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Liberté de la presse

Ecrit le 17 novembre 2004

 Lobbying, communication
publicité & médias

« Duper l’opinion et plier les autorités aux intérêts des grands groupes industriels est un métier » qui porte un nom : le lobbying.

Lobby, mot anglais qui signifie « couloir » et qui a donné les mots « lobbies » et « lobbying » : cela caractérise l’action de ceux qui sont « dans les couloirs », « dans l’ombre » et qui exercent une pression (discrète, clandestine) efficace là où se prennent les décisions.

A Bruxelles, auprès du pouvoir européen, il y a, selon l’Humanité, 10 000 lobbyistes pour 626 députés européens. C’est du 16 contre 1. On mesure ainsi la « liberté » des députés face à une telle pression. On imagine aussi que ce ne sont pas les salariés de base (et quasiment pas les syndicats) qui peuvent se payer des « lobbyistes » pour faire avancer leurs revendications.

Le livre « L’industrie du mensonge » révèle les procédés qu’utilisent les lobbyistes pour « vendre » aussi bien les vertus du tabac ou du nucléaire que celles des OGM ou de la guerre. La diversité des protagonistes abordés, des stratégies exposées et la précision des faits répondent au souci d’analyser au plus près ce domaine, qui a pris une ampleur nouvelle et que l’on peut définir comme « l’art des pratiques d’influence appliqué à la décision politique ».

Machiavel était convaincu de l’éternelle bêtise du peuple et de la nécessité de le manipuler mais il agissait ainsi pour l’intérêt général. L’immense majorité de nos élites, intimement convaincue que les citoyens sont dénués des qualités de jugement, manie « l’industrie du mensonge » pour la défense d’intérêts privés.

John Stauber & Sheldon Rampton
L’Industrie du mensonge
Ed. Agone, Collection « Contre-feux »


 Poursuivi par la Croix-Rouge pour un article virulent, le mensuel « CQFD » est menacé de disparition.

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CQFD

Consternation dans le petit monde de la presse engagée. Le mensuel politico-satirique CQFD s’est attiré les foudres de la Croix-Rouge française et de son président, Marc Gentilini. Outrée par un article, intitulé « Une Croix-Rouge sous un képi bleu », mettant en cause son rôle d’accompagnatrice auprès des sans-papiers expulsés de France par vols groupés, l’institution humanitaire a porté plainte pour diffamation. Certes, l’article était corrosif, mais l’ONG frappe très fort. La Croix-Rouge réclame 65 000 euros de dommages et intérêts alors que le mensuel a d’ailleurs publié « en bonne et due forme » un droit de réponse adressé par Marc Gentilini.

Mensuel réalisé à Marseille par une équipe de chômeurs et de précaires, CQFD (Ce qu’il faut dire, détruire, découvrir) est diffusé en kiosque à moins de 10 000 exemplaires, fabriqués « à l’huile de coude, sans capitaux ni subventions, sans salariés ni publicité », précise la rédaction.

L’acharnement de la Croix-Rouge est surprenant. On imagine fort bien que le président de la Croix-Rouge, proche de l’UMP ne partage pas les opinions diffusées par CQFD. Doit-il pour autant essayer d’étouffer toute voix discordante ? Réclamer une somme faramineuse au lieu par exemple, de l’euro symbolique revient à chercher la mort d’un titre aux moyens limités.

Article de XAVIER FRISON
Paru dans Politis du 4 novembre 2004
L’audience a eu lieu le 16 novembre. Jugement le 11 janvier 2005

Voir le site de CQFD


15 décembre 2004 :

 Je me repens !

Oui, je l’avoue. Oui, j’ai déjà eu des idées malsaines et je me repens.

Mon problème, c’est que je ne le savais pas avant vendredi matin [10 décembre] à 8h20. Et là, j’ai entendu et compris la Voix, celle de Serge Dassault qui m’a éclairé et a changé ma vie. Interrogé sur ses propos concernant la presse : « la presse doit diffuser des informations saines », M. Dassault (Sénateur-Maire UMP de Corbeil-Essonne, PDG de Dassault et de la Socpresse : le Figaro, l’Express ...) nous a présenté un florilège. En voici des extraits : « les idées de gauche ne sont pas des idées saines (...) nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche ».

La Vérité, c’est la vie ...

Certains vont dire que ce n’est pas vrai, que je déforme ses propos. Je vous assure que non, j’ai réécouté plusieurs fois grâce à internet (www.radiofrance.fr puis cliquer sur France Inter puis sur Inter Matin 7-9).

