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Mée-disances du 21 juin 2017

Ecrit le 21 juin 2017

 Covfefe

L’Obs du 12/06 : Mike Quigley, élu démocrate de l’Etat de l’Illinois à la Chambre des représentants, aux USA, a déposé un texte intitulé « Communications Over Various Feeds Electronically for Engagement » ou « COVFEFE » en disant : « Si le président utilise les réseaux sociaux pour faire des déclarations soudaines de politique publique, nous devons nous assurer que ces déclarations soient recensées et conservées comme référence future. Les tweets sont puissants, et le président doit être tenu pour responsable de chacun d’eux », fait-il valoir.

L’élu veut s’assurer notamment que soient archivés les tweets du compte personnel @realDonaldTrump au même titre que ceux du compte officiel @POTUS.

L’expression « covfefe » utilisée par Donald Trump dans un tweet le 31 mai avait suscité interrogations et sarcasmes, les exégètes suggérant que le dirigeant avait simplement fait une faute de frappe et voulait écrire « coverage », ou « couverture » en français, pour dénoncer à nouveau la presse. « Malgré la covfefe de presse constamment négative », avait-il écrit peu après minuit ce jour-là.

Le mystère s’était même épaissi quand le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait déclaré : « Le président et un petit groupe de gens savent exactement ce qu’il voulait dire. »

Après la nuit, le tweet avait été effacé et suivi d’un autre, ironique : « Qui peut trouver la vraie signification de covfefe ??? Amusez-vous ! »

 Docteur Diesel

L’Obs du14/06 : « Je ne pense pas [...] que le fait d’être exposé à une pollution ambiante, comme on en a dans des villes comme Paris, prédispose au cancer du poumon. » Ces propos franchement rassurants sur la qualité de l’air de nos villes, tenus le 1er mars 2016 dans l’émission de France 5 « Allô Docteurs » n’émanent pas de n’importe qui : le professeur Michel Aubier était alors chef du service de pneumologie de l’hôpital Bichat, à Paris.

Sauf que ce n’était pas le seul travail de ce médecin de 69 ans, aujourd’hui retraité : depuis 1997, il officiait aussi en qualité de « médecin-conseil de la direction générale » du groupe Total. Et c’est pour ne pas avoir déclaré ce lien économique avec le pétrolier que le pneumologue est jugé ce mercredi 14 juin au Tribunal de grande instance de Paris.

Lors d’une audition devant une commission d’enquête sénatoriale sur la pollution de l’air, en 2015, après avoir prêté serment de dire « toute la vérité, rien que la vérité », Aubier a répondu par la négative à la question du président : « Pourriez-vous également nous indiquer les liens d’intérêts que vous pouvez avoir avec les acteurs économiques ? » Un « témoignage mensonger » selon le Sénat, qui s’est porté partie civile avec deux ONG environnementales, Générations Futures et Ecologie sans Frontières, et pour lequel il encourt cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. […].

L’avocat du pneumologue a demandé la relaxe. Selon lui, les fonctions qu’il exerçait auprès de Total, et qui lui ont rapporté 99.000 euros en 2012 et plus de 100.000 euros par an en 2013 et 2014, ne constituent en rien un conflit d’intérêts : « Le professeur Aubier exerçait la fonction de médecin du travail, sans rapport donc avec l’activité industrielle de Total. Cela n’a pas influencé son travail ! »

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 La reine boit

Elle.fr du 28/06 : Elle du 28/06 : A 90 ans, la reine d’Angleterre a une santé de fer. Après plus de soixante ans de règne, Elizabeth II est toujours en grande forme, et court les événements mondains. Selon « Business Insider », la monarque n’a pourtant pas levé le pied sur sa consommation d’alcool. Grande amatrice de gin, elle boit chaque jour, avant de déjeuner, un gin avec du Dubonnet, un vermouth, avec du citron et des glaçons. Puis à table, la reine s’offre un verre de vin. S’arrête-t-elle là ? Non, la journée n’est pas finie.

