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Mée-disances du 29 juin 2016

Ecrit le 29 juin 2016

 Ecolo, mais pas trop...

 
Libération.fr du 23/06 : En reportant une nouvelle fois l’interdiction des néonicotinoïdes et en renonçant à taxer davantage l’huile de palme, le projet de loi biodiversité a subi deux gros reculs à l’Assemblée nationale. Les députés ont certes interdit les pesticides tueurs d’abeilles à partir de septembre 2018. Mais ils ont assorti cette date de dérogations jusqu’en 2020.
 
« L’interdiction totale ne sera réellement effective qu’en 2020 », déplore l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), pour qui une telle dérogation « maintiendra l’exposition des pollinisateurs aux résidus de néonicotinoïdes jusqu’en 2022 au moins ». Pourtant, selon les apiculteurs, « de nombreux agriculteurs […] font déjà le choix de se passer de ces pesticides. […] Les alternatives existent : ce n’est qu’une question de volonté des pouvoirs publics et du monde agricole de les diffuser et de les accompagner ».
 
L’ONG Générations futures a dénoncé un recul « inacceptable face aux pressions de la FNSEA et des lobbys agrochimiques ». [...] « D’ici à 2020, Bayer et Syngenta peuvent dormir tranquilles ; et les abeilles continueront de mourir… » a résumé la députée (PS) Delphine Batho.
 
Le lobbying de l’Indonésie s’est aussi montré payant à l’Assemblée. Son ambassadeur en France s’est démené pour tenter d’éviter une taxation de l’huile de palme - à hauteur de celle appliquée à l’huile d’olive -, dont le pays est un gros producteur. Parmi les menaces brandies face à cette mesure « arrogante » pouvant « mettre en danger les relations entre les deux pays », de possibles annulations d’achats d’Airbus ou de satellites. « Sans parler de pressions plus indirectes selon lesquelles des Français en Indonésie pourraient se retrouver en difficulté ».

 Bureaux de vote insolites

 
Le Monde du 23/06 : Près de 46,5 millions d’électeurs britanniques étaient appelés aux urnes, jeudi 23 juin, pour répondre à la question posée par le gouvernement : souhaitent-ils, oui ou non, rester dans l’Union européenne ?
 
Dans tous les recoins du Royaume-Uni, le Guardian a rassemblé des images des endroits les plus improbables où ont été installées des urnes. Car, outre les traditionnelles écoles et gymnases, on vote aussi par exemple dans un salon de thé dans l’Essex, au nord-est de Londres, ou bien dans une laverie automatique à Headington, près d’Oxford.
 
A Halesowen, près de Birmingham, c’est un container qui fait office de bureau de vote, quand un temple bouddhiste a été mis à contribution à Kelmarsh (centre), un pub à Tallentire (nord-ouest), ou encore une caravane sur l’île de Mull (Ecosse).

On vote également dans une église méthodiste à Manchester, ainsi que dans une piscine à Arundel, près de Brighton.

 Euro et spiritualité

 
Ouest-France du 24/06 : Le prêtre de la paroisse   étudiante de Montpellier, a prononcé une homélie bien particulière, lors de l’émission de France 2 « Le Jour du Seigneur ». « En cette période d’Euro, je voudrais vous poser une question. Connaissez-vous Didier Deschamps ? », a lancé le père René-Luc, au beau milieu de son homélie. Une manière particulière de rapprocher les croyants à la vie de tous les jours, en pleine messe dominicale. « Je vois que la plupart d’entre vous acquiescent », a-t-il enchaîné sous les regards amusés de l’assistance. « Vous savez tous que c’est le sélectionneur de l’équipe de France. Vous le connaissez, mais est-ce que vous l’avez déjà rencontré ? Est-ce que vous avez pris un repas avec lui ? Est-ce que vous avez parlé avec lui ? ». « Autrement dit, est-ce que c’est votre ami ? Eh bien… Il en est de même avec Jésus. Beaucoup de Français connaissent Jésus, mais ne l’ont pas vraiment rencontré ». 