Et ce n’était qu’un début, voici la suite : « la vérité, c’est la vie et la vie c’est ce qui marche (...) il n’y a pas d’acquis sociaux (...) on a des syndicats qui ne comprennent rien »

Arrivé à ce niveau d’éclairement, une image divine est apparue devant mes oreilles abasourdies : « enfin quelqu’un qui parle vrai !!! » me suis-je dit.

Et il a continué : « la gauche trompe, les syndicats trompent les Français (...) la France va devenir un pays sous-développé (...) les 35 heures, c’est le cancer de notre économie ».

Bon, j’arrête là les citations car si vous êtes comme moi, j’étais dans une telle extase que je me sentais près à lui sauter au cou et à lui faire une déclaration : « Serge , ou plutôt dois-je t’appeler Maître ou Monseigneur, tu viens de me révéler la vérité vraie que j’attendais tant. Je t’écouterai toujours, je suivrai le chemin que tu traceras pour moi. Si tu le désires, je ferai un autodafé de La Mée sur la place de la Mairie de Châteaubriant et je convertirai tous mes camarades à la seule vérité vraie, la tienne, celle d’un homme de droite qui vend des armes ».

Tetro Bavar



Ecrit le 12 octobre 2005 :

 Presse-Océan

Le président du Conseil Général Patrick Mareschal a adressé un courrier au Ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, pour lui exprimer son soutien à la proposition de rachat des titres de la Socpresse par Ouest-France.

Monsieur le Ministre,

Vous rendrez dans quelques jours votre décision concernant le rachat des trois titres du pôle Ouest de la Socpresse par le groupe Ouest-France. (...)

La question qui vous est posée me semble dépasser, et de loin, le simple registre de concurrence. Ce sont d’abord des emplois par centaines qui, selon votre décision, pourront soit être pérennisés pour l’essentiel, soit très sérieusement mis en cause.

C’est également l’existence d’une, voire de plusieurs entreprises qui est en jeu.

Le secteur de la presse quotidienne connaît une crise trop importante pour que votre décision puisse négliger la seule option sérieuse de rachat, basée sur un savoir-faire incontesté, qui se présente aujourd’hui. [ndlr : celle de Ouest-France]

Enfin, pour les habitants du département que je préside et pour tous ses acteurs et responsables, c’est la pérennité de Presse-Océan, un relais indispensable de la vie locale, qui se pose. Un journal n’est pas qu’une entreprise présente sur un marché, il est aussi la caisse de résonance d’une société, un relais de débat, un contributeur quotidien de l’action locale.

Je formule le vœu que (...) les journaux de la Socpresse puissent s’appuyer sur la seule proposition de rachat exempte de risques, et poursuivent leur activité et leur présence dans nos territoires.

Dans le même temps, Patrick Mareschal s’est adressé à tous les maires et parlementaires de Loire-Atlantique afin de les engager à faire de même auprès du Ministre.

En sera-t-il question au Conseil Municipal de Châteaubriant où il serait « drôle » de voir le maire défendre la liberté d’expression !

A propos, qu’est devenu le Conseil Municipal de Châteaubriant ?
Aucune réunion depuis le 6 juillet.


Ecrit le 9 novembre 2005 :

 Presse-Océan : rachat ?

Selon le site Internet du Ministère des Finances, le rachat de Presse-Océan, actuellement propriété du groupe Dassaut, par Ouest-France serait autorisé « sous réserve d’engagement » , c’est-à-dire si Ouest France respecte les règles de la concurrence

Ce rachat a la faveur du personnel de Presse-Océan, et des élus de tous horizons. Ce qui n’est pas sans poser des questions.

Rachat de Presse Océan par Dassault


Ecrit le 24 mai 2006

 Comment ne pas informer

Le journal « Le plan B » a publié, dans son numéro de mai-juin 2006, une intéressante étude comparative sur l’informatiion-marchandise où il apparaît que les produits presse du style « grippe aviaire » ou « gang des barbares » étaient plus vendeurs que la mobilisation anti-CPE.

Celle-ci a démarré le 31 janvier 2006, plus ou moins sous les quolibets de la presse qui, souvenez-vous, disait : « la mobilisation ne prend pas ». Il y a eu alors une centaine de manifestations dans le pays et davantage en février 2006. Le 16 février une trentaine de ville suniversitaires connaissent des grèves et manifestations. Une grève nationale remporte un grand succès le 7 mars 2006, y compris à Châteaubriant.

Mais pour la grande presse, les protestations anti-CPE étaient un non-événement. Il valait mieux parler de la grippe aviaire. Voir ci-dessous le relevé fait par « Le Plan B » entre le 15 février et le 6 mars 2006.

