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Mée-disances - mai 2009 (2)

Ecrit le 20 mai 2009

 Aung San Suu Kyi

France-Soir du 15/05 : Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, est en Birmanie le symbole de la résistance non violente à la junte militaire au pouvoir. Cette adepte de la non-violence, fortement influencée par les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, est une véritable icône de la liberté.

Le 24 août 1988 (elle a 43 ans), après des études de philosophie, de politique et d’économie à Oxford, elle crée la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Deux jours plus tard, alors que le dictateur Ne Win réprime des manifestations dans le sang, plus de 500.000 personnes assistent à son premier meeting. De quoi perturber l’assurance des militaires au pouvoir. D’autant que deux ans plus tard, en mai 1990, son parti, le LND, obtient 80 % des suffrages aux élections générales. Alors qu’elle s’attend à obtenir le poste de Premier ministre, la junte, au contraire, annule le scrutin.

Les ennuis de Aung San Suu Kyi ne cesseront de croître. Dernier en date : son incarcération, le 14 mai, à la prison d’Insein, où siège le tribunal chargé de la juger pour non-respect de son isolement. Dans cette prison, les Nations unies estiment que croupissent bon nombre des 2.100 prisonniers politiques birmans.

Depuis 1989 Aung San Suu Kyi est assignée à résidence ou emprisonnée, sauf de brefs temps de libération. Le 27 mai, elle aurait dû être libérée. La junte cherchait un moyen de la maintenir en captivité. Aung San Suu Kyi a été victime d’une machination montée de toutes pièces par les autorités, selon des informations de source sûre recueillies par le journaliste et écrivain Thierry Falise : un Américain, manipulé par la junte, s’est introduit dans son domicile et y est resté deux jours, malgré les supplications de Aung San Suu Kyi. Par la suite il a été arrêté par la police birmane de même que … le médecin d’Aung San Suu Kyi, c’est-à-dire le seul (outre elle) à être au courant de l’identité et des agissements préalables de l’Américain, et donc seul à pouvoir révéler le complott. Aung San Suu Kyi risque 5 ans de prison.

Ndlr : Bernard Kouchner, si prolixe pour le groupe Total en Birmanie, ne s’est toujours pas manifesté à Rangoon !


Note du 23 mai 2009

Près de 400 000 personnes participent à un mouvement mondial pour la libération de la militante birmane pour la démocratie et lauréate du Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, et de 2 100 autres prisonniers politiques.. Le seul « crime » dont Aung San Suu Kyi et les autres prisonniers politiques se sont rendus coupables a été de lancer un appel pacifique en faveur de la démocratie.

Quelques jours avant la fin de ses 13 années de détention, le régime brutal de Birmanie l’a de nouveau incarcérée sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces. Elle est gravement malade, et le régime militaire brutal veut la maintenir enfermée afin qu’elle ne puisse pas s’opposer à son pouvoir lors des élections de l’année prochaine. La pétition demande au Secrétaire général de l’ONU d’agir sans tarder : il peut exiger la libération des détenus comme condition de la reprise de l’engagement de la communauté internationale.

La pétition sera présentée le 26 mai par de courageux militants birmans pour la démocratie, aussi n’avons-nous que trois jours pour mettre sur pied un mouvement mondial. Cliquez sur le lien pour signer la pétition et envoyez cet e-mail à vos amis et à votre famille !

http://www.avaaz.org/fr/free_aung_san_suu_kyi/96.php/?CLICK_TF_TRACK


Ecrit le 20 mai 2009

 Dati communique

Le Point.fr du 12/05 : La garde des Sceaux Rachida Dati n’a pas du tout apprécié la prestation de l’ancienne ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, mardi matin sur Europe 1. De rage, la ministre a rédigé à moins d’une heure et demie d’intervalle deux communiqués dans lesquels elle répond directement et avec virulence à l’ex-garde ses Sceaux.

« L’arrogance d’Élisabeth Guigou est révélatrice de l’attitude hautaine de certains socialistes vis-à-vis des souffrances de nos concitoyens dans leur vie quotidienne... Je renvoie les Français au bilan d’Élisabeth Guigou en tant que garde des Sceaux », lance Rachida Dati dans un premier communiqué. « Compte tenu de l’intelligence de Mme Guigou, celle-ci devrait déroger au principe archaïque selon lequel tout prédécesseur mésestime ses successeurs », raille-t-elle dans le second.

