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Mée-disances de juillet 2009

Ecrit le 1er juillet 2009

 Arrêts de travail

De l’Humanité : « accusés de prescrire « trop » d’arrêts maladie, une cinquantaine de médecins lancent une pétition pour dénoncer la désinformation ».

Le journal rappelle que « la CNAM compte renforcer le contrôle des arrêts maladie, dont plus de 10% seraient injustifiés. Une « imposture », dénoncent de plus en plus de praticiens, dont la pratique les expose à être attaqués pour « délit statistique », alors qu’ils n’ont fait que leur travail ».

Le Dr Lehmann déclare : « Le but, c’est que les Français ne fassent plus confiance au système solidaire. Quand on parle de 13% d’arrêts injustifiés, c’est une manière de culpabiliser les assurés et les médecins, et de les pousser vers le système assurantiel que veut imposer le gouvernement ».

L’Humanité remarque que « ces prétendus abus ne portent que sur 10% des arrêts de travail déclarés. Ce qui signifie que les 90% restants ne semblent pas soulever d’objections. Autrement dit, le taux de fraude oscillerait en réalité autour de 2 ou 3 % ». Un médecin-conseil de la Sécu, « sous couvert de l’anonymat », observe que « dire qu’il y a trop d’abus d’arrêts de travail, et que c’est la cause du trou de la Sécu, c’est faux ». Le médecin « rappelle que la Sécu enregistre [aussi] comme « abus » le simple fait de notifier un « avis défavorable » sur l’éventuelle prolongation d’un arrêt maladie entièrement justifié au départ ».

 16.000 postes supprimés

La Tribune.fr du 24/06 : Grâce à une réforme de la formation des enseignants, l’éducation nationale supprimera un nombre record de postes. Xavier Darcos, ancien ministre de l’Éducation, dit assumer pleinement cette politique.

« L’Éducation nationale a le premier budget de la nation, avec 60,4 milliards d’euros de crédit en 2010, et 1,2 million de fonctionnaires », souligne-t-il. « Cette dimension nous donne une responsabilité particulière dans la maîtrise des dépenses publiques. C’est pourquoi j’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». […] Les 16.000 postes supprimés constituent près de 16 milliards d’euros de dépenses en moins sur 40 ans, souligne-t-on rue de Grenelle. Précisément, « il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400) ».

 Droits de l’homme...

Marianne du 23/06 : C’est passé inaperçu mais les locaux du secrétariat d’État aux droits de l’homme peuvent être maintenant affectés à d’autres activités. Rama Yade n’a pas été remplacée.

Il n’y a plus de secrétariat d’état aux droits de l’homme. A un an de l’exposition universelle de Shanghaï ; la nouvelle ne peut que ravir Hu Jintao. Il est vrai que cette importante réforme avait été demandée voici plusieurs mois, en décembre 2008, lorsque Bernard Kouchner avait tâclé sa charmante secrétaire d’État qui avait protesté contre l’accueil somptueux de Kadhafi. Le voilà débarrassé de cette dangereuse agitatrice…Dictateurs et autocrates sont désormais les bienvenus à Paris.
Apparu - Disparu

Selon « Jeudi Noir » du 23 juin : « que connaît Benoist Apparu au logement ? Sans doute pas grand-chose, tant son CV est dramatiquement vierge à ce sujet. La preuve du désintérêt du nouveau ministre pour son nouveau joujou ? Jeudi Noir s’est amusé à taper les mots « logement » et « urbanisme » sur le moteur de recherche du site de Benoist Apparu. » Résultat surprenant, un seul résultat : sa nomination comme secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme !