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Info

Ainsi, la grippe aviaire, qui joue sur la peur des consommateurs, a été beaucoup plus souvent traitée que le CPE (contrat première embauche). Cela n’a pas empêché la grippe aviaire de faire un flop, et les manifestations anti-CPE de secouer la France entière. On peut cependant s’interroger sur l’impact de la télévision TF1 : très regardée par les Français, n’a-t-elle pas anesthésié une opinion publique qui, globalement, devrait être beaucoup plus réactive aux atteintes au droit du travail et au développement de la précarité ?

A partir du 7 mars 2006, l’ampleur des manifestations ont contraint la grande resse à traiter les événements. Mais à sa façon, à coups de sensationnel si possible (l’occupation de la Sorbonne par exemple, ou les enquêtes sur un déchaînement de violences, réel ou supposé, théme favori de TF1).

Mais un événement qui dure, c’est un événement qui lasse. Il faut, pour la grande presse, constamment renouveler les sujets. Elle table donc, vers le 18 mars, sur la fin du conflit. Raté ! il a fallu attendre la deuxième quinzaine d’avril ....

Cette façon de siffler la fin de la récréation, on la retrouve actuellement autour de l’affaire Clearstream. Après quelques jours de révélations sen-sationnelles (ou prétendues telles), la presse se calme. Heureusement que « le corbeau » finit par révéler qu’il a bien envoyé une lettre anonyme, puis deux. Cela maintient un peu le suspense. Mais l’affaire disparait peu à peu des pages des journaux. On n’en entendra bientôt plus parler. On ne saura sans doute jamais le fin mot de l’affaire : il faut laisser Jacques Chirac finir en paix ce septennat qui s’effiloche ! Il faut laisser Villepin à ce poste de Premier Ministre auquel il s’accroche.

 Polémique Trillard

André Trillard, ancien Président du Conseil Général de Loire-Atlantique a lancé une polémique contre Patrick Mareschal, actuel Président.

En effet, le Conseil Général, responsable des archives départementales, a fait appel aux jeunes ayant participé à la lutte contre le CPE (contrat première embauche), de façon à rassembler des documents pour l’histoire.

Ca n’a pas plu   à M. Trillard qui considère que c’est de la propagande.

Patrick Mareschal s’en défend : « il s’agit, dit-il, de recueillir des témoignages et des photos sur l’un des rares moments où la jeunesse s’exprimait »


 Ouest France condamné

Un journaliste de Infomer (filiale de Ouest-France) a été licencié pour faute grave en aout 2005, pour avoir écrit dans « La Lettre à Lulu ». Il a porté l’affaire devant les prud’hommes de Nantes. L’audience a eu lieu en le 22 février.

Par jugement prononcé le 29 mai 2006, la SA Infomer a été condamnée pour licenciement abusif.

Et condamnée à verser
– 5000 euros au titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse
– 10 000 euros au titre du préjudice moral
– 750 euros au titre de l’article 700 du nouveau code de procédure pénale (frais de justice)

C’est un jugement de première instance, comme on dit.
La société Infomer a un mois pour faire appel ou cracher direct au bassinet

Ce jugement ne tient pas compte des indemnités de licenciement sur 17 ans d’ancienneté dans l’entreprise, que le journaliste doit aller plaider devant une autre
instance paritaire, la commisison arbitrale des journalistes, à Paris...

 Sauvons Politis

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sondages et fabrication de l’opinion

La pression politico sondagière

Lobbying
CQFD menacé de disparition ?
Pigiste licencié pour cause de Lettre à Lulu - Ouest-France condamné
Presse-Océan
Comment ne pas informer
une jeune journaliste privée de travail pour un reportage qui n’a pas plu à la police

Peut-on encore critiquer la police de Sarkozy ?

 Sarkozy inquiète la presse

source : LE MONDE

voir aussi : Sarkozy 1er

 

  Censure sur la presse

 Censure au JDD

Les journalistes du JDD s’indignent

Voir ici aussi

 Censure à Matin Plus

Presse, encore un article censuré ! Cette fois pour ne pas déplaire à la police

Voir le blog

Voir aussi : Rue89

Voir l’article duCourrier International

Finalement l’article censuré est paru mercredi 6 juin dans « Matin plus »

Tu ne persifleras pas

 Sarkozy

voir aussi : Sarkozy 1er

Un réquisitoire anti-Sarkozy : l’autre campagne

St Sarkozy victime de la presse

La Haute main de Sarkozy sur les médias

Sarkozy contrôle-t-il la presse ?