Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Entreprises > Entreprises diverses > Team Plastiques : 20 ans ! et on partage !

Team Plastiques : 20 ans ! et on partage !

Ecrit le 15 avril 2004 :

 Team Plastiques achète Jouin

Lu dans La Lettre API du 10 avril 2004 :

« Team plastique, entreprise de Châteaubriant spécialisée dans le thermoformage, a repris « Jouin plastiques industriels », basée à Mauves-sur-Loire et spécialisée dans l¹usinage et la chaudronnerie plastique, son dirigeant ayant souhaité prendre sa retraite.

Déjà partenaires au sein d¹un groupement régional d¹entreprises du secteur, les deux sociétés qui restent indépendantes, comptent tirer des synergies de leur union dans les domaines informatique, R&D (c’est-à-dire recherche et développement), transport et achats de matière première. Didier ELIN, dirigeant et principal actionnaire via sa holding « Team finance », souhaite faire évoluer l¹activité des deux unités vers la production de petites et moyennes séries de pièces à forte valeur ajoutée et la prestation de services associés.

Team plastique compte 50 personnes et 5,5 Millions d’€uros de Chiffre d’affaires. Jouin plastiques industriels emploie 22 personnes et réalise 1,8 Millions d’€uros de Chiffre d’Affaires. A l¹étroit à Mauves-sur-Loire, la société fait construire un bâtiment de 2 200 m2 au Cellier pour un montant de 1,1 millions d’€uros. Le site devrait être opérationnel fin 2004. »

Team plastique affichait en 2003, exercice clos fin août, un résultat net, c’est-à-dire des bénéfices, égaux à 10,19 % de son chiffre d’affaires, en progression de 26,6 % par rapport à l’année précédente


Ecrit le 5 juillet 2006

 Team Plastiques : extension

A propos de Team Plastiques, voilà ce qu’écrit « La Lettre de l’API » à Nantes, le 17 juin 2006 :

Team Plastiques vient de lancer un appel d¹offres pour l¹extension de son site de production de Châteaubriant. La société de thermoformage sur mesure, dirigée par Didier Elin, engage plus de 2 M€ pour construire 3 000 m2 supplémentaires, dont 200 m2 de bureaux et acheter de nouveaux matériels. Le nouveau site, quasiment doublé par rapport à l¹existant, devrait être opérationnel au premier trimestre 2007.

Positionné sur des secteurs aussi divers que l¹aéronautique, les camping-cars, le nautisme, le médical, le sanitaire ou la signalétique, le sous-traitant engrange les fruits de cette stratégie. Il a enregistré une croissance de 31 % entre 2004 et 2005 terminant l¹année 2005 à 7,5 M€ et prévoit d¹atteindre les 8 M€ en 2006.

Les effectifs sont passés à 58 salariés permanents contre 52 l¹an dernier et le dirigeant envisage de renforcer encore sa stratégie d¹innovation en créant une cellule de recherche et développement. Didier Elin est également dirigeant de JSP (27 salariés, 2,7 M€ de C.A), une société soeur de Team plastiques sise au Cellier.


Ecrit le 11 juin 2008

 Les 20 ans : s’il y a des bénéfices, on partage !

Didier

12 avril 2008 : Didier Elin se rend avec des amis à une soirée repas-jazz du côté de Pouancé. En passant devant l’entreprise Team Plastiques, qu’il dirige, il s’aperçoit que le portail est ouvert. Bizarre ! « Bof, je passerai fermer ce soir ». Mais les amis insistent : il vaut mieux fermer maintenant. Une porte de l’atelier est ouverte aussi. Il s’approche : surprise ! 120 personnes sont là à l’attendre. Un traquenard … pour fêter les 20 ans de l’entreprise ! Tout avait été préparé par le personnel dans le plus grand secret avec la complicité des amis. Ce fut une belle fête impromptue (pour lui !) avant la fête officielle prévue pour la fin mai.

1979, Didier Elin a 21 ans, un BEP de modeleur et un Brevet de technicien. Avec un ami il crée « la Grange au Bois », petite entreprise de fabrication de jouets, dans le hangar situé auprès de l’habitation de ses parents, rue des 27 Otages à Châteaubriant. Mais le marché n’est pas assez vaste et Didier, au bout d’un an, reprend son activité de modeleur en fondant sa société « Modméca-Elin » où il fabrique notamment des moules et modèles pour les thermoformeurs. En juin 1985 il vend cet atelier à l’entreprise RBL Plastiques où il devient salarié pendant 18 mois.

« Mais j’avais toujours l’intention de me mettre à mon compte. J’ai alors suivi une formation d’un an, à la Chambre de Commerce : gestion et administration des PME. Cela m’a beaucoup apporté, j’ai pu travailler notamment sur mon projet : le thermoformage dont je savais faire les moules ».

 Merci Acco

Didier Elin cherche alors un bâtiment, à Carquefou, à Ancenis, à Châteaubriant mais il ne trouve rien. « C’est par hasard, à la boulangerie de Soudan, que j’apprends que l’entreprise ACCO a un bâtiment de 500 m2 à louer. Coup de chance ». Didier Elin ouvre son atelier le 12 avril 1988, associé avec Gaston Perrin. Il a acheté deux thermoformeuses, une cisaille, une toupie … tout le matériel nécessaire, d’occasion. « Je dois dire un grand merci à ACCO car, au départ, ses dirigeants ont mis à ma disposition un chariot élévateur, la photocopieuse, le télécopieur et divers autres matériels que je n’ai pas eu besoin d’acheter ». Les débuts sont difficiles. Trouver des clients, étudier leur demande, établir plans et devis, faire le moule … le temps passe sans rentrées financières. « J’avais aussi des difficultés d’approvisionnement en matière première : des confrères m’avaient fait fermer la porte des fournisseurs. Et puis je n’étais pas connu, il me fallait payer cash ». Au bout de 8 mois l’entreprise a failli déposer le bilan.