Élisabeth Guigou avait estimé mardi matin que Rachida Dati avait « gâché toutes ses chances » au ministère de la Justice, par « désinvolture », « autoritarisme » et « incompétence ». « J’avais beaucoup de sympathie et d’estime pour elle, c’est fini. »

Et c’est, semble-t-il, réciproque.

 Haro sur les étrangers

Dans une lettre envoyée au ministre de l’Immigration, seize organisations dont Emmaüs  , le Secours catholique, Médecins du monde, la Ligue des droits de l’homme ou la Cimade, lancent un cri d’alarme : « le mode de relation agressif que vous semblez vouloir instaurer avec les associations qui interviennent sur les questions de précarité nous paraît préoccupant » écrivent-elles.

Deux dossiers opposent principalement les associations et le ministre : d’abord l’affaire du délit de solidarité. De simples et honnêtes citoyens seraient condamnés pour avoir aidé, sans contrepartie, des étrangers en situation irrégulière. Le ministre de l’Immigration affirme que ce délit n’existe pas, que personne n’a jamais été poursuivi pour ce motif. « Besson ment », affirme le Gisti qui publie sur son site internet une liste de 26 condamnations prononcées pour ce motif. Furieux d’être ainsi contredit, le ministre de l’Immigration a contre-attaqué, affirmant sur BFM TV que « la crédibilité du Gisti est quasiment nulle ».

Dans leur courrier, les seize associations persistent et signent : « Vous n’ignorez pas que des condamnations ont été prononcées sur le fondement de l’article L 622-1 à l’encontre de personnes qui se sont contentées d’accueillir, accompagner, héberger pour des motifs de simple solidarité humaine, des personnes sans papiers en situation de détresse ».

L’autre pomme de discorde est l’affaire des centres de rétention administrative (CRA). La Cimade se montrant un tantinet trop critique dans ses rapports, Hortefeux avait décidé de la bouter hors des CRA en utilisant la vieille technique du diviser pour régner. A partir du 2 juin, six associations - dont la Cimade - se partageront la mission d’aide et assistance aux étrangers retenus.

Les termes du marché lancé par le ministère de l’Immigration pour choisir les lauréats sont-ils parfaitement légaux ? On pourrait ne le savoir jamais : le tribunal administratif de Paris devait en juger le mercredi 13 mai, Besson a signé le marché dimanche soir 10 mai.[…]

Ndlr : Besson : l’efficacité des transfuges.

Note du 31 mai 2009 : La Justice a donné raison à la Cimade

"Le ministre de l’Immigration qui avait décidé de changer la donne dans les centres de rétention, et de passer des contrats avec six associations pour assurer l’assistance aux étrangers qui y étaient retenus, est désavoué par la justice.

Le tribunal des référés de Paris vient, en effet, de suspendre l’exécution de ce marché et les contrats signés à la hâte par le ministre le 10 mai dernier. Il donne donc raison à la Cimade, association qui jusque-là défendait seule les droits de ces étrangers dans les centres et qui avait dénoncé la transformation de la mission d’aide - qui consistait notamment à permettre aux étrangers de former des recours contre une expulsion -, en une simple mission d’information.

La Cimade s’est immédiatement réjouie de cette décision de justice et a demandé au ministre d’engager au plus vite une concertation en vue de permettre de maintenir une réelle assistance juridique aux personnes concernées. Eric Besson a, de son côté, publié un communiqué pour expliquer qu’il se donnait 48 heures pour réfléchir"

 Grand train

leJDD.fr du 14/05 : René Dosière, député apparenté socialiste, décortique le budget de fonctionnement de l’Élysée. En juin puis en octobre 2008, il avait pointé du doigt les hausses de dépenses de l’Élysée. Il s’est ensuite plongé dans un autre chantier : éplucher les finances des ministères. Comment ? En utilisant au plus près le système des questions écrites au gouvernement. « Ces questions, très précises, sont nourries par la lecture de documents officiels ou d’informations de presse, précise-t-il dans Le Monde. Si je n’obtiens pas les réponses suffisantes, je relance les destinataires en utilisant alors la procédure dite des »questions signalées« , qui fait obligation de répondre dans les dix jours suivant la question. »

Le résultat de ses études, qui concernent l’année 2007, ne l’a pas déçu. Le train de vie du gouvernement Fillon est pour le moins confortable : par exemple des budgets de communication de l’ordre de 50 millions d’euros annuels pour 2007. Chiffre partiel, car beaucoup de ministères, dont l’Intérieur, n’ont pas encore répondu. […]

