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Mée-disances du 06 juillet 2016

Ecrit le 06 juillet 2016

 Boris jette l’éponge

 
Libération.fr du 30/06 : Boris Johnson n’avait donc vraiment aucun plan. Pas de plan pour le Brexit, pas de plan pour le pays, pas même de plan pour devenir Premier ministre. A se demander comment, avec une telle attitude de dilettante, il aura réussi à plonger son pays dans un chaos absolument indescriptible, à le pousser à une décision historique sur son avenir dont les conséquences sont encore illisibles à cette heure.
 
Après le Brexit, les Britanniques font désormais face au Boxit (contraction de Boris et exit). L’ancien maire de Londres, grand favori pour succéder à David Cameron démissionnaire, a jeté l’éponge. « Je ne peux apporter le leadership et l’unité qui sont nécessaires » pour diriger le parti conservateur et le pays, a-t-il déclaré, provoquant la stupéfaction de ses supporters. Sa décision a été prise après la trahison de son fidèle lieutenant, le ministre de la Justice Michael Gove. […]
 
Michael Gove et la ministre de l’Intérieur Theresa May, également candidate et désormais favorite, bénéficient tous deux de plus de soutiens parmi les députés que Johnson. Une fois la candidature de Gove déclarée, le blond peroxydé, qui n’avait choisi le camp du Leave qu’à la dernière seconde en avouant avoir lourdement hésité, et uniquement par intérêt personnel, savait qu’il avait perdu son pari. […]

 Pensées profondes

Le Canard enchaîné du 29/06 : la philosophie du footballeur ne se limite pas aux pensées profondes du type : « l’important, c’est les trois points ». L’attaquant allemand Mario Götze a ainsi lâché cette sentence spinozienne : « parfois on est le chien, parfois on est l’arbre », qui a scotché les commentateurs. Tandis que l’ex avant argentin Omar da Fonseca décrit ainsi l’espagnol Sergio Ramos : « avant, il portait les briques ou les meubles ; maintenant il veut mettre les fleurs dans la maison ».

Poétique, mais pas autant que cette métaphore de Maradona : « arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c’est comme danser avec sa sœur ». Olé !

 Salaire record

 
Le Figaro.fr du 01/07 : Les comptes du prince Charles viennent d’être rendus publics par Clarence House, le secrétariat de sa résidence officielle. Avec une hausse de 3% par rapport à l’année dernière, le fils d’Elisabeth II a touché 20 millions de livres sterling - soit l’équivalent de quelque 24 millions d’euros - en 2016.
 
Mais d’où viennent tous ces millions ? Évidemment pas des contribuables britanniques ! « Tout l’argent dont on parle ici est le sien (...). Ce n’est pas de l’argent public ! Il ne reçoit aucune bourse venant directement du gouvernement », a expliqué le porte-parole du prince Charles. L’entrepreneur couronné a su diversifier ses activités et investir dans des secteurs qui rapportent. La majeure partie de ses revenus provient ainsi de son héritage du duché de Cornouailles, de ses propriétés dans le centre de Londres, des 133.000 hectares de terres dispersés dans pas moins de 23 comtés à travers tout le Royaume-Uni, des fermes spécialisées dans la culture des fleurs ou encore d’un magasin de jardinage et de décoration, manifestement lucratif !

 Un réfugié exemplaire

 
Lexpress.fr du 29/06 : La police en a fait son « héros du jour ». Dans la ville de Minden, non loin de Hanovre en Allemagne, un réfugié syrien a remis aux autorités la coquette somme de 150 000 euros. Âgé de 25 ans et arrivé en Allemagne il y a un an, l’homme a découvert 50 000 euros en billets de banque ainsi que des livrets d’épargne contenant plus de 100 000 euros sous la planche d’un meuble, alors qu’il était en train de l’assembler.
 