 Vous voulez une preuve de plus ? Le projet de loi Boutin sur le logement a été discuté plusieurs jours à l’Assemblée nationale, durant lesquels Benoist Apparu n’a pas ouvert la bouche une seule fois…

 Le sujet qui dérange

Libération.fr du 25/06 : Dans le cadre de l’épreuve d’économie et droit, les candidats étaient amenés à conseiller un employeur souhaitant licencier une salariée pour défaut de productivité : « Nathalie Cerisier est commerciale chez un fabricant de matériel de caisse. Elle prospecte donc les grandes surfaces afin de leur proposer des postes de caisses ergonomiques. Mais cette salariée n’atteint plus les objectifs de vente fixés par son manager. » […] Quelques mois après, la salariée reçoit cette lettre : « Nous avons le regret de vous notifier votre licenciement pour raison d’insuffisance professionnelle : incapacité d’atteindre les objectifs de vente fixés sur 2 ans, baisse constante des ventes, manque de motivation au travail. » La question posée aux candidats : « Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal ». […]

« En choisissant ce sujet, le ministère a fait un vrai choix politique. Il privilégie la logique libérale de l’entreprise au détriment du social. Et l’arrivée de Luc Chatel (ancien cadre chez l’Oréal, il remplace Xavier Darcos au ministère de l’Éducation ) ne va pas arranger les choses... » remarque un professeur.

 Val fait le ménage

Politis.fr du 22/06 : Le grand ménage d’été a commencé dans la Maison ronde. Quelques heures à peine après son arrivée à la tête de France Inter, Philippe Val a déjà sorti plumeaux et balais, au risque de se mettre à dos les syndicats, journalistes et auditeurs de la station beaucoup plus vite que prévu. C’est Frédéric Pommier, présentateur de la revue de presse sur Inter, qui fait les frais de ce premier remaniement façon Val.

C’est que le bonhomme est susceptible : du temps où il était chroniqueur à la station, Val avait reproché devant témoins à Pommier de favoriser le concurrent honni Siné Hebdo, au détriment de son journal, Charlie Hebdo. […] Bien sûr, l’intéressé jure ses grand dieux que ce n’est pas la cause du licenciement de Frédéric Pommier, qui aurait un problème de hiérarchisation de l’information. Ben voyons.

Les syndicats affirment qu’ils n’accepteront « aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d’intention, aucune mise au rancart d’un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels. (…) La liberté éditoriale ne se discute pas. »

 Attentat de Karachi

L’hypothèse d’un lien entre l’attentat de Karachi et le contrat pour la livraison de sous-marins a été évoqué devant la justice française dès septembre 2002, révèle jeudi 25 juin le quotidien Libération. Le journal estime sur sa Une qu’il s’agit là d’une « piste occultée », et s’interroge sur « les curieux oublis de la justice ». […]

Selon les avocats des familles, l’enquête s’oriente vers une « affaire d’Etat », l’attentat de Karachi pourrait s’expliquer par « l’arrêt du versement de commissions à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des « rétrocommissions » ne soient pas versées ». ce qu’a confirmé l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.

Les rétro-commissions pourraient avoir participé au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, par le biais d’une société, Heine, créée avec le feu vert de Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.

Ndlr : et le secret défense, alors ?


Ecrit le 8 juillet 2009

 Fermer une usine

De l’Humanité du 01/07 : Planification de la non-rentabilité d’une usine, stratagèmes pour diminuer l’impact d’une grève… Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour mettre en œuvre leurs restructurations. […]

Spécialiste des plans sociaux à la Reims Management School, Rachel Beaujolin-Bellet plante le décor : « Les restructurations sont à présent une méthode de gestion bien intégrée dans le management des entreprises. Mais malgré cette banalisation, la loi continue d’exiger une justification économique aux licenciements, Depuis l’affaire Danone, les entreprises sont donc contraintes d’habiller leur décision, de construire un argumentaire pour éviter le tribunal et rendre les licenciements socialement acceptables. » […]

La manière la plus simple de renforcer la « légitimité » d’un plan social est de mettre le site réellement en difficulté. Il existe ainsi tout un éventail de techniques permettant d’organiser en amont la non-rentabilité d’une usine, de l’asphyxier jusqu’à ce que la restructuration apparaisse comme inéluctable. « Dans ce cadre, les désinvestissements, les transferts de marge et les divers jeux d’écriture dans les comptes sont très courants » […]

Ces opérations sont complexes à réaliser, mais les risques sont limités pour les entreprises. D’après une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) publiée en 2005, la justice n’intervient que dans 4 % des cas. […]

Certes, les syndicats qui ont des doutes sur la pérennité d’un site peuvent aussi déclencher le « droit d’alerte ». « Mais cela ne marche quasiment jamais », déplore Rachel Beaujolin-Bellet. Reste ce que la chercheuse appelle « l’appren-tissage collectif ». En effet, à force d’être confrontés à des plans sociaux brutaux, salariés et syndicalistes parviennent de plus en plus à dépister les manœuvres de leurs patrons.