Un autre point sensible concerne les déplacements aériens. L’utilisation d’avions privés ou d’appareils d’État officiels, sovent préférée aux TGV ou aux lignes aériennes régulières pour de courts déplacements en France, est mise en lumière. Si leur importance est logique aux Affaires étrangères (2,24 millions), au Commerce extérieur (un million), à l’Économie (893 000 euros) et à la Coopération (763 000 euros), ils sont étonnamment nombreux à la Culture (526 000 euros) et à la Justice (416 000 euros). Le ministère de Rachida Dati explique ainsi avoir payé 195 000 euros sur ce total à un voyagiste privé, et 221 000 à l’Etec (chargé des transports gouvernementaux). Enfin, dernier point mis en exergue, les réceptions et frais de représentation : des centaines de milliers d’euros par an. En particulier pour la Justice (269 012 euros) et pour l’Éducation (près de 400 000 euros).

« On a gardé les traditions d’Ancien régime et on a un président qui montre l’exemple », dénonce René Dosière. […]


Ecrit le 27 mai 2009

 État de siège dentaire

Du Canard Enchaîné du 20/05 : les étudiants de 2e année en chirurgie dentaire à Nancy ont été interdits de partiels. Impossible d’accéder aux salles d’examen. Circulez, vous serez reconvoqués à une date ultérieure, leur a-t-on dit le 12 mai. Mais, que fait Pécresse ? Mais qu’attend Darcos pour hoqueter d’indignation ?

Sur ce coup-là, pas de risque de les voir fustiger les enseignants grévistes. Car le responsable de ce foutoir, c’est leur patron. Ce jour-là, en effet, le Sarko-circus était en déplacement. Le Président était venu vendre sa réforme très contestée de l’hôpital public. Comme toujours lors de ses virées en province, le déploiement policier était extravagant. Toutes les rues aux alentours de l’hôpital où devaient se dérouler les épreuves étaient bloquées.

Les étudiants risquent de garder une dent contre Sarko…

 Scandale en Irlande

NouvelObs.com du 21/05 : Coups, viols, humiliations en tous genres : la liste est longue des mauvais traitements et agressions sexuelles commis en Irlande dans les institutions sous administration catholique qui ont accueilli les enfants les plus vulnérables de la société (plus de 30 000), entre les années 1930 et les années1990, selon un rapport accablant rendu public mercredi 20 mai à l’issue de neuf ans d’investigations.[…]. Le document s’appuie sur les témoignages de plusieurs milliers d’anciens élèves, ainsi que sur les récits de responsables -à la retraite- de plus de 250 institutions placées sous administration catholique.[…] D’après la commission, le système tout entier traitait les enfants davantage comme des esclaves et des détenus que comme des êtres disposant de droits légaux.[…]

La préoccupation principale des ordres religieux était d’étouffer le scandale sous le poids du secret, selon la commission, qui condamne également le ministère irlandais de l’Éducation pour avoir contribué au maintien de ce système à travers de rares inspections présentant des « défauts ».

Le rapport formule 21 propositions afin que le gouvernement reconnaisse les torts passés […]. Mais ses conclusions ne seront pas utilisées à des fins judiciaires, en partie parce que les Frères Chrétiens ont intenté avec succès une action contre la commission en 2004 pour que le rapport ne nomme aucun membre de la congrégation, mort ou en vie.

Après la publication du rapport, le cardinal Sean Brady, chef de l’Église catholique irlandaise, a déclaré :« Je suis profondément désolé et j’ai profondément honte que des enfants aient souffert de façon si effroyable dans ces institutions ». […] Mais plusieurs victimes, qui ont été empêchées d’assister à la présentation publique du rapport et ont eu des accrochages avec la police dans un hôtel de Dublin, ont dénoncé un rapport qui ne va pas assez loin et des excuses qui sonnent « creux ».

Les victimes ne bénéficient d’indemnités que si elles renoncent à intenter une action en justice contre l’État et l’Église. Des centaines de personnes ont rejeté cette condition pour traîner devant les tribunaux les auteurs de mauvais traitements et les ecclésiastiques qui les employaient.

