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Mée-Disances du 19 octobre 2016

Ecrit le 19 octobre 2016

 Trop pressé

 
Gala Live du 06/10 : Jean Sarkozy, le fils de l’ancien président de la République, a été arrêté par la police  ! La raison : trop pressé d’aller se recueillir et prier à la messe, il a brûlé un feu rouge.
 
Quelque peu ému par cette arrestation, le jeune homme de 30 ans, à bord de sa puissante Audi Q3 a répété à plusieurs reprises, excédé : “J’en ai marre, ça n’arrive qu’à moi…je vais être en retard à la messe“. La patrouille de police qui a effectué l’arrestation a expliqué que Jean Sarkozy est arrivé “à vive allure“, précisant que le jeune homme a dû effectuer “un freinage d’urgence pour éviter une collision avec la dite patrouille“.

Les policiers ont laissé repartir celui qui officie en qualité de juriste au sein du cabinet d’avocats Claude et Sarkozy, dont son père est l’un des associés. On ne sait pas si Jean Sarkozy est arrivé à l’heure pour communier… ou se confesser.

 Prison payante

 
Le Point.fr du 08/10 : En Californie, certains individus ont le droit – avec l’aval du juge – de choisir le lieu de leur détention. Ils peuvent décider d’aller dans l’établissement pénitentiaire du comté, ou opter pour une prison municipale qui leur garantit plus de confort et de sécurité. En échange, bien sûr, d’espèces sonnantes et trébuchantes.
 
Moyennant 90 dollars la nuit, ils ont la possibilité d’effectuer leur peine à Glendale, dans la banlieue de Los Angeles. Le quartier des “pay to stay” (séjours payants), comprend un dortoir de dix lits superposés avec casiers métalliques, et une salle commune équipée d’une table, de chaises et d’un poste de télévision. Ce n’est pas tout à fait le Ritz. Mais c’est tout de même le grand luxe à côté de la prison du comté, sale, surpeuplée, où s’entassent malfrats et déséquilibrés en tout genre. […]
 
N’importe qui n’a pas le droit de venir purger sa peine dans ces oasis carcérales. Tout candidat doit passer un entretien et la prison rejette systématiquement les individus violents ou drogués. […] Ce jour-là à Glendale, l’aile payante est déserte. Un grand nombre de détenus préfèrent y venir le week-end, ce qui leur permet de dissimuler leurs démêlés avec la justice et de continuer à travailler. Ils réservent leurs dates et paient à l’avance, puis entrent par une porte séparée le vendredi soir et repartent le lundi matin.
 
Une douzaine de centres de détention proposent ce genre de prison 3 étoiles. Tous – ou presque – situés dans le sud de la Californie. Ces ’prisons pour riches’ ne font pas l’unanimité. ’C’est écœurant que les municipalités aient recours à ce genre de pratique. Les conditions de punition et d’incarcération ne devraient pas dépendre de la richesse. Ça va à l’encontre du système de justice égale pour tous’.
Glendale a accueilli 56 164 prisonniers payants depuis 2006 et récolté ainsi 3,5 à 4 millions de revenus. À Pasadena, en revanche, le nombre de détenus payants a baissé depuis la crise économique.
Ménard joue la provocation anti-migrants à Béziers

 Affiches anti-migrants

 
La Croix.com du 13/10 : À la suite du placardage, mardi 11 octobre, d’affiches anti-migrants représentant la cathédrale de la ville, accompagnées du message « L’État nous les impose. Ça y est, ils arrivent… Les migrants dans notre centre-ville », à l’initiative   du maire de la ville de Béziers, Robert Ménard, l’Église locale se trouve embarrassée, dans un contexte de clivages profonds entre catholiques sur la question de l’accueil.
 
« À Béziers, comme ailleurs en France, les catholiques sont divisés sur la question de l’accueil des migrants », avance le curé de la cathédrale Saint-Nazaire. Il ajoute : « Cette affiche renvoie l’idée d’une cathédrale assiégée, comme si notre culture était menacée. Le vrai problème, c’est l’absence de chrétiens convaincus et engagés dans la société ».
 
