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Mal-être adolescent,Une histoire de climat

Ecrit le 26 avril 2017

Bien-être, intermédiaire, mal-être : trois registres pour évaluer la santé mentale. Globalement les adolescents français vont bien, surtout les garçons. Outre le genre, le niveau social des parents et la stabilité de la cellule familiale jouent également en faveur de ce sentiment de bien-être. Les adolescents qui expriment un mal-être sont deux fois plus nombreux que les autres à appartenir aux classes sociales détenant les revenus les plus bas.

Un autre élément joue fortement dans le sentiment de bien-être ou de mal-être des adolescents. C’est ce qu’Enguerrand du Roscöat désigne sous le terme de « soutien social perçu ». Par soutien social, « on entend tout un ensemble de points allant de l’affection au soutien dans l’aide à la décision », a expliqué Enguerrand du Roscoät.

Il a décliné ce soutien social en deux catégories : le soutien social des familles, et le soutien social des pairs. Or, c’est lorsque se cumulent le sentiment de faible soutien familial et le sentiment de faible soutien des pairs que le nombre de collégiens se sentant déprimés décolle.

Les travaux présentés montrent des disparités importantes en fonction des catégories sociales et professionnelles, mais aussi, entre les sexes. Si le mal-être des garçons prend des formes externes comme la violence, les filles retournent plus facilement la violence contre elles, obéissant à des préceptes sociaux plus ou moins affichés.

A l’intérieur de nos institutions « perdurent des dynamiques qui reproduisent la domination du masculin sur le féminin. En matière d’éducation, l’argent public va majoritairement vers des filières réservées aux garçons au détriment des activités »dites« féminines » a dit Sylvie Ayral.

Dans un tout autre domaine, celui de l’inclusion des élèves handicapés, la loi de 2005 a fait décoller le nombre de jeunes en situation de handicap, sans que « grand-monde ne se pose la question de la qualité de cette intégration », a rappelé Emmanuelle Godeau.

L’originalité du questionnement tient d’abord dans une approche fondée, là encore, sur la façon dont les jeunes perçoivent le collège. Elle tient ensuite dans la façon dont ces collégiens perçoivent le climat scolaire.

Or, l’étude menée auprès des élèves scolarisés en ULIS, c’est-à-dire, en sections spécialisées, montre que plus de 40% d’entre eux rapportent avoir été victimes d’actes de harcèlement. Environ 80% d’entre eux signalent des moqueries, un sur deux des violences, un sur dix du racket ou du harcèlement dans un registre sexuel – respectivement 11,1 et 10,7%.

Enfin l’enquête démontre que de fortes inégalités demeurent au sein de la population de collégiens en situation de handicap, questionnant la réalité des politiques universelles d’inclusion.

Source : voir le site frama.link/ados