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ORPAC, moins d’adhérents, plus d’insinuations

Ecrit le 18 mai 2016

169 votants cette année (237 l’an dernier).
490 adhérents (73 arrivées, 151 départs), l’ORPAC   (Office des Retraités pour une Animation du Castelbriantais) a perdu des adhérents. Lors de l’assemblée générale du 11 mai, le Président Daniel Robert a dit qu’il n’était président que depuis un an et que « Au bout d’un mois, je me suis aperçu qu’il fallait rétablir une meilleure image de l’ORPAC   ». Grondements dans la salle. Le président rétorque : « Vous pouvez chanter si vous voulez ». Ambiance.

 Police des moeurs

On passe à des modifications de statuts. Il est précisé qu’au bureau ne peuvent siéger des ‘’membres d’une même famille’’ , en précisant « On entend par famille les liens du sang ou de vie commune »’’. Rigolade dans la salle. Deux membres actuels du Conseil d’Administration sont visés. On se demande : L’association va-t-elle mettre en place une police des mœurs pour voir si ces deux-là, qui ont chacun leur domicile, se retrouvent de temps en temps, pour faire quoi et sur quelle durée ?

Il est précisé aussi qu’il ne sera plus demandé aux personnes assurant le co-voiturage, de fournir une attestation d’assurance. C’était l’objet de la controverse de l’an dernier. Les autorités dirigeantes de l’association ont ainsi implicitement reconnu s’être trompées.

 Activités et manques

On passe ensuite à la liste des activités : foyer, thé dansant, chorale, art floral, pétanque, broderie, loto, taï Chi, sophrologie, yoga, gym préventive, ateliers mémoire, atelier écriture, palets, boules, sorties pour les personnes à mobilité réduite, randonnées, voyages. Pour ces derniers il est précisé qu’il faut payer deux cotisations : celle de l’année d’inscription et celle de l’année du départ. Rappelons aussi que 54 randonneurs ont quitté l’ORPAC   en 2015. Il reste cependant 97 randonneurs. Signalons aussi qu’il n’est plus question du repas de Noël, celui du 25 décembre 2015 a été annulé au dernier moment sans justification sérieuse et les personnes inscrites se sont retrouvées ‘’le bec dans l’eau’’. Il n ‘a pas été question non plus des activités sociales antérieures, notamment l’aide aux personnes devant employer du personnel.

 Audit ?

Une personne (moi !) a déclaré : « J’ai entendu M. le maire dire qu’il y avait à l’Orpac   une « pseudo-comptabilité » or, à ma connaissance, l’Orpac   avait une comptable qualifiée qui travaillait en liaison avec la trésorière, laquelle dans le passé avait effectué la profession de comptable. En outre, chaque année, les comptes étaient certifiés par un expert-comptable, et après lui, par un ancien comptable d’entreprise. [Le maire a nié avoir dit cela, je maintiens l’avoir entendu, Ouest-France l’a publié le 12 avril 2016].

« J’ai entendu dire que vous aviez fait réaliser un audit par le cabinet Ficamex, dans cette affaire il y a plein de sous-entendus, ce qui n’est pas sain.

a) combien a coûté cet audit ? On me parle de 3000 €. Est-ce vrai ? [Ndlr : 2960 € HT   soit 3552 € TTC]

b) cet audit a-t-il révélé des irrégularités graves ? J’ai entendu parler d’une contestation sur une centaine d’euros (donc beaucoup moins que le coût de l’audit),

c) s’il y a eu des irrégularités graves, avez-vous porté plainte ?

d) pouvez-vous mettre cet audit à la libre consultation des adhérents ? J’aimerais le consulter ».

Il paraît que le maire faisait une drôle de tête à l’écoute de ces propos [Ndlr : il n’y avait aucun micro dans la salle à disposition des adhérents] et il n’a pas vraiment répondu. D’après nos informations, quelques lignes de cet audit auraient été lues aux conseillers municipaux d’opposition et à quelques personnes. Le salarié mis en cause n’a pas été autorisé à apporter des explications. C’est anormal.

Par comparaison, quand la Chambre Régionale des Comptes examine les documents budgétaires d’une collectivité territoriale, elle fait une première lettre d’observations, la collectivité est appelée à répondre et la Cour donne son avis définitif ensuite. Ici, pour l’Orpac  , il y aurait eu des heures supplémentaires (ou complémentaires) effectuées par un salarié pendant ses congés, avec l’aval de la Présidente (qui était Monique Bigot, adjointe au maire) : c’est que, pendant ses congés, ce salarié a complètement restructuré le système informatique de l’association qui comptait trois salariés permanents, plus des salariés occasionnels pour les activités et plus de 500 adhérents : une grosse entreprise. Par ailleurs, à plusieurs reprises, il a dû remplacer du personnel absent, sur son temps personnel. N’était-il pas juste de le rémunérer ?

Par ailleurs la comptabilité d’une association n’est pas celle d’une collectitité publique. Ce salarié a été amené à acheter des composants informatiques, en payant lui-même avec sa carte bleue (puisque l‘association n’en avait pas). C’est une pratique courante dans les associations, avec justificatifs à l’appui. N’était-il pas normal de le rembourser de son achat ?