Dans la soirée, la reine boit un Martini sec, et avant de se coucher, une coupe de champagne ! Ajoutez à ce cocktail les verres qu’on peut lui offrir lors de ses dîners de gala ou autres, et Elizabeth II monte rapidement à 42 unités d’alcool par semaine ! Une descente surprenante, mais qui ne représente que la moitié de celle de sa mère, la Reine mère, connue pour son amour du gin, et qui a vécu jusqu’à l’âge de 101 ans.

 Chantage aux indemnités

Ouest-France.fr’ du 09/06 : Trois ex-élus du Front national en région PACA assignent leur parti en justice pour « chantage » aux indemnités. Ils reprochent au parti de leur avoir ponctionné plus de 30 000 € chacun, entre 2010 et 2015. Pour pouvoir se présenter aux élections, les candidats ont en effet dû signer « un engagement moral et politique » par lequel ils s’engageaient « de façon irrévocable » à « respecter les engagements financiers contractés à l’égard du mouvement ».

Laurent Comas confirme à l’AFP avoir versé « 530 € par mois sur ses indemnités, soit 30 % ». L’ancien secrétaire départemental FN   des Bouches-du-Rhône fustige un FN   qui « rackette les élus » et confirme avoir dû signer cet engagement « sous peine de ne pas être investi », dénonçant « une forme de chantage ». Il estime que le système est « toujours d’actualité ».

« La principale motivation du FN  , c’est le pognon », a-t-il ajouté, accusant le FN   de « ne pas choisir leurs élus en fonction de leurs compétences mais de prendre ceux qui ont accepté le chantage ».

Quelques mois avant cette assignation, les trois ex-conseillers régionaux avaient fait partie d’un groupe de frondeurs dénonçant l’exclusion de Jean-Marie Le Pen du FN  . Lydia Schenardi et Laurent Comas ont par la suite été candidats aux élections régionales sur les listes de Jacques Bompard, président de la Ligue du Sud, un mouvement d’extrême droite implanté dans le Vaucluse.

 Surpoids

Libération.fr du 12/06 : 39% d’adultes en surpoids dans le monde. Tel est le constat alarmant de l’Organisation mondiale de la santé. Le chiffre a doublé en moins de trente-cinq ans. Dans un rapport publié en juin, l’OMS note ainsi qu’1,9 milliard de personnes de plus de 18 ans étaient en surcharge pondérale en 2014 et 600 millions présentaient une obésité. […] L’excès adipeux n’est plus l’apanage des pays riches mais concerne également les pays au PIB plus modéré ou faible.

L’ingurgitation régulière d’aliments hautement caloriques, riches en lipides et glucides, corrélée à un manque d’activité physique sont les principales causes du phénomène. Et les conséquences sont multiples : maladies cardiovasculaires, troubles osseux ou certains cancers gynécologiques ou digestifs. Les enfants ne sont pas épargnés : 41 millions des moins de 5 ans sont également en surpoids.

Et l’obésité infantile accroît les risques de développer un problème de santé comme les troubles respiratoires ou l’hypertension artérielle et augmente la survenue de fractures. Un excès de poids majeur dans l’enfance induit également une diminution de la durée de vie, selon l’OMS.

La morbidité liée au surpoids est évitable.
Un environnement plus sain peut en effet inciter les populations à revoir leurs habitudes de vie et prévenir les maladies qui découlent d’un poids excessif. L’OMS a donc adopté une stratégie mondiale de lutte en faveur de l’alimentation, l’exercice physique et la santé dès 2014.

L’objectif du plan est de réduire le taux de prévalence de l’obésité au niveau de 2010 d’ici 2025. Le surpoids et ses corollaires sont bel et bien un problème de santé publique. La France a emboîté le pas à l’OMS et autorise, depuis mars dernier, les médecins à prescrire des activités sportives à leurs patients.