 Pas bling

Du Canard enchaîné du 20/05 : la chancelière Angela Merkel et son mari, Joachim Sauer, celui-là même que Sarko avait rebaptisé « Monsieur Merkel », passent leurs week-ends dans une maison de campagne en ex-RDA. En semaine, ils se retrouvent dans leur appartement du centre de Berlin. C’est au quatrième étage d’un petit immeuble gris qui en compte cinq, vaguement gardé par deux policiers qui discutent le coup sur le trottoir, et au bas duquel se trouve une banale taverne ouverte à tout vent.

Message transmis à Madame Sarkozy et à Monsieur Bruni.

 Kama Sutra catholique

Lefigaro.fr du 15/05 : En Pologne, un moine franciscain, le père Ksawery Knotz, vient de sortir un opus titré : « Le sexe comme vous n’en avez jamais entendu parler : pour les couples mariés qui aiment Dieu ». Et son auteur, bien que religieux, ne se limite pas à des considérations spirituelles : le guide se veut aussi pratique.

« En entendant parler du caractère sacré du sexe marital, certaines personnes pensent qu’il est dépourvu de plaisir, de dimension ludique, de fantasmes et de positions attrayantes, écrit le père Knotz. Elles croient que ce doit être triste à l’instar d’un chant traditionnel religieux. »

« Le message le plus important, c’est que la sexualité ne dévie pas du tout de la religion et de la foi catholique », ajoute ce frère franciscain, qui vit dans un monastère près de Cracovie. « Chaque acte - une sorte de caresse, une position sexuelle - visant à éveiller le désir est permis par Dieu et lui donne satisfaction (…) Les couples mariés célèbrent leur sacrement, leur vie avec le Christ aussi pendant l’acte sexuel », ajoute-t-il.[…] « Pendant l’acte sexuel, les couples mariés peuvent montrer leur amour de toutes les façons, ils peuvent s’offrir les caresses les plus convoitées. Ils peuvent se stimuler manuellement ou oralement », peut-on lire.

Malgré le caractère iconoclaste de cet ouvrage, il reste dans la droite ligne du Vatican en matière de contraception : il décourage l’utilisation de préservatifs et de contraceptifs, qui pour lui, « entraînent le couple marié en dehors de la culture catholique et le plongent dans un style de vie totalement différent ».

Le livre a reçu l’aval de l’église polonaise et ne semble provoquer aucune polémique chez les conservateurs et les croyants du pays natal de Jean-Paul II.

Ndlr : ce moine est un franc (is) coquin !

 Six policiers téméraires

Lexpress.fr du 21/05 : Deux écoliers de 6 et 10 ans ont été arrêtés et emmenés mardi après-midi -sous les yeux de leurs camarades de classe- par six policiers à la sortie de l’école élémentaire Louis-Aragon de Floirac, près de Bordeaux. Ils étaient soupçonnés d’avoir volé un vélo.

Les deux garçons ont été interrogés durant deux heures. Un entretien à l’issue duquel ils ont été innocentés. « C’est un procédé honteux. Je veux que les conditions d’interpellation de mon fils se sachent, parce qu’on ne peut pas laisser faire des choses comme ça, il y avait d’autres façons de procéder pour vérifier si le vélo était le sien ou pas », s’indigne la mère du garçon de 10 ans.

Elle a pu fournir une attestation sur l’honneur signée de la personne qui lui avait offert le vélo il y a un an et demi : un adjudant-chef de Mérignac.

« Mon fils ne veut plus retourner à l’école », a expliqué la mère du gamin, assurant qu’elle va écrire au ministère de l’Intérieur.

Ndlr : espérons que ces 6 vaillants policiers bénéficieront d’une prime de risque !

 Manif à Châteaubriant

Mercredi 20 mai, 10 h 30 : je suis bloqué sur le parking d’Hyper-U par des tracteurs qui en barrent les accès. Arrivent les forces de l’ordre …qui empêchent les voitures de sortir par les pelouses. Je remarque qu’elles sont bien moins agressives (et bien moins efficaces !) que lors de la venue de Fillon à Châteaubriant.

45 minutes plus tard, les barrages étant levés, elles organisent la circulation et les clients peuvent lentement s’en aller. Au rond-point, sous le regard de la police, des producteurs de lait distribuent aux automobilistes des produits laitiers provenant des rayons du magasin. Je refuse une livre de beurre, provoquant l’incompréhension du manifestant qui me la tend. Il ne manquerait plus que, dans un ultime sursaut, les forces de l’ordre m’interpellent pour recel de marchandise volée !

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