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Accueil > Châteaubriant > Commerce-artisanat > Commerce : action en péril

Commerce : action en péril

(écrit le 7 février 2002)

 Association ACTION

Réunion des commerçants de l’association ACTION, mardi 29 janvier 2002. Il y avait 23 présents sur quelque 80 adhérents, pour un bilan d’activité largement agrémenté par un film réalisé par CLA 9 (télévision municipale). Le plus étonnant a été l’absence à cette réunion du trésorier de l’association et du commissaire aux comptes. Mais tout le monde a voté sans poser de questions.

Une étrange opération

Il y a eu un peu plus de discussion au moment de l’annonce de l’opération « le sportif du mois » ou « Coups d’éclats sportifs ». La municipalité a souhaité faire sa publicité régulièrement en récompensant tous les mois un sportif valeureux et tous les ans un super-sportif (Ca donnera peut-être leur chance aux joueurs de palets !).A la clé : 150 € (1000 F environ) pour le sportif et autant pour son club, les 300 € étant payés par ACTION. Cela fait environ 26 000 F dans l’année. Surprise générale : la Présidente a dit n’être pas au courant de cette opération (pourtant journalisée le mardi 29 janvier 2002), les membres du bureau pas au courant non plus, le trésorier n’était pas là, et il paraît que les finances d’ACTION ne sont pas mirobolantes. De plus, cette action est faite paraît-il « en partenariat avec Ouest-France, Presse-Océan », ce qui a surpris les journalistes qui n’étaient pas au courant non plus. Voilà l’histoire : c’est un membre du bureau d’ACTION qui a pris l’affaire sous sa perruque (et est allé remettre les premiers chèques à deux sportifs, ou plutôt n’a rien remis du tout ... puisque l’association n’était pas au courant !)

L’affaire est cependant lancée, les commerçants vont devoir casquer ! En quelque sorte ils ont été piégés ! A moins que le futur bureau d’ACTION ne « marche » pas dans la manigance .

Qui ce sera ?

L’assemblée a procédé au renouvellement de son Conseil d’Administration. Le responsable de « Castel Pub » qui souhaitait être président n’a pas été élu. Il est question de porter à la présidence le commerçant qui gère le magasin Singer, place de l’église. (on saura cela le 5 février). Quant à Mme Arlette Léauté, elle ne souhaitait pas reconduire sa candidature parce que ... elle va prendre la présidence du Rotary-Club de Châteaubriant, parrainée en cela par le « Ministre du Commerce » de la Ville, Dominique Flatet.

Ces questions de procédure et de finances mises à part, il n’a guère été question de relance du commerce castelbriantais (à part les traditionnelles braderies qui ne sortent pas de l’ordinaire). L’opération « Cœur de Pays » qui a été menée avec la municipalité précédente, et qui s’est déroulée de façon exemplaire, (avec des subventions importantes) pourra peut-être être reconduite s’il y a une volonté forte de l’association des commerçants et de la nouvelle municipalité.

A part ça, circulation, stationnement, pas de problème, tout va bien. Il n’y a que les clients qui râlent de voir les rues piétonnes encombrées, la rue Aristide Briand engorgée et la Place de la Motte squattée par les voitures ventouses. A propos, des commerçants de la Place de la Motte réclament un peu de stationnement payant, par exemple entre le Cour des Halles et le Four Banal. Faudra-t-il qu’ils attendent les aménagements qui seront réalisés, plus tard, dans le cadre du contrat « ville moyenne » ?


 Commerçants :
Mardi ça chauffait
Mercredi ça baignait

Comme nous l’annoncions la semaine dernière, c’est bien M. MAGAN, directeur du magasin Singer qui prend la Présidence d’ACTION (association des commerçants) assisté d’une vice-présidente, Mme Aline Gaigeard, d’une secrétaire Mme Roselyne Chauveau et d’un trésorier M. François Bredow. Au départ, lors de la réunion du 5 février, il y avait un deuxième vice-président mais il a donné sa démission aussitôt élu car ça a chauffé à cette réunion, toujours à propos de l’opération « éclats sportifs ».