Quant au référendum proposé par Robert Ménard sur l’accueil des réfugiés, « il n’y a pas de raison qu’il soit autorisé, après qu’un suffrage du même ordre a été jugé illégal à Allex (Drôme) ».

Le tribunal administratif de Grenoble avait estimé qu’un tel référendum ne pouvait avoir lieu dans la mesure où l’hébergement d’urgence ne relève pas de la compétence de la commune mais de l’État. […]
 
Ndlr : rappelons que Robert Ménard, alors de gauche, fut co-fondateur de l’association Reporters sans frontières.

 Plafonnement de l’ISF

 
L’Humanite.fr du 11/10 : 1,077 milliard d’euros ont été reversés par les finances publiques aux plus riches, un chiffre en hausse de 19% sur un an. Ce sont les 3590 foyers français disposant d’une fortune supérieure à 10 millions d’euros qui ont profité de ce plafonnement, puisqu’ils en ont capté 87,7% du bénéfice, et se sont fait rembourser par l’État 944 millions d’euros sur les impôts de 2015...
L’ISF est payé par les foyers possédant plus d’1,3 millions d’euros de fortune personnelle.
Par exemple un ultra-riche possédant 10 millions d’euros de patrimoine devra payer 98.000 euros d’ISF par an.
 
Sauf que ce montant ne peut pas dépasser, additionné aux autres impôts, 75 % du revenu annuel (déclaré) du foyer. C’est le Conseil Constitutionnel qui l’a décidé, arguant qu’au dessus l’impôt serait confiscatoire. Il suffit à ces quelques milliers d’ultra-riches de faire artificiellement baisser leur revenu déclaré pour bénéficier de ce plafond et gagner des centaines de milliers d’euros de remboursement d’impôts. Le moyen le plus courant reste de reverser une grande partie de ses revenus à une holding, une société prête-nom, le plus souvent avantageusement placée dans des îles paradisiaques où l’impôt sur les sociétés n’existe pas. Le riche peut aussi simplement placer ses revenus en assurance-vie, dont le taux de rentabilité des placements reste bien supérieur au taux d’imposition. Sans ce plafonnement, le montant moyen de l’ISF des ultra-riches aurait été de 363.000 euros, au lieu des 100.200 euros finalement payés grâce à ce mécanisme. […]
 
Le plafonnement de l’ISF représente donc plus d’un milliard d’euros de manque à gagner par an, selon les chiffres de Bercy (le gouvernement ne s’en vante pas). « La gauche se retrouve avec un plafonnement de l’ISF qui coûte plus cher que le bouclier fiscal qu’elle dénonçait sous le quinquennat précédent » exulte le président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez (Les Républicains). La droite s’en amuse, mais le justifie par le pire : sans ce plafonnement, il y aurait encore plus d’évasion fiscale…
 
Le gouvernement propose dans son projet de loi de finances pour 2017 un mécanisme anti-abus, censé rapporter quelque 50 millions d’euros par an… Une broutille face au manque à gagner.

 Un cours très particulier

 
Le Figaro Etudiant du 10/10 : La légalisation progressive du cannabis est en marche au Canada. Une université de la province du Nouveau-Brunswick anticipe déjà une légalisation complète de cette drogue et le marché qui pourrait voir le jour, en proposant dès l’année prochaine un cours très particulier. Les étudiants de l’établissement pourront apprendre à cultiver du cannabis dans le cadre de leurs études.

Pour l’instant, seule la consommation de cannabis à usage médical est légale dans le pays. Mais le premier ministre Justin Trudeau avait fait de la légalisation de la marijuana à usage récréatif et l’alignement de la législation canadienne sur celle en vigueur dans certains États américains, une promesse de campagne. Le gouvernement canadien devrait pré-senter un projet de loi pour légaliser et réguler le cannabis au printemps 2017. Une perspective alléchante pour les entreprises, et un potentiel de croissance et d’emplois créés non négligeable.