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Commerce (01)

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(écrit en février 2000)

Commerce : ACTION

Ca bouge, réellement, dans le commerce castelbriantais du Centre-ville, si l’on en croit les propos tenus lors de l’Assemblée Générale de l’association ACTION du 16 février 2000. Et les clients devraient bientôt commencer à s’en apercevoir.

Depuis quelques années les choses ont changé : l’association ACTION, menée de main de maître par Mme Arlette Leautey, s’est affirmée, même si elle peut regretter la très insuffisante participation des commerçants à son assemblée générale. « Nous ne sommes qu’une dizaine à mener l’association, et à effectuer toutes les tâches, y compris pour mettre des guirlandes dans les sapins à Noël. Si nous étions deux fois, trois fois plus nombreux, le travail serait plus vite fait » a déclaré Pierrick TRIMAUD, membre du bureau.

20 000 cadeaux

Il est à noter que l’association a su embaucher du personnel (en la personne de Mme Pareige) et trouver de l’aide bénévole (par exemple M. Martin). Son bureau s’est renforcé avec de jeunes commerçants ... récemment installés à Châteaubriant (bijouterie Bobard, magasin Kerelc-Gitem). Les actions commerciales de 1999 (160 000 tickets) ont permis d’attribuer 20 000 lots pour les clients, allant de la bouteille de cidre à la voiture.

Ce qui a aidé beaucoup à cette redynamisation du commerce castelbriantais, c’est l’opération « Cœur de Pays » initiée par la municipalité. Elle a permis la modernisation d’une vingtaine de commerces (il devrait y en avoir dix de plus pour la dernière tranche). Elle a permis aussi la réfection de la Place St Nicolas, très appréciée par les commerçants. Une opération « signalétique » est en cours pour les « achats flash » : fleurs, presse, tabac, pharmacies, boulangeries, etc .

L’apport financier vient de différentes sources. Voici par exemple ce qu’il en est pour la troisième tranche de « Cœur de Pays » (1999/2000) :

– Artisans commerçants 1 065 518
– La ville 1 025 488
– Fonds FISAC 996 943
– Union Européenne 911 566
– ACTION 345 250
– Chambres Consulaires 30 200

Stationnement payant

Mais l’argent ne fait pas tout ! Il y a aussi des décisions à prendre dans des domaines comme la circulation, le stationnement, l’ouverture des magasins, la sonorisation, etc.

La circulation en sens unique dans la rue Aristide Briand a été longue à faire accepter par les commerçants. Mais c’est fait.

Le stationnement payant, qui fut l’objet de belles bagarres dans le passé, est maintenant réclamé par les commerçants, qui s’étonnent par exemple du retard pris à le réinstaller Place St Nicolas. (un communiqué de la mairie annonce que les horodateurs sont arrivés, ils devraient être mis en fonctionnement le mardi 7 mars.)

Reste le problème du stationnement dans certaines rues du centre : par exemple dans la Grand Rue, régulièrement encombrée de voitures qui, rappelons-le, ont droit à un (bref) arrêt, mais pas à un stationnement prolongé. Le fait de remettre le stationnement payant Place St Nicolas va générer des places libres.

Pour les commerçants, la sonorisation en ville est insuffisante. Le matériel installé au Marché Couvert   est bon mais « les extensions prévues ne se font pas, pour des raisons budgétaires, ou ne marchent pas ». En la matière le souci des commerçants entre en conflit avec le souci des habitants du centre Ville qui aspirent à des périodes de tranquillité, dans la journée, au moment des animations commerciales

Ouverture le midi ?

Une autre opération devrait aboutir d’ici deux mois : la mise en place d’une carte de fidélité pour Châteaubriant. « C’est une carte de service pour nos clients et pour nous. Car seuls les clients satisfaits sont fidèles »

L’ouverture des magasins reste un problème. Il ne semble pas y avoir toujours harmonisation entre commerçants. L’association ACTION rappelle qu’elle a fait le choix d’ouvrir un dimanche par an, dans les 15 jours avant Noël. La question de l’ouverture des magasins le midi, au moins en période touristique, est à nouveau en réflexion.