Il s’avère que les commerçants d’ACTION estiment avoir été mal informés par la municipalité dans cette affaire. Selon eux, la municipalité aurait voulu imposer à ACTION le versement de quelque 300 € par mois, (soit 2000 F environ), plus un « super-sportif » par an qui en réalité n’était pas UN « super-sportif » mais TROIS (puisqu’il y a trois marches sur un podium). Cela augmentait la participation financière demandée à ACTION, d’autant plus que ACTION aurait dû payer aussi des frais annexes (vin d’honneur, etc). Les commerçants ont eu l’impression d’être piégés et n’ont accepté, pour l’instant, que de verser 2600 € environ soit la moitié de ce qu’espérait la municipalité. Un commerçant a eu cette formule : « la municipalité nous écoute mais n’en fait qu’à sa tête et nous tire dans le dos ».

Le deuxième vice-président, mis en cause dans cette affaire, que quelqu’un a qualifié « d’entourloupe de la mairie », a donné sa démission. Puis il est retourné le lendemain reprendre sa démission. Et on ne sait pas ce que ça va faire.

La même « affaire » a été présentée de façon très différente le lendemain à l’assemblée générale de l’Office Municipal des Sports. Selon Maurice Deniaud, adjoint aux sports, tout baigne : l’idée du « sportif du mois » serait venue de deux chroniqueurs sportifs de l’Eclaireur et Presse-Océan, auquel se serait rallié celui de Ouest-France. Ces journalistes sportifs seraient allés en parler à la municipalité et se seraient chargés de trouver un financement auprès de ACTION ; « Il n’y a aucun problème. L’idée a beaucoup plu   à ACTION » a dit Maurice Deniaud. Ah bon ?

Bref les versions sont différentes. Mais une chose est sûre : les premiers chèques à verser aux premiers lauréats sportifs n’ont pas été versés et ACTION a jusqu’à la fin de l’année pour les verser ... si elle le peut et si elle le veut. Bref c’est mal emmanché. L’année commence mal !

A part ça, en privé, les commerçants s’inquiètent de la nonchalance de la municipalité, en particulier en matière de stationnement. C’est l’anarchie la plus complète, et un peu de stationnement payant, qui rendrait service à tout le monde, n’est pas encore envisagé place de la Motte.

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(écrit le 6 mars 2002)

Au pied ! Obéissez !

Lundi 25 février 2002, l’ancienne présidente de l’association des commerçants, Mme Arlette Léautey, et le nouveau président M. Tanguy Magand, ont été reçus à la mairie de Châteaubriant

A leur grande surprise, c’est une douche froide qui les attendait : le maire, très en colère, leur a dit qu’il exigeait qu’ACTION paie chaque mois la somme qui sera attribuée au sportif du mois et à son club (environ 300 € par mois). Il n’y a pas eu à discuter ! Obéissez !

Le bureau d’ACTION va se réunir pour en discuter prochainement et une rencontre plus globale du bureau avec la mairie est prévue pour le 11 mars. Les choses commencent mal !

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(écrit le 19 mars 2002) :

Enc...

Commerçants : nous avons expliqué comment les commerçants ont été mis devant le fait accompli par la mairie de Châteaubriant qui leur a imposé de verser environ 300 € par mois pour récompenser des sportifs et leur club. Ceci a provoqué leur colère et une rencontre était prévue en mairie le 11 mars 2002. Et là, contrairement à toute attente, le nouveau Président, M. Tanguy Magand (Singer) a mis les pouces, proposant de lui-même 200 € par mois, sans poser aucune condition. « Nous avons été manipulés. Le maire savait déjà que nous proposerions 200 € puisqu’il a dit qu’il avait un autre partenaire pour 100 €. Nous ne voulions pas refuser le dialogue, nous voulions discuter, être écoutés. Et là nous avons tout perdu sans combattre » nous a dit un membre d’ACTION. Ce n’est pas comme ça que l’association, déjà pas nombreuse, va pouvoir recruter des adhérents et être une force de proposition. Comme dit un autre membre d’Action : « la nouvelle municipalité nous méprise et nous enc... ». Il y en a qui l’ont bien voulu.


