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Régie de quartier et jardins partagés

Ecrit le 31 août 2016

Les vacances, c’est chouette, les gens bougent, se rencontrent, se racontent. C’est ainsi que nous avons pu découvrir ce qui se fait dans les Régies de Quartier, par exemple à Chambéry, Grasse, Troyes. Une idée pour Châteaubriant et les communes de la Com’Com’   ?

 Médiation

Par leur action économique et sociale, les Régies favorisent les démarches de médiation dans les quartiers :
• renforcement du lien social ;
• mise en place de services dédiés : Correspondants de Nuit, Eco-médiateurs…

L’activité de médiation d’une Régie s’inscrit dans un territoire particulier et se raccroche à un projet global qui concerne le « vivre ensemble » : Elle intervient sur des questions non satisfaites qui altèrent les conditions de vie du fait de dégradations, d’incivilités, de difficultés d’accès aux services…

Les réponses à ces questions sont co-construites entre les services de l’Etat, les collectivités, les travailleurs sociaux, mais aussi les habitants. Cela passe par l’embauche de médiateurs, salariés habitants, investis d’une responsabilité et d’une capacité d’initiative   au sein de la Régie : leur présence et leur reconnaissance sur le territoire permettent une meilleure compréhension des situations, une plus grande capacité de dialogue, une intervention rapide en cas de problème, une connaissance fine des acteurs…

Le service de médiation s’appuie sur une organisation professionnelle  :
• Une politique d’embauche claire et exigeante de la Régie.
• Un accompagnement et un tutorat resserrés.
• Des perspectives de formation précises dans une dynamique d’évolution, de compétences transférables vers d’autres métiers dans ou en dehors de la Régie (travail social).
• Une ouverture pour un travail en réseau sur le quartier, le territoire.

 Correspondants de nuit

Un exemple : les CDN (Correspondants de Nuit) comme à Chambéry. Créé dès 1996, le service mobilise la population sur les questions de lien social et de tranquillité publique, contribuant à maintenir un climat de confiance et de respect mutuel.

En plus d’une présence active toutes les nuits, de 17h à 2h selon les sites, les CDN ont pour mission de réaliser une veille sur le matériel (sécurité des équipements, dysfonctionnements) et de faciliter le relais de services publics et l’action des personnels des bailleurs, agents d’immeuble, conseiller social... ; de rassurer et venir en aide aux personnes en détresse, d’accompagner vers les services compétents ; enfin, d’apaiser les conflits ou comportements sources de nuisances. Les tournées se font à pied, en binômes, et, pour être facilement identifié, chaque CDN porte un badge.
La Régie de Chambéry a fait le choix d’une politique de recrutement privilégiant la mixité (3 Emplois d’Avenir, 4 Adultes-Relais), la stabilité d’une majorité des postes (13 CDI), ainsi que l’appartenance à l’espace local lorsque cela est possible. Un accompagnement et une formation sont systématiquement mis en œuvre.

A l’heure où on s’inquiète des possibles radicalisations des jeunes, quoi de mieux qu’un contact permanent aux heures où ils sont dehors ?

 Grasse et Troyes

A Grasse le médiateur a une fonction d’écrivain public : de l’information et de l’aide aux démarches d’inscription sur les listes électorales en passant par le montage de dossiers de CMU ou auprès de la CAF... il favorise l’accès aux droits et aux institutions. En plus le médiateur intervient directement dans la rue, à la rencontre des habitants sans attendre une demande spécifique. Etre à l’écoute, susciter, accompagner l’émergence de projets collectifs, favoriser leur expression sont les principaux registres et compétences que mobilise ce professionnel. Il n’a pas vocation à porter tous les projets, mais facilite une dynamique collective dans le quartier : par sa présence, l’objectif est de re-donner la parole aux habitants, d’appuyer leur participation concrète à la vie de la Cité.

A Troyes le service de médiation sociale s’est spécialisé sur les questions de précarité énergétique : prévention des coupures, suivi des impayés, information sur les tarifs sociaux, accompagnement de microcrédits... L’action se prolonge par du porte-à-porte sur les questions de sécurité liée à l’usage domestique de l’énergie et de sensibilisation aux éco-gestes, dans la ville mais aussi auprès de petites communes.

Toutes ces activités conditionnent la vie quotidienne des habitants et usagers des quartiers en réduisant le sentiment d’abandon et d’insécurité ; elles renforcent le lien social par une présence, un accueil, un service…

 Jardin partagé

Tout doit être fait pour favoriser la rencontre des habitants. A Châteaubriant, dans la plupart des quartiers, il n’y a rien. A la Ville aux Roses il y a un café et la Mosquée. Et partout, il y a des espaces verts.
Pourquoi ne pas en utiliser une partie en jardins partagés ?

A Chambéry par exemple, la ville et/ou les bailleurs sociaux ont mis des terrains à disposition, avec des conventions précises déterminant les périmètres, les usages possibles, l’apport en eau. Pas besoin d’être inquiet pour la récolte : ce qui compte c’est de semer, de se parler « et les graines vont germer pour donner les plus beaux fruits, ceux de l’amitié ».
Chiche !

Mais il n’y a pas que Châteaubriant à avoir besoin de créer du lien social avec les jeunes (et les moins jeunes), c’est pourquoi il est nécessaire de prévoir une structure intercommunale. Il est étonnant de voir que la Com’Com’   du Castelbriantais n’a pas encore songé à mettre en place une sorte de « Centre Social éclaté » comme à St-Martin-Boulogne dans le Pas de Calais, ou un centre social intercommunal.

La Fédération des centres sociaux et Mairie-conseils Caisse des Dépôts, sont engagés depuis plusieurs années dans un partenariat sur les dynamiques sociales locales. Il existe un guide « le centre social intercommunal : un acteur collectif partenaire du projet de territoire » traduisant la volonté de faire interagir l’intérêt général porté par les collectivités et l’utilité sociale du monde associatif. Cela peut se faire en lien avec la Caisse d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole. Le guide peut être téléchargé ici :

 Enquête ARCEL  

L’ARCEL  , association de St Aubin-des-Châteaux, a enquêté auprès des parents d’enfants de 3 à 13 ans de St Aubin, Ruffigné, Louisfert. Ceux-ci sont satisfaits du centre de loisirs organisé l’été et aux petites vacances scolaires et souhaiteraient une ouverture le mercredi après-midi.

Mais la Com’Com’   du Castelbriantais n’est pas favorable au mercredi car le centre de loisirs de la Borderie, à Châteaubriant, « propose une offre non saturée sur le territoire et il y a un choix politique de ne pas ouvrir un autre lieu tant que ce site ne voit pas une augmentation très significative de sa fréquentation ». En somme, tout pour Châteaubriant, les autres attendront !

 RAP  -Relais accueil Proximité… avant le 9

Le RAP   a bien compris la nécessité du lien social, et s’il propose de nombreuses activités, il propose aussi des soirées festives. Par exemple, le 16 septembre prochain, il fera « Portes ouvertes » à la salle Polyvalente du Petit-Auverné : Présentation des activités et inscriptions à partir de 16h30 puis apéritif dînatoire à partir de 19h30. Tarif : 6,50€/personne (s’inscrire avant le 9 Septembre) - Tél : 02.40.55.59.32
site du RAP :
mail :