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Demain, union ou catastrophe ?

Ecrit le 1er mars 2017

 Vous attendez quoi ?

La possibilité d’une candidature unique de la gauche a fait plusieurs pas en avant ces derniers jours :

– Mi-Février les électeurs de la primaire écologiste ont approuvé à 90 % la proposition de Yannick Jadot d’un rapprochement entre les trois principaux candidats de la gauche (Hamon, Mélenchon, Jadot).

– Jeudi 23 fevrier Jadot et Hamon ont annoncé un possible accord en attendant le vote de validation des adhérents EELV (à près de 80%) au cours de ce week-end.

– Un appel issu des rangs du PCF «  Sortons de l’immobilisme » a recueilli, en trois jours, 430 premiers signataires, parmi lesquels 36 membres du Conseil National et secrétaires fédéraux, de nombreux responsables départementaux et locaux, plusieurs parlementaires, des élus territoriaux, des syndicalistes, des militantes et militants. Cet appel dit notamment : « Deux événements politiques considérables, le discrédit de la candidature Fillon et, surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls et le succès de Benoît Hamon, créent une situation tout à fait nouvelle. Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche et des écologistes pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires. »

– Les députés PS, PCF, PG, EELV ont réalisé l’unité de la gauche au Parlement européen en votant, tous ensemble, contre l’accord CETA entre l’Union européenne et le Canada, un accord qui ferait courir des risques énormes à nos normes sociales et environnementales.

– Les différentes pétitions pour une candidature unique de la gauche au 1er tour de la présidentielle s’approchent (au total) de 100 000 signatures.

– Le total des voix de Hamon et de Mélenchon (25,5 %) dans les derniers sondages (14 % pour Benoît Hamon et 11,5 % pour Jean-Luc Mélenchon) permettrait à un candidat unique de la gauche d’être présent au second tour, devant Marine Le Pen (25 %), Emmanuel Macron (20 %) et François Fillon (17, 5 %) et donc d’être en bonne position pour l’emporter au second tour.

Jean-Luc Mélenchon avait, en début de semaine, écrit à Benoît Hamon pour lui dire : « Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire. » C’était un pas en avant très positif.

– Jeudi 23 fevrier lors du Journal télévisé de France II, Jadot déclarait : « Jean-Luc, dans cet accord, il y a tout ce que tu défends ! Parlons-nous ! Nous avons la responsabilité de porter une incroyable espérance à cette élection ! ».

Dans sa réponse dans la soirée sur cette même chaîne, Mélenchon lui répond : « Je suis d’accord dimanche ou lundi s’il le veut pour le rencontrer », en parlant de Benoît Hamon.

Il est parfaitement compréhensible que Jean Luc Mélenchon demande des garanties, comme il l’avait précisé dans sa lettre à Benoît Hamon. Il faut donc qu’il accepte de se réunir avec Benoît Hamon et Yannick Jadot, pour en discuter. L’enjeu est beaucoup trop important pour tous ceux qui auraient, demain, à subir les attaques de la droite ou l’extrême droite au pouvoir.

 Projet de plateforme

Le projet de plateforme présidentielle, signé entre Jadot et Hamon, porte sur les points suivants :
– l’enjeu démocratique : perspective d’une VIe République, avec une dose de proportionnelle et un septennat non renouvelable. Mais aussi : droit de vote des étrangers aux élections locales, sortie de l’état d’urgence, police de proximité.
– la transition énergétique : sortie du nucléaire en 25 ans, fin du projet d’enfouissement profond de Bure, mise en place d’une taxe carbone.
– l’Europe et l’international : avancer vers la convergence fiscale et lutter efficacement contre l’évasion fiscale. Mettre fin aux accords de libre-échange tels que le TAFTA et le TISA, et refuser la ratification du CETA. Par ailleurs, afin de reprendre le processus de paix et de garantir l’intégration d’Israël dans son environnement régional et débloquer la situation au Proche Orient, la France reconnaîtra l’État de Palestine.
– Sur la transition écologique et sociale de l’économie, il est question d’un Small Business Act (ils ne peuvent pas parler français non ?) et d’économie circulaire.
– Sur l’égalité des territoires, il conviendra d’interrompre la baisse des dotations aux collectivités territoriales. Il faudra enrayer l’artificialisation des sols et abandonner le projet Notre-Dame des Landes.
– Santé : sortie du diesel pour les véhicules légers, interdiction des pesticides, création de maisons publiques de santé sur l’ensemble du territoire
– agriculture : soutien à la conversion des exploitations agricoles vers la durabilité et l’agriculture bio, légalisation du cannabis.
– travail : abrogation de la loi Travail, taxation des robots, Mise en œuvre progressive du Revenu universel d’existence par la revalorisation du RSA   à 600€, son automatisation pour les personnes éligibles, dont, dès 2018, l’ensemble des 18-25 ans.
– Lutte contre la précarité et pour l’égalité réelle,
– Une réforme fiscale d’ampleur.

Texte complet ici :