(écrit le 25 juin 2002) :

Boule de gomme

Ou bien les élus ne sont pas au courant ou bien ils n’ont pas voulu le dire : le bâtiment de la rue du 8 mai, d’une surface de vente de 769,60 m2 était prévu pour faire un commerce alimentaire du type « discount », sous l’enseigne Aldi Marché. Il a été refusé à l’unanimité des élus et des consommateurs le 30 avril 2002. M. Flatet était à cette réunion. Il n’en a pas informé le 1er adjoint ? En tout cas, la construction du bâtiment se poursuit et on ne sait pas ce qu’il y aura dedans. Mystère ... et boule de gomme.

Ce magasin n’est toujours pas ouvert le 10 août 2002 et on ne sait toujours pas de quoi il s’agit

(ndlr : ce fut finalement un commerce discount : ALDI)


Ecrit le 18 juin 2008

 Une braderie et 42 brebis galeuses

Dans un communiqué, la CFDT se déclare hostile à l’ouverture des magasins le dimanche :

« Le Maire de Châteaubriant autorise le déroulement de la braderie de juin le samedi 14 et dimanche 15 juin, et ceci comme à son habitude sans concertation avec les syndicats de salariés.

La CFDT dénonce un nouveau passage en force de la municipalité et regrette que les commerçants ne s’inquiètent pas de la vie de famille des salariés concernés par ces ouvertures. La CFDT invite les Castelbriantais à flâner dans notre belle ville pour cette journée de Fête des Pères mais sans faire d’achats le jour du repos dominical afin de décourager ces commerçants qui pensent que le pouvoir d’achat est en hausse.

Le travail le dimanche signe la mort du « vivre ensemble ». »

°°°

Parallèlement un groupe de commerçants, (42 signataires) que le responsable de l’association professionnelle ACTION qualifie de « brebis galeuses » a souhaité faire la braderie le vendredi 13 et le samedi 14, et a contesté le prix, élevé à ses yeux, de la participation financière demandée. Bref, ça brade à Châteaubriant ! Et le temps gris du dimanche matin n’a pas calmé les esprits.


Ecrit le 2 juillet 2008

 Commerce : Le maire brade l’Action

La braderie de Châteaubriant, en ce mois de juin 2008, restera dans les annales. En effet il existe une association nommée « ACTION » fédérant environ 200 commerçants à certaines occasions. Lors de la réunion préparatoire à la braderie, le 28 mars, les 44 adhérents présents ont décidé, à l’unanimité, de faire la braderie les samedi 14 et dimanche 15 juin, d’une part pour faire des affaires et d’autre part pour créer une animation festive en ville. Avec l’idée de revenir aux braderies costumées d’antan et de créer des rendez-vous populaires annuels.

Cette animation attire « des camelots » … ce qui n’a pas plu   à une quarantaine de commerçants du centre-ville, non adhérents d’ACTION pour la plupart, disant « Nous sommes noyés dans la masse , c’est un marché !! Plus la braderie !! » et réclamant que la braderie ait lieu le vendredi et le samedi, le vendredi étant réservé « uniquement à nous commerçants du Centre Ville ».

Leur lettre adressée au Président de ACTION (M. Magand) et envoyée au maire de Châteaubriant, disait « Merci d’être à notre écoute et de réaliser nos souhaits, sinon …. ». Le Maire, prêt à tout et à n’importe quoi pour glaner des voix a donc décidé que la braderie aurait lieu les vendredi, samedi et dimanche et a fait barrer les rues en conséquence, désavouant ainsi la décision prise par ACTION, à l’unanimité.

Des commerçants ont donc bradé le vendredi. C’était pas la grande foule, c’était plutôt tristounet, comme d’habitude. Le dimanche, en revanche, il y avait plein de monde en ville et et une quinzaine de protestataires (sur 40), qui initialement ne voulaient pas ouvrir le dimanche, ont ouvert pour profiter de l’aubaine.

Fâché des agissements foireux du maire, le Président d’ACTION (qui est pourtant son copain), a démissionné dans les jours qui ont suivi, quittant aussi une douzaine de commissions auxquelles il appartenait. Le Conseil d’Administration de ACTION a démissionné aussi.

ACTION existe depuis 12 ans, ce qui est déjà une belle longévité quand on sait qu’un groupement de commerçants a bien du mal à tenir à Châteaubriant. Une réunion est fixée au 10 juillet pour élire un nouveau conseil d’administration (si possible) et décider de la suite.

Eclats de sportifs : voir page 1789