 

 Nous, on l’aime bien !

L’Obs du 22/06 : « C’est génial ! Il a tant fait pour la ville ! » Interrogés par l’Obs, de nombreux habitants de Levallois-Perret ont applaudi la nouvelle : Patrick Balkany vient d’être investi par le parti Les Républicains pour les législatives de 2017 dans les Hauts-de-Seine. 

La plupart des administrés restent sourds au bruit des casseroles traînés par M. le député-maire. Car Patrick Balkany est un cumulard... de la mise en examen. Quatre au total : fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère. Sans parler de ses mensonges à répétition et de sa gestion de la ville, complètement surendettée. 

Toutefois, un petit vent de colère semble souffler sur Levallois. Nous avons entendu des électeurs s’écrier : « C’est une blague ? », ou encore « c’est un scandale ! »…

A noter que Patrick Balkany va devoir choisir entre son mandat de maire et la députation en cas de réélection. Pour autant, Balkany ne devrait pas trop s’éloigner de la première magistrature de la commune, le poste de maire revenant automatiquement à... Isabelle Balkany, sa première adjointe et épouse. C’est beau la famille !

 Pièces défectueuses

 
Le Journal de l’environnement du 24/06 : C’est une épidémie. Après les révélations sur les irrégularités des pièces forgées par Areva à l’usine du Creusot, début mai, et le point d’étape de l’Autorité de sûreté nucléaire publié mi-juin, le gendarme du nucléaire confirme l’ampleur des dégâts : 18 réacteurs de 900 ou 1.450 mégawatts, en service (contrairement à l’EPR de Flamanville), sont concernés par des pièces potentiellement défectueuses : Blayais 1, Bugey 4, Chinon B1 et B2, Civaux 1 et 2, Dampierre 2, 3 et 4, Fessenheim 1, Gravelines 2 et 4, Saint-Laurent-des-Eaux B1 et B2, et Tricastin 1, 2, 3 et 4.
 
Commandées par l’ASN après la découverte en 2015 d’un défaut dans la composition de l’acier de la cuve de l’EPR, les études menées depuis par EDF montrent que « certains fonds primaires de générateurs de vapeur pourraient présenter une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendu », déclare le gendarme du nucléaire. Une trop forte teneur peut en effet réduire les capacités de résistance de la pièce. L’ASN demande donc à EDF « de mener des investigations complémentaires » autour de ces pièces, construites à la forge du Creusot ou à la forge japonaise JCFC. L’électricien a de son côté pris la décision de maintenir en service les équipements touchés.
 
Les pièces défectueuses, qui ont la forme d’une demi-sphère, équipent le fonds des générateurs de vapeur et participent au confinement de l’eau du circuit primaire, nécessaire au refroidissement du combustible. « Ces composants sont essentiels pour la sûreté. La qualité de leur conception, de leur fabrication et du suivi pendant l’exploitation est donc un enjeu important », poursuit l’Autorité de sûreté.
 
Pour éviter un nouveau couac, des analyses préventives ont été lancées pour vérifier la conformité d’autres pièces forgées de la cuve, du pressuriseur et des générateurs de vapeur.

 Camembert

Le Canard enchaîné du 22/06 : c’était l’un des derniers producteurs indépendants de camembert. Une fromagerie familiale qui faisait travailler 116 petits producteurs laitiers dont les vaches, toutes de race normande, étaient exclusivement nourries d’herbe grasse et de foin. Tout ça pour fabriquer chaque année 12 000 camemberts AOP au lait cru, moulés à la louche à l’ancienne. Eh bien, le numéro 1 mondial des produits laitiers, Lactalis, du haut de ses 21 milliards de chiffre d’affaire, est désormais propriétaire de Graindorge.

Désormais, il ne reste plus que deux producteurs indépendants de camembert d’appellation d’origine protégée : Gillot et Mercier. Avec le rachat de Graindorge, Lactalis va produire 95 % des camemberts AOP fabriqués en France. [...]