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Femmes et infarctus

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 L’infarctus chez Ia femme Des symptômes méconnus

A l’occasion de la Journée mondiale du cœur, la Fédération Française de Cardiologie alerte les femmes sur des symptômes pouvant révéler un infarctus. Souvent méconnus, ils sont différents de ceux ressentis par les hommes... En effet, près de la moitié des femmes de moins de 60 ans, victimes d’un infarctus du myocarde, n’ont pas ressenti les symptômes classiques chez les hommes : douleur dans la poitrine irradiant le bras gauche et la mâchoire.
Les femmes doivent s’alerter face à trois signes atypiques :
– la sensation d’épuisement,
– l’essoufflement à l’effort
– et les nausées.

Une attention particulière est nécessaire de la part des jeunes femmes présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire : tabac, stress, sédentarité, hyper- tension artérielle, cholestérol, diabète.

La Fédération Française de Cardiologie lance une campagne de sensibilisation, afin d’améliorer le diagnostic et la prise en charge de l’infarctus chez les femmes car « les symptômes atypiques contribuent à une prise en charge trop tardive des femmes lors d’un infarctus », témoigne le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue au CHRU de Lille et présidente de la Fédération Française de Cardiologie.

Les signes avant-coureurs peuvent passer inaperçus et minorer l’alerte, sachant que les femmes ne sont pas suffisamment conscientes que l’accident coronaire peut les toucher. De plus, elles ont souvent tendance à sous-estimer leur douleur et à être dans le déni. C’est une véritable perte de chances, car les femmes se remettent moins facilement. Leurs artères sont plus difficiles à revasculariser, plus fines et plus fragiles que celles des hommes. »

Une étude publiée fin août 2016 par des chercheurs de l’université de Leeds (Royaume-Uni) a révélé que les femmes présentaient par rapport aux hommes un risque réel d’être mal diagnostiquées. Un constat qui pourrait s’expliquer par la différence en matière de symptômes.

Or l’erreur de diagnostic initial a un réel impact sur les chances de survie. De plus, en adoptant le même style de vie que les hommes depuis une trentaine d’années, les femmes ont également acquis les mêmes mauvaises habitudes d’hygiène de vie : tabagisme, stress, sédentarité, alimentation déséquilibrée et plus récemment alcool...
On constate ainsi une progression alarmante du nombre d’hospitalisations pour un infarctus chez les femmes jeunes : + 4,8 % par an entre 2009 et 2013 pour les 45-54 ans... Progression qui se renforce, car elle était de 3 % par an entre 2002 et 2008 sur la même tranche d’âge.

« Il est urgent de bousculer nos idées reçues, qui nous font considérer les femmes comme protégées des maladies cardio-vasculaires jusqu’à leur ménopause, grâce à leurs hormones », ajoute le Pro- fesseur Claire Mounier-Vehier. Il est urgent d’intensifier la prévention.

Pour en savoir plus : téléchargez la brochure Cœur, Artères et Femmes et rendez-vous sur le site de la Fédération Française de Cardiologie.

  Lobby sucré

LaTribune.fr du 13/09 : Dans les années 1960 l’industrie sucrière a influencé deux nutritionnistes de la prestigieuse université américaine, révèle un groupe de chercheurs. Elle les a poussés à conclure dans une étude que la consommation excessive de sucre n’augmentait pas le risque de maladies cardiovasculaires. [...]

Le lobby industriel a ainsi payé les deux nutritionnistes l’équivalent de 48.000 dollars d’aujourd’hui, selon The Journal of the American Medical Association. Les deux chercheurs de Havard et le lobby des industries sucrières ont choisi de mettre uniquement en cause la consommation de graisses saturées. Cette thèse de Harvard a été diffusée il y a une cinquantaine d’années, puis largement remise en cause par la communauté scientifique depuis. Elle a eu une incidence négative prolongée, juge The Journal of the American Medical Association. Aujourd’hui, l’université de Harvard, comme quasiment toute la communauté scientifique, certifie que le risque de mourir de maladie cardio-vasculaire est accru par la consommation excessive de sucres ajoutés. Les maladies cardiaques sont la cause d’une mort sur quatre aux Etats-Unis. Il faut dire que la consommation de sucre par personne aux Etats-Unis a régulièrement progressé ces cinquante dernières années, passant de 80 livres en 1960 à 100 livres (45 kg) par an en 2010.

Aujourd’hui, l’industrie sucrière tente toujours de peser sur le monde scienti- fique. Une enquête d’Associated Press a révélé qu’un professeur de nutrition de l’Université d’Etat de Louisiane travaillait avec l’Association nationale des confiseurs. Il expliquait que les enfants mangeant du sucre étaient plus minces que ceux qui n’en prenaient pas...

 Baromètre santé

Une part importante de Français vit le quotidien sur le mode de la privation et d’arbitrages constants, y compris dans un domaine aussi vital que celui de la santé.

Le 10e baromètre Ipsos-SPF, paru en septembre 2016, est révélateur d’une société fragilisée, sur le fil de la survie, où les plus pauvres paient le plus lourd tribut à la crise. La publication de ces chiffres douloureux sur les difficultés, pour un très grand nombre, d’avoir accès aux soins ne surprend pas les bénévoles du Secours populaire   français. Membres d’une association très décentralisée, en permanence sur le terrain, en ville ou à la campagne, ils voient augmenter au quotidien les problèmes pour se soigner, même si souvent une grande pudeur empêche les personnes accueillies de se confier.

Dans ses permanences d’accueil, le SPF perçoit une dégradation de l’état de santé de familles, de mères seules, de jeunes, de retraités, de beaucoup d’enfants. Fait récent, le travail n’apporte plus forcément la garantie d’une autonomie financière : certains salariés ne sont plus à l’abri des privations et peinent également à se soigner. L’optique et les soins dentaires sont devenus moins facilement accessibles : 35 % des sondés déclarent avoir déjà re- noncé à l’achat de prothèses dentaires ou l’avoir retardé de plusieurs mois (4 points de plus par rapport à 2008) ; 30 % ont dû faire de même pour l’achat de lunettes ou de lentilles de contact ; 28 % pour la consultation chez un dentiste (+ 5 points)...

Parmi les Français les plus pauvres (ceux qui appartiennent à un ménage dont le revenu mensuel net est inférieur à 1 200 euros), 50 % ont renoncé à une consultation chez le dentiste ou l’ont retardée, une hausse spectaculaire de 22 points par rapport à 2008. Les parents en situation de pauvreté donnent la priorité aux soins apportés à leurs enfants, au détriment de leur propre santé.

« Aujourd’hui, il convient - avec toutes les bonnes volontés, tous les partenaires - de mener des actions précises, suivies dans le temps, pour aider à l’accès aux soins, partout et pour tous » dit Julien Lauprêtre, président du SPF.
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