 Patients pauvres

Libération.fr du 02/07 : A Paris, un médecin sur quatre refuse de soigner les malades les plus défavorisés. Voilà le résultat d’une étude publiée le 1er juillet par le fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU). Le collectif d’associations Ciss dénonce depuis plusieurs mois ces refus de soins : cette nouvelle étude est une preuve supplémentaire. Sur les 861 médecins et dentistes testés par téléphone, 220 (soit 25,5%) refusent des patients pour la seule raison qu’ils sont bénéficiaires de la CMU. Le taux de refus est particulièrement élevé chez les gynécologues (38,1%), mais aussi chez les dentistes (31,6%), chez les ophtalmologues (28,1%). Il s’élève à 19,4% chez les généralistes et à 5,2 % chez les radiologues.

Ndlr : Hippocrate est bien mal en point !

 Contrôle au faciès

Tout le monde le savait, tout le monde le disait, mais personne n’en avait la preuve. Maintenant, c’est fait : une étude sociologique d’un parfait sérieux, réalisée à partir de 525 observations, et rendue publique hier, établit de façon nette et précise que le contrôle au faciès est une réalité en France. Les policiers, quand ils contrôlent l’identité d’individus, se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont ou, plus exactement, ce qu’ils paraissent être.

Des chiffres accablants : Les jeunes hommes perçus comme noirs ou maghrébins, portant des vêtements associés aux « cultures jeunes » actuelles (style « hip-hop », « tektonic », « punk » ou « gothique »), sont les cibles favorites des forces de police. Normal, disait Marie Dajus, porte-parole de la préfecture de police de Paris : « Statistiquement, vous avez plus de chances de trouver du shit sur un rasta que sur un cadre supérieur en costume… »

Pour travailler sur l’éventuelle différence entre population présente et population contrôlée, des équipes d’observateurs ont d’abord fixé la composition de la population entrant dans ces espaces. Puis, par couples d’enquêteurs, ils ont observé discrètement, à l’insu des contrôlés comme des contrôleurs, l’activité policière « de routine » (pas à partir d’une infraction ou d’un incident) en relevant cinq données à chaque fois : le sexe, l’âge, l’apparence physique, la tenue vestimentaire de la personne contrôlée et si elle portait un sac ou un bagage.

 Fraude fiscale

Du Figaro du 02/07 : Les avocats ne pourront plus arguer du secret professionnel pour se taire s’ils soupçonnent l’existence de fonds illégaux.

Les équipes de Tracfin, la cellule de Bercy chargée de lutter contre l’argent sale, préparent la nouvelle révolution de l’année 2009 : la mise en œuvre de la troisième directive européenne antiblanchiment, à laquelle s’opposent les avocats.

Imposée par Bruxelles, la directive vient en effet - avec retard - d’être traduite en droit français. Les décrets d’application sont en cours de rédaction. Banques, assurances mais également notaires et avocats devraient donc bientôt lui transmettre un nombre croissant de dossiers.

À force de protestations, les représentants des avocats ont obtenu de préserver leur secret professionnel [...]

 OGM Monsanto

Libération.fr du 02/07 : L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a donné son feu vert au renouvellement de l’autorisation décennale du maïs génétiquement modifié MON 810 de la firme américaine Monsanto. […]

Mais six pays, dont la France, ont interdit sa culture sur leur territoire. L’avenir de ce maïs très controversé est maintenant entre les mains de la Commission européenne.