Alors, quoi d’autre ? S’il y avait quelque chose de vraiment grave, le maire se serait empressé de le faire savoir et il aurait licencié ce salarié pour faute grave, sans indemnité. Ce n’est pas le cas.

Il préfère manier les insinuations à l’égard d’un malheureux salarié qui ne peut répliquer ! Ce n’est vraiment pas sain. Une chose est certaine : tout le personnel en place début 2015 a été renouvelé, soit par rupture conventionnelle soit par licenciement pour inaptitude. Une plainte pour harcèlement avait été envisagée mais la procédure aurait été trop longue et encore plus dévastatrice pour les salarié-e-s.

 Finances

En 2015, l’Orpac   a dépensé 251 320 € et a connu un déficit de 14 223 €. Je vous dis ça de mémoire car le tableau projeté était illisible. Les recettes seraient donc de 237 097 €.

– dépenses

  • 2014 : 269 729 €
  • 2015 : 251 320 €
  • soit 18 409 € de moins
    – recettes
  • 2014 : 275 505 €
  • 2015 : 237 097 €
  • soit 38 408 € de moins parce que la ville a versé la subvention de l’Orpac   au CCAS   mais que le CCAS   n’a pas tout reversé à l’Orpac   ! Ces chiffres incluent l’indemnité de licenciement versée à un salarié (que la ville a compensée intégralement).

 Sous-ci sous-là

Enfin le maire a pris la parole, disant aux cheveux blancs présents qu’il souhaite que l’Orpac   vive financièrement et paisiblement. Et comme il adore les chiffres et a tendance à dire n’importe quoi, il a dit que la ville avait apporté 1 200 200 € à l’Orpac   en 15 ans, ‘’plus que toutes les subventions données aux sociétés sportives, alors que nous sommes la ville la plus sportive des Pays de Loire’’ [ça fait donc 80 000 €/an]. Ah ! Pôvre de lui, il a la mémoire qui flanche car, à l’occasion de ce fameux diplôme de la ville sportive, remis le 14 décembre 2013, le communiqué de la mairie disait que : « Depuis plus de 12 ans, la Ville consacre en moyenne 100.000 euros chaque mois (soit plus de 14 millions d’€ d’investissement) au développement et à l’amélioration de ses infrastructures sportives ».

Tiens, à propos de sport, le maire a mis en vedette le futur espace aquatique, ‘’intergénérationnel » mais une dame lui a réclamé « la mise en place d’une carte annuelle » [qui existait jusqu’à la fin 2015 mais donc il ne veut plus entendre parler] et des tarifs plus abordables : « sinon l’accès à la partie bien-être sera très sélectif ».

Signé : B.Poiraud


Ecrit le 25 mai 2016

 ORPAC  , communiqué La Voie Citoyenne

Le groupe d’élus ’’La voie citoyenne’’ (Châteaubriant) a souhaité apporter des précisions sur le fonctionnement de l’ORPAC   (Office des Retraités pour une Animation du Castelbriantais) après la publication d’un article dans Ouest France du 13 mai 2016.

« Soulignons tout d’abord que 7 des 11 membres du bureau sont des conseillères municipales du groupe majoritaire ; 4 d’entre elles y remplissent même des fonctions exécutives (vice présidence, secrétariat, trésorerie). La municipalité assure donc de fait la gouvernance de l’ORPAC  , situation pour le moins inédite dans le monde associatif ».

« Précisons ensuite que la subvention exceptionnelle à laquelle il est fait référence n’a rien d’exceptionnel puisque le montant total des subventions versées par la ville en 2015 est inférieur à celui des années précédentes ».

« Enfin, comment interpréter les allusions au sujet des conclusions de l’audit ? Rien ne justifie en effet de telles suspicions dans le document qui nous a été remis. « Y aurait-il eu deux audits, un pour le maire et sa majorité, l’autre pour les minorités ? Nous ne pouvons l’imaginer. » « Ce qui est certain, c’est qu’aucun des salariés présents en 2015 ne travaille aujourd’hui à l’ORPAC  , et nous le déplorons vivement. »

Signé : Bernard Gaudin, Marie Humeau, Nelly Boucherie

 Démissions en chaîne

Lors de l’assemblée générale de l’ORPAC  , le 11 mai 2016, deux membres du Conseil d’Administration ont démissionné et de nouveaux membres ont été élus mais, étant donné la bonne ambiance, il se pourrait qu’il y ait encore six démissions avant la prochaine réunion du Conseil d’Administration. La municipalité qui, non, non, n’intervient pas dans,le fonctionnement de l’asso (!) aura donc totalement les mains libres. Qu’arrivera-t-il ?

On se souvient que l’adjoint aux finances avait annoncé, le 4 novembre 2014, que la subvention municipale transiterait désormais par le CCAS  . C’est désormais le cas. L’Orpac   est sous tutelle. La disparition est programmée d’ici un an ? Deux ?