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La rentrée, comme un marronnier

Ecrit le 19 septembre 2017

Bonjour, voilà que La Mée continue dans la défense et l’illustration de la langue française, en disant que : la rentrée est un marronnier ! Non, il ne s’agit pas de cet arbre magnifique, ornant autrefois les cours des écoles, laissant échapper des marrons colorés et luisants, pourvoyeurs de jeux, d’histoires et de rêves. Il ne s’agit pas non plus des marrons glacés des fêtes de fin d’année. Il s’agit seulement d’un de ces sujets journalistiques qu’on rencontre chaque année périodiquement.

Pourquoi un marronnier ? C’est la référence au « marronnier du 20 mars » qui se trouvait à Paris sur les Champs Elysées et qui fleurit précocement le 20 mars 1811 le jour de la naissance de Napoléon II, fils de Napoléon et de Marie-Louise. On dit que ce marronnier devait sa vitalité à un épisode tragique de la révolution française, en août 1792 : les 950 gardes suisses fidèles au roi, massacrés, furent enterrés là. Et puis, souvenez-vous, 20 mars 1815, Napoléon, de retour de l’Ile d’Elbe, fait son entrée dans Paris. Le marronnier en fut certainement le témoin. Pauvre marronnier : après des années de loyaux services, il fut en butte à la concurrence d’autres marronniers osant fleurir avant lui ! Il mourut en 1911 et fut abattu en novembre 1913.

Les « marronniers » demeurent cependant dans la tradition journalistique française, attirant des lecteurs à certaines périodes de l’année : la Foire de Béré, les cadeaux de Noël, la St Valentin, la fête des mères, les conseils de bronzage, les prix de l’immobilier, la vie sexuelle des Français, les scandales de la gestion des collectivités territoriales, le sacrifice des Poilus, etc. Venons-en donc à la rentrée !

 Deux CP à la Ville aux Roses

Apparemment cette rentrée 2017 s’est plutôt bien déroulée. Le dédoublement des classes de CP (Cours Préparatoire) dans les zones scolaires en difficulté, a plutôt été bien acceptée. Même si, dans certaines écoles, cela alourdit d’autres classes. Même si, ailleurs, cela utilise les remplaçants qui, dans quelques mois, ne pourront suppléer les enseignants malades. La réduction des contrats aidés a provoqué des difficultés dans certaines écoles où la cantine n’a pas pu être mise en place, ou dans les écoles bretonnes Diwan où les enseignements ne seront pas assurés.

A Châteaubriant, l’angoisse liée aux attentats, qu’on a connue en septembre 2016, n’est plus d’actualité. Cependant les précautions demeurent. A l’école de Béré, par exemple, les élèves ont vite été répartis dans les classes et les instituteurs ont emmené les enfants dès 9 h tapantes ! « La rentrée 2017 est sereine » dit Pierre ANDRE, directeur de l’école élémentaire Claude Monet.

Dans cette dernière école, les effectifs auraient justifié, depuis 2 ans, la suppression d’une classe. Cela n’a pas été le cas puisque le quartier est prioritaire pour la politique de la ville. « Nous aurions pu lisser tous les effectifs, alors les classes n’auraient pas dépassé les 20-21 élèves. Mais l’équipe pédagogique a choisi, alors que ce n’était pas une obligation, de faire deux classes de CP, de 14 et 15 élèves. Nous avons aussi conservé notre enseignant surnuméraire : de ce fait il y a trois enseignants pour s’occuper des 29 enfants de CP. Nous espérons ainsi leur apprendre à lire avec succès » dit Pierre ANDRE.

La création des deux classes de 14 et 15 élèves a conduit à mettre davantage d’élèves dans les autres classes. Sans que ce soit une catastrophe puisque les classes les plus chargées, à l’école Claude Monet, sont à 25 élèves en CM2 (Cours moyen deuxième année).

A la maternelle Claude Monet la classe de tout-petits, mise en place l’an dernier avec une quinzaine d’enfants de deux ans, compte encore 16 enfants cette année. Selon la directrice Mireille BELOEIL, le bienfait de cette classe est évident : « les enfants sont entrés sans larmes cette année, ils connaissent déjà les lieux et les codes de l’école ». Un problème demeure à la maternelle RG Cadou où 32 petits se répartissent en deux classes !

Au lycéeGuy Môquet, qui a terminé en juin 2017 sur un conflit entre la direction et les personnels, la rentrée s’est bien passée :
« Pas de dérapage ou de glissade incontrôlée à déplorer ».

