.

 Faciliter les passerelles

Le Département facilite les passerelles vers l’emploi pour les personnes en situation de handicap.

  • - 329 agents en situation de handicap travaillent dans les services du Département de Loire-Atlantique (au 31.12.2015).
  • - Le Département a organisé les marchés publics pour permettre l’embauche. Les marchés réservés au secteur adapté représentent 763 235 € en 2015, soit 3,58 M€ depuis la mise en place de ce dispositif en 2009.
  • - La commande publique responsable comporte également des clauses visant à l’insertion des personnes en difficulté par le travail. Cette action cible en priorité les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA  ), le public jeune en difficulté ou les demandeurs d’emploi de longue durée. Ainsi 416 285 heures de travail ont été générées en 10 ans dont près de 65 000 heures en 2015.

En partageant son expérience avec les autres collectivités, les associations, les professionnels, le Département souhaite susciter la même envie auprès de ses partenaires et lever les freins à l’emploi des personnes en situation de handicap. Il a su développer, par exemple, de nouveaux marchés en s’appuyant sur :

  • - L’aide à la connaissance des marchés réservés qui conduit obligatoirement à réserver certains marchés ou lots à des entreprises adaptées ou à des établissements et services d’aide par le travail.
  • - La simplification des réponses à appel d’offre et la meilleure accessibilité des marchés : un référent du service du Département fait le lien auprès des entreprises concernées par le dispositif.
  • - La diversification des secteurs d’activités et l’augmentation du nombre de marchés réservés.
  • - Le regroupement des candidatures en co-traitance qui permettent aux établissements et services d’aide par le travail (ESAT  ) et entreprises adaptées (EA) de postuler à des marchés de type et dimensionnement plus variés.

Le Département a édité un annuaire départemental qui recense l’ensemble des organismes. Il est consultable en ligne sur loire-atlantique.fr : annuaire du travail protégé


Ecrit le 04 mai 2016

Casse-tête

La question du handicap devrait être une de nos préoccupations. Sur des choses simples souvent. Des exemples :

–  le site internet de la gendarmerie de Châteaubriant : une musique assez agréable, qui s’amplifie au fur et à mesure de la consultation des pages. Mais comment peut-on faire si l’on a besoin d’un lecteur d’écran ? La musique couvre la voix et il faut savoir qu’il y a un ‘’bouton’’ pour couper le son. [il faut, au clavier, appuyer simultanémant sur la touche Ctrl et sur la touche M] Gendarmerie

– sur le site de l’entreprise Béma de Nozay, la présentation se fait sous forme de vidéo et il n’y a pas moyen, pour un non-voyant, de couper le son, sans compter les écritures qui bougent tout le temps et que le lecteur d’écran ne peut choper !

–  calaméo-calamité : sur le site internet de la Com’Com’   de Nozay, le bulletin intercommunal est présenté avec Calaméo, une technologie Flash dépassée, totalement inaccessible aux non-voyants.

page07

– Pour le bulletin n° 62 (avril 2016), il y a des soucis : taux de contraste moyen inférieur à 48 % (on devrait être à 70% mini), textes écrits avec une image en fond de page (comme en page 6), tableaux comme celui en page 7 intégré dans une image et trop peu contrastés par rapport à l’image. Les graphiques camembert pour un non-voyant, c’est tout un fromage illisible… ! On peut comprendre qu’il y ait un journal bien présenté, adapté aux personnes voyantes. Il serait possible de réaliser, pour internet, un document simple, sans fioritures, tout aussi complet et qui puisse être accessible à tous.

– les sites des communes, n’en parlons pas ! Par exemple, à Erbray, il faut tabuler environ 80 fois pour arriver à accrocher un article d’actualité. Sur le site du Grand-Auverné, le rose sur fond blanc est trop peu contrasté, mais on peut encore lire les textes en gris sur fond blanc. A Louisfert, en revanche, les choix de couleur sont totalement aberrants. Les maires ont privilégié le visuel, le tape à l’oeil, l’apparence, sans se soucier de proposer des conditions de vision adaptées à tous, y compris aux mal-voyants.


Ecrit le 04 mai 2016

 Adoptez un handicapé

Idée : les Com’Com’   de Châteaubriant, Derval, Nozay pourraient peut-être envoyer un salarié en formation pour apprendre les bonnes façons de faire et aider les communes et les entreprises. Ou alors faire appel à une personne handicapée connaissant bien la question : c’est facile et cela rendrait service, aussi, aux personnes âgées !


Ecrit le 04 mai 2016

 250 000 ERP en rade

ERP : Etablissement Recevant du Public.

Les ERP non accessibles avaient jusqu’au 27 septembre 2015 pour déposer en préfecture leurs « agendas d’accessibilité programmée » (Ad’ap), documents précisant un calendrier de travaux et un engagement financier, ou pour faire une demande de prorogation de ce document. Sur les 440 000 établissements ayant joué le jeu, en France, « 350.000 ont déposé un Ad’ap et 90 000 une demande de prorogation », a annoncé le 27 avril la Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville.

A côté, il reste « encore un peu plus de 250 000 qui pour l’instant ne sont pas encore rentrés du tout dans la démarche », a ajouté la Secrétaire d’Etat.

Le problème, c’est que ces 250 000 retardataires qui encourent théoriquement des amendes allant de 1 500 à 5000 euros par établissement, sont pour l’instant à l’abri de ces sanctions. En effet, la publication du décret sur la procédure de sanctions se fait attendre. Dans un entretien accordé au Moniteur.fr, Jean-Charles Du Bellay, chef de département à la direction technique de la Fédération française du bâtiment expliquait que cette publication était jugée « politiquement délicate » par la Délégation ministérielle à l’accessibilité, et qu’elle interviendrait « avant l’été ». La Secrétaire d’Etat ne s’est pas montrée plus précise, expliquant que ce décret allait « sortir dans les semaines qui viennent ».
Les personnes handicapées devront encore attendre.