Le verdict positif de l’Efsa (pour European Food and Safety Authority), n’est certes pas une surprise, mais il ouvre la voie à la reconduction de l’autorisation pour dix ans accordée en 1998 à l’un des OGM phares Monsanto.

Pour contrer la Commission, les États membres doivent trouver une majorité qualifiée. […] Le 25 juin, lors du dernier conseil des ministres européens de l’Environnement, onze d’entre eux ont réclamé une refonte totale du processus décisionnel. Avec la possibilité, pour un pays, d’interdire la culture génétiquement modifiée sur son territoire.

La France n’a pas signé le texte. Elle a plaidé pour que « les procédures d’expertise soient revues » et fasse plus de place aux critères environnementaux, économiques et sociaux. Depuis sa création, l’Efsa a rendu 42 avis sur des OGM… tous positifs.

Six pays européens, l’Allemagne, la France, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, ont suspendu la culture du MON 810 en raison des incertitudes entourant ses effets potentiels sur la santé et l’environnement. Depuis longtemps, la Commission cherche à venir à bout de ces clauses. Mais elle a essuyé début mars un désaveu cinglant des États, qui se sont opposés à une majorité écrasante à la levée des clauses de sauvegarde hongroise et autrichienne. Théoriquement, clause de sauvegarde et renouvellement de l’autorisation du MON 810 sont deux dossiers distincts. Sauf pour la France. Dans son article 1, le texte précise que la clause n’est valide que « jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la demande de remise sur le marché de cet organisme ».

Ndlr : le statu de la commission EFSA semble assez compromis


Ecrit le 15 juillet 2009

 Hausse de 20% des tarifs d’EDF ?

NouvelObs.com du 09/07 : L’annonce faite par EDF de son intention d’augmenter ses tarifs de 20% sur trois ans pour réduire son endettement a provoqué la colère des associations de consommateurs. Jeudi 9 juillet, le groupe a, de plus, annoncé qu’il avait récolté « environ 3,2 milliards d’euros » avec son emprunt obligataire auprès des particuliers.

Cette demande d’une hausse de 20% « me paraît totalement disproportionnée », a réagi Thierry Saniez, délégué général de l’association de consommateurs CLCV, qui demande « beaucoup plus de transparence » sur la revalorisation des tarifs.

« Il ne faudrait pas que les consommateurs financent des investissements hasardeux en France, comme à l’étranger », a-t-il ajouté, réclamant par ailleurs que les tarifs réglementés et leur réversibilité soient pérennisés.

De son côté, Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, s’est dit « un peu perplexe » devant les propos « flous » du PDG d’EDF, lui faisant penser à « une provocation ». « Nous sommes d’accord sur le fait que le tarif régulé doit être réaliste, couvrir les coûts et les capacités d’investissement, mais de là à accepter une augmentation aussi importante sans justification, il y a un pas ! », a-t-il ajouté.

Un porte-parole du ministère de l’Économie a indiqué à l’AFP qu’à l’heure actuelle « EDF n’a fait aucune demande d’évolution tarifaire ». Alors qu’à mi-juin, le PDG du groupe Pierre Gadonneix avait à l’inverse assuré sur RMC qu’il allait demander au gouvernement une augmentation « modérée » des tarifs de l’électricité.

Ndlr : c’est sans doute pour favoriser les énergies renouvelables !

 État d’esprit à nu

Newcastle, Grande-Bretagne – Les employés d’une agence de marketing et de design ont décidé de travailler entièrement nus durant une journée dans le but de retrouver un meilleur moral et un meilleur état d’esprit.

David Taylor, psychologue du travail, leur a expliqué qu’après le licenciement économique de 6 employés, l’instauration d’un vendredi nu développerait leur esprit d’équipe. « En enlevant leurs vêtements, ces employés enlèveront également leurs inhibitions et pourront se parler plus ouvertement et honnêtement. Cela peut paraître bizarre mais ça marche. C’est en fait la meilleure expression de confiance en soi-même et envers les autres. »

Il a fallu une semaine à David Taylor pour vaincre la réticence des employés et leur donner assez de courage pour se mettre nus. Seuls deux employés sont restés en sous-vêtements. Sam Jackson, la gérante de l’agence était la seule femme à être totalement nue. « Les premières étapes m’ont rendue très nerveuse, mais après je me sentais bien. Cela nous a vraiment aidé à nous parler plus honnêtement que nous ne l’avions jamais fait. La société a vraiment progressé ».