 Travaux dans les écoles :

Comme tous les ans, et en concertation avec les directeurs d’écoles primaires, les travaux de préparation pour la rentrée ont été effectués par les services municipaux. Montant des travaux 77 000 € c’est-à-dire moins que les années précédentes :

2012 : 240 468 €
2013 : 105 690 €
2014 : 83 000 € moyenne : 125 600 €
2015 : 85 000 €
2016 : 114 000 €

Ecole maternelle Marcel Viaud : Réfection du plafond
et des murs des sanitaires de la cantine.
Ecole maternelle de Béré : Peinture d’une classe et
création d‘une porte entre une classe et la salle de repos.
Ecole élémentaire de Béré : un présentoir pour les livres.
Ecole maternelle Claude Monet : Réalisation d’un
chevalet ; pose de lino pour les coins regroupements
dans toutes les classes.
Ecole élémentaire Claude Monet et Ecole maternelle RG Cadou : Réfection d’un sol dans une classe.
Ecole élémentaire RG Cadou : peinture des classes et des sanitaires adultes.

 Eco-Ecrans à la framboise

Sensibiliser les élèves aux écogestes : des écrans numériques ont été posés dans les quatre groupes scolaires élémentaires. En partenariat avec l’Éducation Nationale et la société Engie, la Municipalité a mis en place des éco-boards éco-écrans dans les groupes scolaires élémentaires de la ville (Cadou, Béré, Monet, Terrasses) : cette action fait partie de la Convention Terr’innov-Engie. Sur ces écrans, les élèves pourront suivre les consommations d’électricité, de chauffage et d’eau. Des écogestes seront proposés tout au long de l’année scolaire pour réaliser des économies.

Exemple d’écran (photo) :les consommations sont traduites de façon imagée.
Chaleur : équivalent de 733 000 piles depuis le début de l’année
Electricité : équivalent de 647 ampoules depuis le début de l’an.
Eau : équivalent de 244 000 bouteilles depuis le début de l’an.

Framboise : les éco-écrans des écoles fonctionnenet avec un mini-ordinateur appelé Raspberry Framboise, coûtant environ 40 € et dont l’association Alis44110 a parlé bien des fois ! Ca fait plaisir de voir que la municipalité de Châteaubriant passe aux ordinateurs et logiciels libres, même si elle ne l’a pas fait exprès !

 Petite nouvelle et gros costauds

A la maternelle Marcel Viaud, Cécile ROQUES prend cette année la direction. A la maternelle Claude Monet, Mireille BELOEIL fait sa dernière rentrée. Les chers petits sont rentrés tranquillement en maternelle. Mais, comme disent les institutrices, il y a des enfants « costauds », des petits qui, à la maison, sont les rois voire les dictateurs et à qui les parents-adorateurs offrent tout : « il y a pour plus de 800 € de jouets dans sa chambre » dit une maman ! Et il n’est pas rare, quand l’instituteur fait un sondage, de constater que 40 % voire 50 % des petits ont déjà une télévision dans la chambre. ! S’il y avait à Châteaubriant, et ailleurs, une « école des parents » ou des rencontres   destinées aux parents, il y aurait sûrement des choses à re-préciser !

Du côté des enseignants, beaucoup de jeunes ont été affectés au secteur de Châteaubriant, cette année encore, contre leur gré. Certains découvriront qu’ici, globalement, « la circo » est dynamique et « les gamins sont sympas » et que cela compense bien la durée des transports. Chaque année de jeunes enseignants s’installent à Châteaubriant, ce qui donne de la stabilité aux équipes pédagogiques, tandis que c’est le conjoint-e qui fait la route vers Nantes ou Rennes pour travailler.

 Effectifs : sans grands changements

En maternelle, une hausse à l’école Marcel Viaud, maintien ou baisse ailleurs. En tout : 3 élèves de plus.

Dans les classes élémentaires, 9 élèves de plus à Béré et 8 élèves de plus à Nazareth mais maintien ou baisse ailleurs. En tout : 5 élèves de plus.

Ainsi, pour ce qui relève de la ville, nous avons gagné 8 élèves, soit 0,7 %. Pas de quoi crier à une ville en expansion.

Dans les collèges,les 5 élèves supplémentaires de St Joseph ne compensent pas la baisse du Collège de La Ville aux Roses.

