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Accueil > Thèmes généraux > Politique générale > François Hollande > Primaire à gauche : Benoît Hamon

Primaire à gauche : Benoît Hamon

Ecrit le 25 janvier 2017

 Un désir de gauche

Alors que les ténors du PS en Loire-Atlantique préféraient nettement Manuel Vals, les votants du 22 janvier ont choisi le frondeur Benoît Hamon, y compris à Châteaubriant (Hamon 39 %, Vals 35%), à Derval (Hamon 44 %, Vals 30%), Nozay (Hamon 44 %, Vals 28%), St Vincent des Landes (Hamon 40 %, Vals 20%) et surtout à Saffré où Benoît Hamon dépasse les 50 % alors qu’il y avait 7 candidats (Hamon 52 % ; Vals 23%). Cela manifeste la déception des votants vis-à-vis de la politique menée par Fr. Hollande et Manuel Vals, et le désir de revenir aux fondamentaux de la gauche.

Qui en profitera : Benoît Hamon ? Jean-Luc Mélenchon ? Ou personne ? Pour Eric Gélig, secrétaire du PS à Châteaubriant, « l’homme de l’appareil, Manuel Vals, a fait un score honorable, Benoît Hamon manifeste une revendication plus forte de gauche, une gauche pure, traditionnelle. Il nous faudra nous rapprocher du monde de l’intersyndical et du monde de l’écologie ».


Ecrit le 01 février 2017

 La victoire de la gauche de la gauche :

Dans la région de Châteaubriant-Derval-Nozay-Saffré-St Vincent des Landes, la participation au 2e tour des Primaires a été plus forte : + 25,5 %. La gauche compte encore un millier d’électeurs prêts à bouger. Ils ont voté : Benoît Hamon à 61,2 % (et Manuel Vals à 38,8%), mieux qu’au niveau national !

Il va falloir maintenant réunir la gauche autour d’une utopie féconde : le revenu universel
(dont La Mée a déjà parlé dans son numéro du 9 novembre 2016).


Ecrit le 8 février 2017

 Retour sur le résultat des primaires

1518 personnes se sont déplacées pour exprimer un vote nettement en faveur de Benoît Hamon. Même à Châteaubriant, et dans les autres communes de l’ancienne CCC   (Com’Com’   du Castelbiantais), il dépasse les 56 %. Dans les autres bureaux de vote, il dépasse les 63 % avec des sommets à Nozay (68,1%) et Saffré (71,9%).
L’ampleur de ce vote à gauche de la gauche, du côté de celui qui était un « frondeur », est à prendre en compte.

Jordan Esnault, ancien secrétaire de section PS à Châteaubriant, s’exprimant à titre personnel, est content de la hausse de la participation au second tour, mais attristé du score obtenu par Manuel Vals. Il estimait en effet que c’était « un candidat sérieux, incarnant une gauche moderne et qui veut être efficace au pouvoir, une gauche qui refuse de s’effacer dans l’opposition. Face aux projets brutaux et archaïques proposés par les candidats de droite, seuls les progressistes peuvent conforter notre modèle social et relever les défis qui nous font face : défi écologique, défi économique, défi européen ».

Pour Eric Gelig, secrétaire de la section PS, ces primaires montrent que « l’idée de gauche existe et est possible. Cette consultation nous a permis de renouer des contacts que nous croyions perdus. Nous avons vu des jeunes, des personnes de 40-50 ans, mais aussi des femmes venues voter sans leur mari. L’émancipation des femmes est donc réelle à gauche. Demain il nous faudra rassembler dans notre région. Benoît Hamon n’a pas l’expérience de Manuel Vals, c’est un utopiste … peut-être réaliste ! » 

Michelle Meunier, sénatrice de Loire-Atlantique, estime que « c’est la victoire de la démocratie. Ce résultat s’impose à tous désormais, et il appartient à Benoît Hamon de rassembler le Parti socialiste pour rassembler la gauche et les écologistes, en avril et en mai, aux présidentielles.
Rien n’est écrit. Tout est possible. »


Ecrit le 8 février 2017

 Coordinateur du MJS

Ces primaires ont aussi été l’occasion de faire apparaître au grand jour, et pour la première fois, l’organisation du MJS dans la région de Châteaubriant. MJS : mouvement de la jeunesse socialiste. C’est un jeune, Zhiey Gnadou qui en est le coordinateur.
Il s’occupe par ailleurs de la télévision locale hgoah.tv sur laquelle on trouve plein de photos d’événements locaux.