Ndlr : attention, c’est comme ça qu’on devient sans culotte !

 Au moins 800.000 chômeurs supplémentaires

La Tribune.fr du 07/07 : ce mardi matin, Xavier Darcos, ministre du Travail, a déclaré s’attendre à une progression du nombre des chômeurs pouvant atteindre 800.000 d’ici la fin de l’année. Au surplus, interrogé sur le pronostic avancé dimanche par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, d’un million de chômeurs en plus sur l’ensemble de l’année, le ministre a estimé que c’était « un pronostic sombre » mais qu’il ne fallait « pas complètement l’exclure ».

« D’autant que nous allons avoir l’arrivée de jeunes diplômés, qui sortent de formation et qui vont accentuer le chiffre actuel de 650.000 chômeurs (de plus à la fin de l’année) (...) Un million c’est certainement beaucoup, nous serons plus près de 800.000 que d’un million », a-t-il tempéré.

Sur les cinq premiers mois de l’année, le nombre d’inscrits (sans activité, catégorie A) a augmenté de près de 340.000 en métropole, portant à 3,6 millions le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi.

 Prime sur ordonnance

Selon Libération, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) « confirme que plus de 5 000 généralistes ont signé un contrat avec l’assurance maladie leur permettant de toucher une prime annuelle de 7 euros par patient dont il est le médecin traitant, à condition d’atteindre des objectifs que lui a fixés l’assurance maladie, comme un pourcentage de médicaments prescrits disposant d’un générique, ou des objectifs de prévention, comme le taux de patients âgés vaccinés contre la grippe ou de dépistages du cancer du sein ».

Pour le quotidien,« étant donné le nombre moyen de patients pour chaque médecin, la prime peut atteindre plus de 5 000 euros ».

Une information qui « jette une sorte de gros doute sur certaines prescriptions médicales ».

 A dormir debout

La Tribune.fr du 07/07 : Ryanair joue une fois de plus la provocation. Après les toilettes payantes, une surtaxe pour les passagers les plus gros, Ryanair envisagerait de faire voyager une partie de ses passagers debout ! La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts a, en effet, fait savoir qu’elle discutait actuellement avec le constructeur américain Boeing de la possible installation à bord de supports permettant à une douzaine de passagers de voyager quasiment debout.

Selon un porte parole de Ryanair - qui insiste sur le stade de développement « très précoce de cette possibilité » - il pourrait s’agir d’installer d’un côté de l’avion quatre rangs de trois supports, munis de ceinture de sécurité et « de tous les équipements de sécurité » permettant à une douzaine de passagers de voyager « assis verticalement ». « Ils ne seraient pas complètement debout, ils auraient quelque chose comme un tabouret sur lequel s’appuyer ou s’asseoir », explique-ton ainsi chez Ryanair. 

Ndlr : à quand les avions à pédales, et autres comptes à dormir debout ?

 Prime prime tra la la !

Selon le Washington Post du 9/07 : L’assureur AIG (American International Group ) s’apprête à verser plusieurs millions de dollars supplémentaires de primes à quelques dizaines de ses principaux cadres. Une première série de primes ayant déclenché un tollé dans l’opinion publique, les dirigeants d’AIG cherchent désormais à obtenir l’approbation du gouvernement américain afin de mieux faire accepter ces versements.

Rappelons que AIG s’est effondré en pleine crise financière en septembre 2008, débouchant sur une nationalisation en urgence pour éviter une faillite aux conséquences incalculables. Depuis lors, le groupe a été renfloué à hauteur de 170 mds de $, en numéraire et en garanties, par l’Etat fédéral américain.

