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Méca-Atlantique : oser prendre des risques

Ecrit le 23 mai 2007

 Chef d’entreprise à 29 ans

Cela fait des années que La Mée sollicitait une rencontre avec Patrick Carcouët, PDG de Méca-Atlantique à Châteaubriant. Il a enfin accepté, non pour se mettre en valeur mais pour défendre le métier qu’il aime : la métallurgie.

1975-1986 : Patrick Carcoüet est salarié chez Huard. Le licenciement massif de 1986 lui donne l’occasion de se lancer. « Jean Huard m’a vendu des machines disponibles à des prix intéressants et m’a fourni du travail. Je me suis installé travaillais seul à l’époque dans un petit atelier de 130 m2 ». Dans les 6 mois qui ont suivi, Patrick Carcouët a pu embaucher trois des licenciés Huard et 3 autres salariés.

1990, le bâtiment était trop petit. C’est alors que la mairie de Noyal-sur-Brutz a créé sa zone d’activité au lieu-dit L’espérance. « J’ai donc pu m’étendre sur 900 m2 et prendre le nom : Méca 2000, la mécanique de l’an 2000 ».

« 1993, nous avons acquis une fraiseuse à commandes numériques, avec une tête 2 x 3600 positions. Nous étions les premiers en France. Cela nous a ouvert de nouveaux marchés. Nous avons pu prouver que nous allions de l’avant, que nous fabriquions des pièces plus techniques, plus précises ». En 1998 l’entreprise comptait 18 personnes avec un certain nombre de salariés formés sur place.

Patrick Carcouët avec un capteur d’o

Et puis, de nouveau, l’entreprise a été bloquée par l’espace. « Nous avons procédé à une extension et en l’an 2000 Méca-2000 a inauguré ses 2000 m2. Hasard des chiffres »... sauf qu’il a fallu changer de nom car, lors de l’ouverture d’un site internet en 1998, « nous avons découvert qu’il existait, avant nous, une autre entreprise appelée Méca 2000. Nous avons alors adopté Méca Atlantique ». En 2001, l’entreprise a encore investi dans du nouveau matériel et a entrepris les démarches pour sa reconnaissance « Iso 9001 ».

 J’ai honte pour eux

Tout allait bien.... Mais en 2003, Méca Atlantique se trouve confrontée à quatre dépôts de bilan dont Péguform, Focast, Inoxydable de l’Ouest. « Nous avons alors perdu 35 % de notre carnet de commandes, en plus d’une perte sèche de 120 000 euros ». Malchance supplémentaire : c’est la période où Patrick Carcoët a investi près de 750 000 € en prévision d’une commande prévue pour janvier 2004 ... mais qui a pris du retard et n’a été effective qu’en mars 2005.

« Ce n’était pas catastrophique, puisque nos charges financières liées à la construction devaient tomber en 2005. Mais les partenaires financiers n’ont pas suivi, j’en ai honte pour eux, alors même que nous avions fait nos preuves depuis plus de 15 ans ». Patrick Carcouët a donc dû se résigner à demander un redressement judiciaire « technique » en mai 2005. L’avantage : geler les dettes et en étaler le remboursement sur une dizaine d’années, avec en quelque sorte un intérêt à 0 %.
C’est un avantage pour l’entreprise ... mais cela peut avoir des conséquences non négligeables sur les fournisseurs en aval !

« Les salariés de Méca-Atlantique se sont motivés, et nous avons retrouvé nos clients et une croissance importante ».

Actuellement l’entreprise compte 27 salariés dont 3 femmes. Elle embauche. « Lors des visites organisées en commun avec l’ANPE et l’ASSEDIC nous avons pu repérer un chômeur de 56 ans qui ne demandait qu’à travailler. Dès le lendemain nous l’avons embauché par le biais de l’intérim. Nous pensons qu’il va pouvoir bénéficier rapidement d’un contrat CDI »

 Des jeunes

Patrick Carcouët est l’un des initiateurs des opérations de promotion de la métallurgie castelbriantaise, et un ardent défenseur du Lycée Etienne Lenoir. « Il y a 30 ans, il y avait encore deux classes de 25-30 élèves dans les métiers de la métallurgie. Cette année il n’y a plus que 11 élèves. Nous nous battons pour conserver ce lycée professionnel qui est capital pour notre développement ».

« BEP, Bac Pro, BTS par alternance, nous sommes prêts à aider à la formation des jeunes, et à les embaucher, après 2-3 mois d’intérim, pas plus. Il faut trois ans en entreprise, après la formation scolaire, pour être un bon professionnel ». « Cette année nous aurons formé une dizaine de personnes »

L’entreprise recrute essentiellement sur le Pays de Châteaubriant  . « Nous avions des candidats venant de plus loin, mais ils ont renoncé, en raison des problèmes d’accès ».

 La vitrine aux trésors

Patrick Carcouêt a une histoire pour chacune des pièces de sa vitrine aux trésors : la toute petite vis pour les ciseaux, la pièce unique fabriquée spécialement pour une machine agricole ancienne, le tournevis-taraudeur fabriqué spécialement pour le docteur Docteur Surer (chirurgien orthopédique à Châteaubriant) et un instrument de mesure des angles que fait un membre brisé avec la normale, un capteur d’ondes et des éléments d’antenne de radar.

Un élément d’antenne de r

Acier, Aluminium, Inox, Bronze, Laiton, Fonte, Plastique, Titane, Inconel : Méca Atlantique fabrique des pièces pour l’aéronautique (A 380), le ferroviaire (TTGV, TGV à très grande vitesse, TGV Chine) et le militaire (antennes de radar et lance-missiles). Des pièces où il faut enlever de la matière première, découper et perforer. La recherche des clients se fait par des salons de la sous-traitance et surtout par le bouche-à-oreille.

Depuis moins d’un an les plans des pièces arrivent à Méca Atlantic par l’ADSL  . « Mais il nous faudrait encore un plus haut débit » dit P. Carcouët.

meca-atlantique@wanadoo.fr - 02 40 28 23 63

 Innotrans

Méca-Atlantique au salon Innotrans

 

BP  

 

Note du 8 avril 2009

 Industrie : Méca-Atlantique

La société Méca-Atlantique (Noyal sur Brutz) a un projet d’extension de 970 000 €uros et pense créer 6 à 8 emplois dont 2 pourraient être occupés par des salariés issus de publics prioritaires (RMI par exemple). Le Conseil Général lui accorde une subvention de 107 395 € (aide à la pierre) et une autre subvention (de 10 000 à 27 000 €) pour la création d’emplois prioritaires.