Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Intercommunalité et diverses communes > CCRN - Com Com de Nozay > CCRN - 2016-2017 > Déchets : optimiser les coûts

Déchets : optimiser les coûts

Ecrit le 22 mars 2017

 Le rythme de la collecte

Afin d’optimiser les coûts et d’encourager les bonnes pratiques du tri sélectif, les élus de la Communauté de Communes de la Région de Nozay ont décidé au Conseil Communautaire du 7 décembre 2016 de modifier le rythme de la collecte des déchets ménagers.

La baisse du taux de présentation des bacs à collecter (76% des habitants présentent leurs bacs une fois par mois) et l’augmentation des dépôts dans les colonnes de tri et en déchèterie traduisent l’engagement de chacun quant au tri sélectif et à la réduction des déchets ménagers. Parce que les efforts collectifs pour la protection de l’environnement sont toujours fructueux, cela permet à la collectivité de diminuer les passages de la benne de collecte et de réduire les coûts du service de 48 000€ (à tonnage constant) et les forfaits des habitants.

Aussi, à partir du 1er avril 2017, la benne de collecte passera dans les communes tous les 15 jours, exception faite pour les établissements recevant du public et les gros producteurs professionnels.

Les circuits de collecte seront découpés différemment afin d’optimiser davantage les trajets.

Les zones et les jours de collecte par commune sont disponibles dans les mairies, à la Communauté de Communes de la Région de Nozay, et sur le site internet www.cc-nozay.fr.

Une ouverture élargie de la déchèterie

Afin de donner plus de possibilités aux habitants d’accéder à la déchèterie de l’Oseraye à Puceul, celle-ci élargit ses horaires d’ouverture. Elle sera ouverte tous les après-midis de 14 à 18h, sauf le dimanche. Et le samedi 9h-12h et 14-18h.

Quelques chiffres

Entre 2012 et 2015 : 20% de baisse de collecte des déchets ménagers et 18% d’augmentation de tri sélectif dans les colonnes de tri.

En 2016 : 1 593 tonnes de déchets ménagers collectés dont 70 tonnes de dépôts sauvages, soit 4,4% des tonnages, et 4,5 kg par habitant.

Les dépôts sauvages coûtent à la collectivité 27 000€ de collecte et de traitement.

L’amende encourue pour les dépôts sauvages est de 68€.

Combien ça coûte ? Selon les bacs :

120 litres : 114 €/an + 3 € la levée suppl.
240 litres : 151 €/an + 6 € la levée suppl.
340 litres : 182 €/an + 9 € la levée suppl.
750 litres : 264 €/an + 20 € la levée suppl.

Ainsi, par exemple, le tarif d’enlèvement est de 9,5 €/mois pour une poubelle de 120 litres ramassée tous les 15 jours.


Ecrit le 22 mars 2017

 Déchets et Economie circulaire

Selon Le Journal de l’environnement, le Parlement européen a adopté, le 14 mars en session plénière, quatre rapports réformant les directives sur les déchets. Il s’agit de la directive-cadre de 2008, la directive sur les emballages, les véhicules hors d’usage et les déchets électriques et électroniques (DEEE). L’objectif : 70% de recyclage des déchets communaux en 2030. En comparaison, ce taux s’élève aujourd’hui à 44% environ dans l’Union Européenne, selon Eurostat.

Ce nouvel objectif comprend 5% de préparation au réemploi, et est complété par un objectif plus ambitieux de 80% de recyclage des déchets d’emballages en 2030. Le papier, carton, plastique, verre, métal et bois sont concernés.

Surtout, les eurodéputés ont validé le principe d’une harmonisation de la méthode de calcul du taux de recyclage au sein de l’UE. Une demande formulée depuis longtemps par les associations. En France, par exemple, toutes les matières entrant dans un centre de tri sont comptabilisées par l’Ademe, sans que les erreurs de tri ne soient prises en compte. Ce qui a tendance à gonfler les chiffres. 

5% d’enfouissement

La mise en décharge sera plafonnée à 5% des déchets communaux en 2030. « Des exemptions ont toutefois été prévues dans les pays où l’enfouissement représente encore plus de trois quarts des déchets municipaux. Ceux-ci bénéficient d’un délai supplémentaire de cinq ans », a nuancé la rapporteure Simona Bonafè, lors d’une conférence de presse. (c’est le cas en Chypre, Malte, Croatie, Grèce, Lettonie).

« Les besoins en matières premières de l’économie mondiale pourraient augmenter de 50 % au cours des 15 prochaines années. Pour inverser la tendance, nous devons passer à un modèle de développement circulaire », a ajouté la parlementaire.

 Impasse sur le gaspillage

Ces rapports visent également la mise en place de collectes séparées pour les biodéchets, les huiles usagées et les déchets textiles, ainsi que de taxes incitatives pour réduire l’enfouissement et l’incinération.

Pour le gaspillage alimentaire, l’objectif de réduction de 50% devra être atteint en 2030 (il faut rappeler que le Parlement visait déjà à l’atteindre dès 2025). « Le problème majeur, c’est qu’aucune méthodologie n’a été définie au niveau européen pour calculer ce taux de gaspillage ». 89 millions de tonnes d’aliments encore consommables sont jetés chaque année en Europe.

Regrets : cette réforme se contente de cibler les déchets communaux, ce qui ne représente que 10% des tonnages annuels de déchets produits dans l’UE...