En France, Philippe Houillon, député UMP du Val-d’Oise, rapporteur de la mission parlementaire sur la rémunération des patrons, a rendu ses conclusions le 7 juillet. Constat accablant : les dix patrons les mieux payés du CAC 40 gagnent entre 2,4 millions et 4,7 millions d’euros par an. [Ndlr : La gloutonnerie de certains a provoqué une crise économique majeure : les salariés de base en sont réduits à se nourrir de miettes et sont progressivement privés de leurs droits sociaux !].


Ecrit le 5 août 2009

 Reclassement pas classe

L’Humanité.fr du 30/07 : Après l’entreprise de textile Staf à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) qui avait proposé à ses employés licenciés de les reclasser au Brésil avec un salaire de 315 euros par mois ; après la société castraise Carreman qui avait fait pire encore en sortant de sa manche des postes en Inde pour 69 euros mensuels ; des salariés de Bosal France à Annezin se sont à leur tour vu proposer de s’exiler à l’étranger pour exercer un boulot sous-payé. Cette offre de reclassement formulée par l’équipementier belgo-néerlandais concerne des postes de magasiniers à Bosal Autoflex en Hongrie. Ils sont rémunérés 425 euros par mois, à raison de 40 heures par semaine. Et, histoire de rajouter au grotesque de la situation, la lettre envoyée aux employés précise « langue utilisée : hongrois ». Le directeur des ressources humaines de Bosal France, signataire de la lettre, tient à rassurer ses salariés : « Nous sommes conscients que le niveau de rémunération proposé est bien en deçà de ce qui se pratique couramment en France ». Mais pas de panique : « il est en relation avec les coûts de la vie dans ce pays ». Les syndicats ne décolèrent pas. « C’est franchement scandaleux, s’énerve Didier Bauchet, délégué CGT. L’entreprise estime qu’elle propose des contrats, comme la loi l’y oblige, ni plus ni moins ».

Ndlr : quel est le salaire d’un DRH en Hongrie ?

 Les petits trucs d’EDF

Eco89 du 29/07 : La facture EDF des particuliers devrait augmenter de 1,9% en août, affirment Les Échos. Mais un petit détail gêne le gouvernement. Selon les règles en vigueur, la hausse ne peut pas dépasser le taux d’inflation. Or, en un an, les prix ont justement reculé de 0,5%.

Fournisseur d’un service public, EDF ne peut décider seul : le groupe doit pratiquer des « tarifs réglementés ». Le montant de la hausse sera établi conjointement par le ministère de l’Écologie et de l’Énergie et par celui de l’Économie.

EDF ne peut qu’exprimer ses souhaits. Son PDG l’a fait publiquement début juillet, suggérant rien de moins qu’une hausse de 20% sur trois ans, pour « refléter les investissements nécessaires ».

Le gouvernement optera bien sûr pour une hausse moins spectaculaire : les enjeux sont autant politiques qu’économiques. Et en coulisse, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde devront obtenir l’accord définitif de Nicolas Sarkozy.

Avant de publier leur arrêté, les deux ministres devront cependant le soumettre à la Commission de régulation de l’énergie (CRE)... qui a indiqué qu’elle n’avait encore rien reçu. Et rien n’oblige le gouvernement à suivre son avis. […]

Ndlr : la suite à la prochaine facture !

 Raccrochez, vous êtes écoutés

LesInrocks.com du 28/07 : une étude de Claudine Guerrier, enseignante et chercheuse à l’école Télécom et management Sud-Paris, publiée en janvier mais passée inaperçue à l’époque, montre que les écoutes légales ont explosé en France ces dernières années, quadruplant en sept ans.
Claudine Guerrier avance le chiffre de 5 845 interceptions de ce type en 2001, contre 26 000 en 2008. C’est beaucoup mais, toujours selon cette étude, « quinze fois moins que l’Italie, douze fois moins que les Pays-Bas et trois fois moins qu’en Allemagne ».

« Aux États-Unis, les écoutes sont une pratique très ancienne, liée à la corruption et au gangstérisme. En France, les procureurs calment les magistrats trop demandeurs. ».

