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Mée-disances du 15 juin 2016

Ecrit le 15 juin 2016

 Humour politique

 
Bruno Le Maire succède à Nicolas Sarkozy au palmarès du prix de l’humour politique. Le candidat à la primaire de droite a remporté le Grand Prix 2016 du « Press Club, humour et politique » pour sa petite phrase « Mon intelligence est un obstacle ». Une déclaration extraite d’un entretien au Point daté du 20 février, qui lui a valu de nombreuses railleries et commentaires ironiques sur son manque de « modestie » sur les réseaux sociaux.
 
Le député de l’Eure avait tenté de se rattraper quelques jours plus tard sur BFMTV en indiquant avoir longtemps cru, en raison de sa « formation intellectuelle », « que l’intelligence permettait d’apporter des solutions » mais qu’il considérait désormais que « c’est le cœur qui permet d’apporter des réponses aux problèmes des gens ». (...) J’ai compris que mon intelligence intellectuelle, elle ne me servirait pas à grand chose pour apporter des réponses."

 Pour moi, c’est fait !

 
20minutes.fr du 07/06 : La bonne nouvelle, c’est que Thomas Thévenoud va mieux : sa phobie administrative, qui l’avait empêché d’être en règle avec le fisc alors qu’il occupait le poste de secrétaire d’État au Commerce extérieur, semble être soignée. La preuve : il a rempli à temps sa déclaration d’impôts et le fait savoir sur Twitter, interprétant à sa manière un dicton bien connu sur l’hôpital et la charité.
 
Pour rappel, le député de Saône-et-Loire avait été contraint à démissionner de son poste au gouvernement neuf jours après sa nomination et avait expliqué ses problèmes avec le fisc par une « phobie administrative ». Les circonstances de son départ avaient suscité un véritable choc au sein de la majorité.

 La croix et la bannière

 
Ouest-France du 08/06 : Une voiture de police peut-elle arborer un symbole religieux ? Non, vient de répondre la cour du district ouest du Texas dans un litige opposant une association athéiste et le shérif du comté de Brewster. Ce dernier souhaitait orner les véhicules de police d’une croix chrétienne avec une ligne horizontale bleue. L’histoire remonte à décembre dernier. Le shérif du comté de Brewster Ronny Dodson demande alors aux hautes instances de l’État du Texas si les véhicules de police peuvent continuer à arborer la croix chrétienne pour « avoir la protection de Dieu ».
 
La Freedom From Religion Foundation (FFRF), un groupe militant pour la neutralité religieuse de l’État, a déposé plainte auprès de la cour du district ouest du Texas. « Que ce soit une croix, une étoile et un croissant ou un pentagramme, les forces de l’ordre se doivent de rester neutres religieusement pour conserver la confiance de la population dans leur impartialité », argumente la fondation. Vendredi 5 février, l’affaire prend de l’ampleur. Le gouverneur du Texas, Gregg Abbot, apporte son soutien au shérif. Il déclare que le symbole fait partie de l’histoire américaine. Selon lui, la croix permet aussi d’honorer la mémoire de soldats américains tombés au combat.
 
Finalement, la cour du district a donné gain de cause à la FFRF et a interdit d’afficher tout signe ou phrase « à caractère politique, commercial ou personnel » sur toute propriété du comté. Le comté de Brewster devra s’acquitter de la somme de 20 000 dollars pour frais de justice.

Euro 2016 : La France met les paquets.

 Sévérité

 
Libération.fr du 08/06 : Au Burundi, c’est pour quelques gribouillages sur l’image du président Pierre Nkurunziza dans des manuels scolaires que six jeunes filles et cinq garçons ont été inculpés à Muramvya. Interpellée par le service national de renseignements pour « outrage », la moitié de ces lycées, âgés de 14 à 18 ans, a été remise en liberté provisoire. Ils attendent leur procès.
 
Le procureur général du Burundi a dénoncé une « offense au chef d’État de la part de délinquants ». Ils encourent des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison et des amendes de 10 000 à 50 000 francs burundais.
 
Depuis quelques jours, les jeunes étaient retenus dans le quartier pour mineurs de la prison de Muramvya. Un fait que dénonce l’Unicef qui a souligné la violation des textes internationaux. « Depuis le début de la crise, en avril 2015, 300 enfants ont été détenus de manière arbitraire ». L’organisme de défense des droits des enfants n’a pas manqué de préciser que le Burundi avait ratifié sa convention. Le texte stipule qu’aucun enfant ne doit être détenu dans une prison pour adultes.
 
L’émoi provoqué par ces arrestations est fort dans le pays. Du côté des parents et des avocats, on rappelle que rien ne prouve l’implication des lycéens arrêtés puisque les manuels sont partagés et échangés entre les classes et dans les établissements. La détention et les risques encourus sont également jugés démesurés, d’autant que les jeunes ont déjà été contraints de rembourser les ouvrages. Dès les premières arrestations, une centaine d’étudiants a manifesté pour réclamer la libération de leurs camarades. Lors du rassemblement, les policiers ont tiré plusieurs coups, blessant deux lycéens. Sur les réseaux sociaux, une campagne de soutien a été lancée.
 
Le Burundi fait face à de nombreuses contestations depuis plus d’un an. En 2015, le président Pierre Nkurunziza, a été élu pour un troisième mandat, allant à l’encontre de la constitution du pays.

 Légaliser le dopage

 
Lexpress.fr du 07/06 : Tatyana Firova a de la suite dans ses idées. La triple médaillée d’argent olympique, spécialiste du 400 m, vient de proposer de légaliser les pratiques dopantes. « Une personne normale peut prendre des produits interdits si elle le souhaite. Alors pourquoi les athlètes ne peuvent-ils pas en faire autant ? Par quel autre moyen pouvons-nous accomplir des performances de haut niveau ? », demande celle qui vient justement d’être rattrapée par la patrouille. 
 
A la suite de nouveaux tests sur des échantillons prélevés lors des JO de 2008, Tatyana Firova vient d’être déclarée positive comme 13 autres Russes. Le Comité international olympique (CIO  ) avait informé en amont la fédération russe de ces nouveaux tests. Une délégation de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’est ainsi rendue fin mai à Moscou pour évoquer l’avenir des athlètes russes aux JO de Rio. Cette dernière a finalement décidé d’écarter des prochains JO tout athlète russe « pris pour dopage dans le passé », alors que l’athlétisme russe, au centre d’un immense scandale de dopage, est pour l’heure suspendu de toute compétition internationale. 
 
A la mi-juin, l’IAAF rendra sa décision finale sur la participation des athlètes russes aux JO de Rio. 

 Remerciée après 151 CDD

 
L’Obs du 08/06 : Une employée d’une maison de retraite de l’Ain a engagé une procédure aux prud’hommes après avoir été congédiée par sa direction au bout de six ans et 151 CDD, avec rarement plus d’une semaine d’intervalle entre chacun.
 
« Nous avons saisi le conseil de prud’hommes pour requalification du contrat de travail de CDD en CDI, avec rupture abusive, car il y avait clairement un poste permanent à pourvoir lorsque cette employée a été remerciée », a précisé l’avocat de la plaignante.
 
Cette employée de 49 ans, qui préfère conserver l’anonymat, a travaillé d’octobre 2010 à février 2016 dans une maison de retraite comme « agent de services logistiques », en enchaînant les CDD. Lorsqu’au bout de ces six années, elle a sollicité de son employeur d’être embauchée en CDI, la direction lui a fait savoir qu’elle ne serait pas reprise.

Le recours au CDD est strictement encadré par la loi et peut être requalifié par un juge en CDI.