Dans les lycées classiques, la hausse est de 28 élèves au lycée Guy Môquet et de 18 au lycée St Joseph. Cela est dû à un apport d’élèves venant de communes extérieures. Et sans doute aussi à de nouvelles propositions éducatives : un baccalauréat STSS (sciences et techniques de la santé et du social) et une option Droit et grands enjeux contemporains pour les Terminales.

Dans les lycées professionnels, hausse de 23 élèves au lycée Etienne Lenoir et baisse ailleurs. Le lycée Etienne Lenoir propose un CAP assistant technique en milieu familial et collectif.

Au total cela fait 5094 élèves (5052 l’an dernier). En y ajoutant l’école d’infirmiers-aide soignants (180), l’école de coiffure (48) et l’institut médico-éducatif (62) cela fait 5384 élèves (5347 l’an dernier), la hausse étant due essentiellement aux lycées.

 TAP – Temps d’activités péri-éducatives

A noter la poursuite des TAP dans les écoles publiques de la Com’Com’   CCCD, avec davantage d’élèves que l’an dernier. Le personnel de service se donne à fond à cette activité et apprécie d’avaoir des relations différentes avec les enfants, même si ce n’est pas toujours évident de faire de la cuisine avec 29 gamins !

 Aides aux familles

Fournitures et crédits scolaires pris en charge par la Ville de Châteaubriant (versés directement aux écoles publiques) :
- 23,65 € par élève pour les classes maternelles
- 36,65 € par élève pour les classes élémentaires.

En complément de ces crédits de fournitures scolaires accordés par élève, la Ville de Châteaubriant attribue les crédits suivants :
- bibliothèque scolaire : 559,40 € par classe
- arbre de Noël : 52,25 € par classe de maternelles
- classes de découverte : 6,35 € par jour et par élève
- projet pédagogique : 3,10 € par élève ou 50 € par classe
ainsi que des crédits de fonctionnement pour la direction, l’affranchissement, l’informatique et les consommables.

Dans le cadre du contrat d’association, la Ville verse une participation annuelle de 565 € par élève domicilié à Châteaubriant et scolarisé dans un établissement catholique de la ville.

Pour les enfants des écoles primaires, le prix de revient d’un repas est de 6,20 €, la ville facture 3,15 € aux enfants habitant Châteaubriant. Les repas comportent 50 % d’éléments bio.

Pour les collégiens et lycéens : la ville attribue un bon d’achat individuel de 26,65€ aux élèves habitant Châteaubriant, scolarisés dans les collèges et lycées publics et catholiques locaux.

 Intégration

Comme l’an dernier, les classes de CAP, 3e et ULIS du Lycée E.Lenoir pourront bénéficier des journées d’intégration organisées par les conseilers d’éducation et les enseignants. Au programme : défis en tout genre, jeux et rallye afin de se rencontrer, se connaître et découvrir l’établissement. Il y a ussi un projet de journée d’intégration à Nantes pour les BTS.

 Exclusion

Au moment où des millions de jeunes font leur rentrée scolaire, où le président de la République et le ministre de l’Education nationale sont filmés au milieu d’écolier.ière.s, un certain nombre de jeunes vont être exclu.e.s de toute forme de scolarisation ou de formation. Parmi eux/elles, des jeunes isolé.e.s (sans famille) qui se voient ainsi refuser l’accès à ce droit fondamental qu’est le droit à l’éducation.

- Pour ceux/celles qui ont moins de 16 ans, la situation devrait pourtant être simple : comme tous les jeunes présent.e.s sur le territoire, quelle que soit leur situation ou celle de leurs parents, les mineur.e.s non accompagné.e.s doivent être scolarisé.e.s et avoir accès à des cursus de formation de droit commun.
- Pour ceux/celles qui ont plus de 16 ans, de nombreux textes ou jurisprudences imposent à l’administration de les faire bénéficier d’une formation et de motiver le refus de scolariser un jeune non soumis à l’obligation scolaire.

Interdit.e.s d’école, ces jeunes se retrouveront dans quelques mois interdit.e.s de papiers. Des associations mènent avec les jeunes concerné-e-s les recours et les démarches d’inscription. Elles font appel à la solidarité pour trouver un hébergement, collecter les fournitures scolaires nécessaires, beaucoup de ces jeunes étant laissé.e.s dans une grande précarité, voire à la rue.

La campagne « Justice pour les jeunes isolé.e.s étranger.e.s » (JU-JIE), qui vient d’être lancée vise à dénoncer avec force le sort de ces jeunes envers lesquels la France ne respecte pas ses obligations, notamment internationales.