Il existe un autre type d’interceptions : les écoutes administratives (ou de sécurité), un peu moins de 6 000 en 2008. Celles-ci sont réalisées à l’initiative   des services de renseignements, de douane ou de l’anti-terrorisme, avec autorisation du Premier ministre, dans les sous-sols des Invalides.

Ces écoutes coûtent cher : les opérateurs de téléphonie facturent 497 euros (hors taxe) chaque interception sur une ligne fixe et 88 euros (toujours hors taxe) pour un portable. […]

Étant donné que les écoutes ne sont soumises à aucun contrôle émanant d’un organisme indépendant, Claudine Guerrier estime qu’elles représentent « une menace pour la vie privée ».

Difficiles à chiffrer par ailleurs, les écoutes illégales ou sauvages ne sont pas abordées par l’étude. On estime qu’elles atteindraient un nombre dix fois supérieur aux écoutes légales, soit plus de 200 000 chaque année.

Ndlr : Allo tonton, pourquoi tu tousses ? !

 Mariage à Loudéac

Ouest-France du 29/07 : Le couple hispano-marocain que le maire de Loudéac se voit contraint de marier sur décision de justice s’est présenté à 16 h en mairie. Le maire, Gérard Huet, leur a donné rendez-vous à 18 h dans la salle polyvalente de La Providence. Les deux futurs époux, épaulés par une douzaine de personnes, demandent à être mariés « comme tout le monde en mairie ». « Le maire de Loudéac doit les marier à l’intérieur de l’hôtel de ville, confirme Alain Le Coz, substitut du procureur de la République. Cela lui a été notifié par courrier dès vendredi. Dans le cas contraire, il pourrait être sanctionné par le préfet. »

Le couple d’étrangers avait assigné le maire devant le tribunal de grande instance de Saint-Brieuc. Le juge des référés avait alors enjoint le maire de procéder à l’union des deux étrangers sous trois jours. L’élu, qui estime que le futur époux est « en situation irrégulière », refuse de procéder à ce mariage depuis quelques semaines, ce malgré plusieurs injonctions du procureur de la République.

Ndlr : c’est un maire lourd réac que le préfet a laissé faire.

 Licencié pour avoir respecté le client

L’Humanité.fr du 30/07 : « Au vu de l’ensemble des éléments, je vous licencie pour faute grave », c’est en substance la teneur de la lettre de licenciement que Denis Mendras, conseiller clientèle à la Caisse d’Epargne d’Aubenas depuis dix ans, a reçu il y a quelques semaines. Son erreur : ne pas avoir tout fait pour vendre un produit financier peu adapté à son client, promu par une agence de consulting. Le 5 mai, Denis Mendras accepte un « rendez-vous en tandem » (avec le consultant) afin de proposer à un de ses clients ce placement. Lors du rendez-vous, l’intervenant présente son fonds commun de placement, mais, pour Denis Mendras, « il l’a présenté de façon mensongère. Le client s’est rapidement positionné contre ce placement, alors je lui ai proposé un autre moins risqué. Ce qu’il a accepté. Pendant que je saisissais l’ordre d’achat, le consultant a continué à le harceler ».

Dans l’après-midi, Denis Mendras fait part de son mécontentement à son supérieur. Lequel ne réagit pas. Plus tard dans la soirée, il apprend que « d’autres collègues avaient, également, rencontré des difficultés, lors de rendez-vous similaires ». L’épisode aurait pu en rester là. Sauf que « le directeur d’agence et le consultant ont dit à leurs supérieurs que j’avais saboté la mission », ajoute-il. Après vingt-cinq ans passés chez l’Écureuil, Denis Mendras est « atterré » et refuse qu’on le taxe de défaut de conseil dans la mesure où il a « trop le respect du client. Aujourd’hui, nous ne sommes plus des conseillers bancaires mais des commerciaux qui doivent vendre des produits sur lesquels on dégage le plus de marge. » […]

Le ministre de l’Education en visite à Châteaubriant