Il souhaite rassembler les jeunes socialistes « pour discuter ensemble, s’entraider, dynamiser le pays de Châteaubriant   ». Il se dit « très content de la forte mobilisation des jeunes dans le bassin de Châteaubriant, pour ce second tour des primaires, ils ont été au rendez-vous pour prendre en mains leur destin ».
Zhiey Gnadou
mjs.paysdechateaubriant@gmail.com


Ecrit le 8 février 2017

 1 mais pas 3

Un appel national est lancé par des personnalités de renom disant à Yannick Jadot, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélanchon :

Vous êtes les principaux candidats représentant une dynamique de transformation sociale et écologique pour la prochaine élection présidentielle. Certes, il y a dans vos programmes respectifs des propositions différentes, mais vous vous rejoignez sur l’analyse des impasses dans lesquelles nos sociétés s’enlisent et sur la vision de ce que devrait être une société plus juste, plus égalitaire, conviviale et écologiquement soutenable.

Pourtant, cette prochaine élection présidentielle s’annonce dramatique pour nombre de ceux qui défendent des valeurs de solidarité et qui pensent que le progrès social et le bien-vivre passent par une prise en compte centrale des enjeux écologiques et de la justice sociale. Car vous savez parfaitement que la multiplicité de vos candidatures ne nous laissera le choix, au deuxième tour, qu’entre deux versions d’une grande régression : une extrême droite xénophobe, autoritaire et nationaliste, d’une part, et une ultra droite conservatrice, ultra libérale et d’une grande brutalité sociale, de l’autre, le tout sur fond commun d’une vision sectaire de l’identité nationale et de la laïcité chez les deux. Nous sommes bien en présence d’un risque majeur pour la France.

Il est de votre responsabilité d’empêcher cette catastrophe annoncée.

Nous comprenons parfaitement qu’après avoir été désignés par une primaire ou par un mouvement populaire important, il vous soit difficile (ou qu’il soit difficile à vos formations politiques) d’envisager un désistement l’un pour l’autre.

Nous vous proposons de négocier et pourquoi pas de tirer au sort celui d’entre vous qui pourrait ainsi représenter un espoir lors de la prochaine élection présidentielle. Ce serait de surcroît l’occasion, en dépassant certains clivages, de favoriser l’émergence d’un mouvement citoyen contribuant à une déprofessionnalisation de la politique au profit d’une démocratie plus vivante et plus proche du peuple.

La pétition 


 Benoît Hamon investi

Benoît Hamon a été investi officiellement : candidat du Parti Socialiste, le 5 février à la Mutualité. Les grands « chefs » du PS n’étaient pas là, les « grands ministres » non plus, mais Christiane Taubira était présente ! « Nous sommes dépositaires des avancées démocratiques, des conquêtes sociales et des progrès civiques, qui nous viennent de la Révolution, du Front Populaire, de la législature Mitterrand, de la législature Jospin, et même de celle qui s’achève », a lancé à la tribune l’ancienne Garde des Sceaux. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a rendu un hommage appuyé à Benoît Hamon, grâce à qui la gauche a « repris des couleurs ». « Nous étions presque condamnés à mort, aujourd’hui nous sommes de retour dans le peloton de tête » a-t-elle dit encore.

Le petit frondeur est donc devenu rassembleur. Il a joué le jeu en insistant sur la lutte pour l’égalité homme-femme, la transition écologique engagée par Ségolène Royal, les mesures en faveur du handicap... Il a soigneusement évité les sujets de fâcheries : pas un mot donc sur le Cice, le traité Merkozy, la déchéance de nationalité, la loi El Khomri... L’heure n’est plus à la fronde et Benoît Hamon se souvient sans doute que Lionel Jospin, qui avait fait l’unanimité au PS, n’avait pourtant en rien évité la débâcle du 21 avril 2002. Il sait sans doute qu’on ne gagne pas une élection sur un bilan, mais sur une vision et une incarnation.

Refusant ce qui marche dans l’opinion publique, l’exaltation des peurs instinctives, le rejet de l’autre ou le repli sur soi, il propose : « un futur réaliste, où le travail n’est pas facteur de souffrance mais d’émancipation, où notre modèle de production intègre réellement l’exigence écologique et où la démocratie retrouverait le souffle qu’elle a perdu ».