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Saint Vincent en Résistance

Ecrit le 11 avril 2016

 Résister par l’art et la culture

Du 13 mai au 28 mai Saint-Vincent-des-Landes va revivre au rythme des guerres 1939-1945 et 1914-1918, à travers des expositions, des projections de documents et des émissions de radio « radio 120 muguets ». Afin de réaliser ce projet, la commission animation s’est assurée du concours de l’Amicale du Musée de la Résistance   qui a mis à disposition sa remarquable exposition composée de 12 panneaux : « Résister par le son, l’art et la culture ». Elle s’est entourée des conseils d’un historien Etienne GASCHE spécialiste de la période 1939-1945 (réalisateur du dernier spectacle sur le maquis de Saffré) qui viendra animer une conférence-débat avec projections de documents.

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Radio 120 Muguets

Pour la partie « Son » l’association Rencontres   est venue recréer l’ambiance Radio Londres, « Les Français parlent aux Français ». Ainsi depuis quelques mois, les élèves des écoles publique et privée participent à des ‘’ateliers découvertes radio« , préparant des émissions qui seront diffusées sur la fréquence 99.7MH de la bande FM, avec des lectures de »lettres de poilus", de poèmes, de témoignages de prisonniers, étayés par des chants et musique de cette période.

Afin d’amplifier ce travail, la commune de Saint Vincent sera sonorisée du 21 au 28 mai. A l’Espace Campagn’Arts  , il y aura exposition de vieux postes ainsi que de vieux objets de la Guerre 1914-1918 (casques, obus, lettres, photos) et projection permanente de documents de l’époque retraçant la bataille de Verdun. Afin de clore ces temps forts, une cérémonie se déroulera le samedi 28 mai à 10h au Monument aux Morts avec présence d’enfants pour les lectures de poèmes, des chants, dépôt de fleurs.

  • ► Vendredi 13 : 20h00 Conférence sur « Ces guerres » par Etienne GASCHE Historien, à l’Espace Campagn’arts  , avec documents 1939-1945 « L’occupation, le Maquis dans notre région »
  • ► Samedi 14, samedi 21 : Ouverture expo 10h-13h et 15h-18h (gratuit) à l’Espace Campagn’Arts   ainsi que samedi 28 (15-18h)
  • ► Samedi 28 : Chants et poèmes des enfants au Monument aux Morts à 10 h
  • ► 23-28 mai : 8h45-18h Radio ‘’120 Muguets’’ sur 99.7 MH

Ecrit le 8 juin 2016

 Des jeunes en Résistance

21 février 1916. Les pas des soldats résonnent dans l’enfer de Verdun. La bataille la plus longue de la Première Guerre mondiale vient de commencer. L’histoire des familles rejoint la grande Histoire, et la mémoire devient collective. Verdun, 10 mois d’atroces souffrances pour les deux camps, l’impossible décompte, 378 000 hommes côté français (tués, disparus ou blessés) 337 000 côté allemand. 53 millions d’obus ont été tirés dont un quart au moins n’ont pas explosé (obus défectueux, tombés à plat, etc.), soit 6 obus par mètre carré. Le discours mémoriel typique dresse le portrait de soldats dont le rôle consiste surtout à survivre – et mourir – dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul, ce qui en fait le symbole de futilité de toute guerre industrielle.
(source : Wikipedia).

28 mai 2016, les jeunes vincentais ont tenu en haleine les habitants de leur commune, devenant passeurs de mémoire pendant deux semaines, pour célébrer le Centenaire de la bataille de Verdun.

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom (…)

Je suis né pour te connaître
pour te nommer
Liberté

Les jeunes, avec conviction, disent ce poème de Paul Eluard. Ils évoquent « un trou de verdure où chante une rivière » et le « Dormeur du val » d’Arthur Rimbaud, « il a deux trous rouges au côté droit ».

Le maire, Alain Rabu, les remercie d’être présents au Monument aux morts « Vous me faites l’honneur d’être rassemblés à cet endroit symbolique au regard de ce que nous venons de vivre depuis deux semaines dans la commune et des événements qui se sont déroulés il y a 100 ans ».

L’exposition, présentée à l’Espace Campagn’Arts  , a ravivé les souvenirs des Anciens de la Maison de Retraite sur cette période douloureuse pour eux. « Les plus jeunes, avec leurs enseignants et dans les livres d’histoire, ont pu apprendre que la liberté dont nous jouissons aujourd’hui n’est pas venue d’un coup de baguette magique. Des hommes et des femmes se sont battus, souvent au péril de leur vie, nous permettant ainsi d’être libres » dit-il encore.

« Ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons. Mais un seul mot : Liberté, a suffi à réveiller les vieilles colères. Et des millions de Francais se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera » écrivait Robert Desnos à l’orée de la seconde guerre mondiale.

Avec l’association Rencontres  , en ce mois de mai 2016, « les élèves des deux écoles, publique et privée, ont pénétré le monde de la radio, ils ont parlé dans un micro, mis un casque audio, participé à l’enregistrement et se sont entendus dans les haut-parleurs de la commune » conclut A. Rabu.

« Verdun, symbole de notre mémoire nationale. Verdun ville martyre. Verdun est aussi le symbole de la réconciliation franco-allemande. Alors que les derniers témoins ont disparu, il revient aux nouvelles générations de porter le souvenir de Verdun. L’héritage de Verdun doit être pour nous une leçon de paix, une leçon d’Europe et l’occasion d’adresser un message d’espoir à la jeunesse » dit le Secrétaire d’État JM Todeschini.


Le monument aux morts de St Vincent, présente un poilu fraîchement repeint, il a été commandé auprès des Éts Jacornet à Villedieu (Vaucluse) le 21 novembre 1920. En même temps la mairie commandait des trophées de guerre : deux canons et deux obus. La
décision de lancer une souscription pour construire le monument date du 22 décembre 1920. La collecte fut lente, en témoigne une délibération du conseil municipal de mars 1923 refusant de participer à l’érection d’un monument à Frossay, en l’honneur de l’aviateur Alexis Maneyrol, puisque, à St Vincent, en raison de la modicité de la souscription vincentaise « Notre monument n’est pas encore érigé ». La Poste fut construite en 1925-1926 à St Vincent, le monument aux morts y figure en pignon, bien visible quand on arrive dans le bourg.