« Ce jeune homme a agi d’une manière exemplaire et mérite une grande estime. Les gens rapportent souvent des petites sommes à la police, mais un tel chiffre, c’est exceptionnel » s’est félicité la police qui tente désormais de retrouver le propriétaire de cet argent. De son côté, le jeune homme prend actuellement des cours de langues. Il envisage de poursuivre ses études, après un diplôme en technologies de la communication obtenu en Syrie.

 Un dirigeant de poids

 
20minutes.fr du 01/07 : Selon les services sud-coréens (NIS), le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un aurait pris une quarantaine de kilos depuis son arrivée au pouvoir il y a quatre ans en raison de « compulsions » alimentaires.
 
Le jeune dirigeant souffrirait également d’insomnie et de paranoïa concernant sa sécurité personnelle, a ajouté le NIS lors d’une séance parlementaire à huis clos. A son arrivée au pouvoir après le décès de son père en 2012, son poids était estimé à 90 kilogrammes. En 2014, il est monté à 120 kilos et à 130 kilos cette année, selon la même source. « Il souffre d’insomnie ». « Il surveille de près les menaces potentielles contre son pouvoir, y compris venant de l’armée, et il est obsédé par sa sécurité personnelle ». « En raison de ses compulsions alimentaires et de son penchant pour la consommation excessive d’alcool, il est vraisemblable qu’il sera victime de maladies ». Son père et son grand-père, Kim Jong-il et Kim Il-sung, tous deux obèses et grands fumeurs, ont succombé à des crises cardiaques.
 
Ndlr : le peuple nord coréen n’a pas ces problèmes de poids, lui.

 Doit-on « ligaturer » Trump ?

 
LePoint.fr du 01/07 : Derrière le jeu de mots de carabins, la charge lancée par le Quotidien du médecin contre Donald Trump est très sévère. Le journal a interrogé des spécialistes connus. « Ils ne l’ont pas examiné en direct », mais les psychiatres et psychanalystes sollicités « ont décrypté le tableau clinique offert par le festival Trump, depuis que le milliardaire arpente la campagne américaine à coup de déclarations fracassantes : complotisme délirant, racisme invétéré, égotisme exacerbé, machisme débridé, mépris compulsif des données scientifiques… »
 
C’est en s’appuyant sur les critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux que les spécialistes ont rendu leur diagnostic. « Nous avons là plus de trois des quatorze symptômes requis pour poser un diagnostic de trouble de la personnalité narcissique », constate le Pr Sebastian Dieguez. Pour lui, cet homme est totalement – anormalement ? – décomplexé. Donald Trump n’a que lui pour centre d’intérêt, ajoute le Dr Serge Hefez, auteur de La Sarkoze obsessionnelle. « Ce narcissisme atteint un degré paroxystique : son goût de lui-même s’exprime dans son dégoût des femmes, qu’il juge inférieures, des pauvres, qu’il méprise, des émigrés auxquels il voue sa haine et même des handicapés, dont il n’hésite pas à se moquer, avec une effrayante absence d’empathie. »
 
Le Quotidien du médecin publie également le bulletin de santé du candidat à la présidence des États-Unis, âgé de 70 ans. Elle est excellente ! Pour le Dr Harold Bornstein, son médecin depuis 1980, « Donald Trump sera l’individu en meilleure santé jamais élu à la présidence ». […] Est-ce une des raisons pour lesquelles il n’est guère sensibilisé à la maladie et il veut libérer l’Amérique de l’Obamacare, qui représente, selon lui, « un épouvantable fardeau économique » ? Par exemple, il chiffre à quelque 11 milliards de dollars (9,68 milliards d’euros) par an le coût des soins de santé dispensés aux immigrants illégaux et il promet de soulager la pression qu’ils représentent sur les budgets des États en s’attaquant à l’immigration.
 
Enfin, une excellente question est soulevée : et si le véritable sujet d’étude psychiatrique n’était pas Donald Trump lui-même, mais ses partisans ? C’est l’analyse que propose Ali Magoudi. Pour lui, le populisme qui connaît un essor mondial, en France avec Le Pen, et dans tout l’Occident, traduirait les fractures internes des identités culturelles, sur fond de racisme.