Une question n’a pas été abordée : celle de l’information des clients. Certes des efforts ont été faits, mais ils restent insuffisants. Par exemple, il va y avoir une « opération déballage » les 25-26 février prochain et ce n’est que par hasard qu’on l’apprend !

Se remettre en cause

A l’issue de cette assemblée générale, les Chambres Consulaires (Chambre de Commerce et Chambre des Métiers) sont venues présenter l’opération « Charte de Qualité qu’elles proposent aux commerçants et artisans de moins de 10 salariés.

« Quand le commerce ne va pas, c’est toujours la faute du Maire » a dit Christian de Grandmaison, maire de Nozay. « Dans ma commune, il y a des petits commerces et deux moyennes surfaces. L’une d’entre elles sait constamment se remettre en cause et est remise en cause par les autres » a-t-il dit en souhaitant que chacun des commerçants en fasse autant !

C’est ce qui est enclenché à Châteaubriant, avec l’opération « Charte de Qualité » initiée par les Chambres Consulaires, avec le soutien financier du Conseil Général, du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant  , de la Communauté de Communes de Nozay et des Fonds Européens Leader. Opération pilote en Loire-Atlantique et qui doit s’étendre ensuite à tout le département.

Tout, moins cher
Le service en plus

« La qualité : une énergie vitale pour l’entreprise ». Que veut le client actuellement ? « Il veut tout, moins cher, très vite, avec du service en plus’ ». Les commerçants castelbriantais souhaitent donc s’engager dans cette démarche conduisant à un label, affiché sur la vitrine, donnant au client la certitude d’être bien accueilli, écouté, servi. Cette opération sera bénéfique pour le client, mais aussi pour le commerçants . « Car le client fidèle est le plus rentable » parce qu’il revient, parce qu’il assure la publicité du magasin : « Va donc là, c’est bien »

Prix orange
Prix citron

« Il n’y a pas de qualité en soi. Il n’y a que des preuves de la qualité : l’accueil du commerçant, sa disponibilité, l’écoute, le confort d’achat de magasin, la propreté du magasin, le respect des délais. La démarche de qualité est en engagement dans une course de fond vers le ZERO DEFAUT » ont dit les intervenants, lors de la présentation de l’opération.

Les commerçants castelbriantais qui vont s’engager dans cette démarche, vont donc accepter d’être contrôlés et notés. Une petite révolution dans un monde de travailleurs indépendants !

67 points

Il va d’abord y avoir une période de diagnostic : M. VERGER (pour les commerçants), M. LEGROS (pour les artisans), vont se rendre chez les volontaires pour y examiner 67 points : cela pourra être les ampoules qui ne marchent pas, le paillasson d’entrée qui est élimé, un coin en désordre, l’horaire du magasin pas affiché sur la porte, l’accueil téléphonique insuffisant ... etc. « Nous allons examiner l’accueil du commerçant dans son magasin et au téléphone, la vitrine et l’intérieur du magasin . Et nous donnerons des conseils ». Une insistance particulière sera apportée au SBAM : sourire, bonjour, au-revoir, merci.

Client mystère

Et puis, quelques temps après, un « client-mystère » se présentera au magasin, et attribuera une note, de 0 à 10, sur chacun de ces 67 points, avec rapport à la clé. Celui qui aura plus de 7 sur 10 sur chacun des points, aura droit à un label millesimé, du style « Charte de qualité 2000 ». Ce ne sera pas un label définitif, il sera remis en cause chaque année. C’est donc chaque année que le commerçant acceptera d’être contrôlé. Deux commerçants de Rochefort en Terre et de l’Ile d’Oléron, sont venus apporter leur témoignage, dire les bienfaits de cette Charte de Qualité et ... les retombées positives sur leur commerce.

Le coût de cette opération, la première année, sera de 7000 F HT   par commerce. Mais avec les subventions des divers partenaires, le coût ne sera que de 1000 F par commerce, et même 500 F pour ceux qui adhèrent à un groupement professionnel ou à l’association ACTION. Une façon comme une autre d’obliger les commerçants à ne pas rester isolés. Les années suivantes, le coût devrait être de 700 à 750 F par commerce.

Et si ça marche ( il n’y a pas de raison que ça ne marche pas !), on peut s’attendre à un nouvel esprit commercial à Châteaubriant