Pourtant, dès le premier mois l’entreprise était présente au salon « First » de la sous-traitance. Mais comment les clients pouvaient-ils faire confiance à un jeune de 29 ans qui démarrait ? « Il se trouve que, par chance, mon métier de modeleur m’avait donné la faculté de voir une pièce en 3D, à partir d’un plan papier, et de pouvoir, dans certains cas, proposer des améliorations, des simplifications permettant d’en diminuer le coût. C’est ainsi que j’ai pu trouver mes premiers clients. 20 ans après, ils sont toujours là, fidèles ».

Secteur médical, aéronautique, camping-car, nautisme, véhicules sans permis … ce sont les principaux secteurs d’activité de l’entreprise. « Notre force : la technicité, la qualité du travail des salariés et le respect des engagements. Nous avons toujours essayé de dépanner les clients quand leur commande était urgente. Nous avons toujours tenu les délais qui nous étaient impartis, même le jour où un fournisseur ne nous a pas livrés la matière plastique nécessaire » dit Didier Elin.

 Quadrupler !

L’entreprise a donc rapidement connu le succès. Ses ateliers se sont révélés trop petits, elle a dû en louer à droite ou à gauche et, en 1993, elle a décidé de franchir un nouveau cap : construire un bâtiment neuf. C’était du temps de Martine Buron. « Nous avons construit en VEFA, Vente en l’Etat Futur d’Achèvement, avec la Com’Com’   de l’époque qui s’appelait SIDEC. Pour limiter les frais d’acte, nous ne sommes pas passés par un notaire mais par le procédé, assez rare, d’un acte administratif. La ville, avec son directeur M. David, a pris la maîtrise d’ouvrage des voiries et réseaux divers. En avril 1994 nous entrions dans le bâtiment, avec 14 salariés et 1700 m2 ».

1700 m2 en 1994
2200 m2 en 1996
2600 m2 en 1998
4100 m2 en 2000
6700 m2 en 2007 

« Pour ces opérations nous avons eu des subventions européennes en 1994, et une avance remboursable en 1994 et en 2000. Mais pas les autres fois. Je préfère les avances remboursables parce qu’elles respectent mieux l’argent des contribuables. Et puis, avec un intérêt à 0 % et un différé de remboursement, elles permettent à l’entreprise de démarrer en douceur » dit Didier Elin qui, à son tour, chaque fois qu’il le peut, aide les jeunes qui s’installent à leur compte et soutient les associations comme « Pays de Châteaubriant  -Initiative   ».

 Quelle politique sociale ?

Sur 70 salariés il y a environ 20 techniciens et 50 personnes à la production (dont 5 modeleurs) en deux équipes. « Je ne travaille pas avec le fouet à la main. Quand une fabrication a pris trop de temps, ce qui entraîne une perte pour l’entreprise, nous avons une discussion avec les équipes pour savoir quelle a été la difficulté de fabrication et pour résoudre le problème »

Le salaire de base dans l’entreprise n’est pas élevé mais « Je n’ai pas envie d’être le plus riche du cimetière : quand tout va bien, on partage ! C’est depuis 1990 que j’ai mis en place l’intéressement des salariés en fonction des bénéfices. J’ai mis en place la participation, avant que cela ne soit imposé par la loi aux entreprises de plus de 50 salariés. Ici il y a une prime de qualité, une prime de vacances, une prime de bilan et une prime BPM … comme Bon Pour le Moral » et une mutuelle-santé.

Les salariés travaillent 35 heures mais les 2,5 heures de pause, en supplément, sont payées. Le montant des primes est très conséquent. Chez Team Plastiques il y a aussi un système d’épargne-entreprise. Et l’entreprise y gagne en motivation ! « Avec tout ça, la moyenne des salaires ici est 20 % au dessus de la moyenne de la fédération de la plasturgie ». (1)

Dans cette entreprise, tous les mois on fête les anniversaires, tous les 5 ans l’entreprise organise un voyage pour les salariés et leur conjoint. « Mais nul n’est obligé. Si un salarié ne veut pas venir il ne lui en sera pas tenu rigueur ». Il n’y a pas de syndicat dans l’entreprise, mais il y a un comité d’entreprise.

Les perspectives ? « Actuellement on souffle un peu. On vient de créer 2600 m2 supplémentaires, qui ont coûté 2 600 000 euros. On a créé 8 emplois. Il nous faut maintenant rentabiliser l’investissement car, avec la crise pétrolière, le plastique en plaques est plus cher et le marché européen est en chute de 20 %. On parle de plastique bio à partir de maïs et d’amidon, mais ce n’est pas encore au point et cela met en péril … la survie alimentaire du monde » dit le chef d’entreprise qui, pour l’instant, n’a pas d’inquiétude pour son usine.

 

BP  

 

Les trophées de l’ADIC

Didier Elin : l’industrie a besoin des hommes


NOTES:

(1) Les primes comptent pour le calcul de la retraite, ce qui n’est pas le cas pour l’intéressement et la participation.